Masada – S/T

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Style: screamoAnnee de sortie: 2016Label: I.Corrupt Records

Masada est l’un des projets de John Zorn (accompagné de Joey Baron, Greg Cohen et Dave Douglas), actif entre 1994 et 1997 sous ce nom (trois ans durant lesquels dix albums studio ont été produits), avant d’en changer au fur de la valse des participants. Alors, le premier Masada se serait-il reformé ? Raté, cela n’a rien à voir, il s’agit là d’un homonyme (hommage ?) venant d’Allemagne et officiant dans un emo/screamo à l’ancienne.

Formé en 2014 du côté d’Erlangen, ce Masada-là a signé une première démo prometteuse la même année avant de revenir aujourd’hui avec un debut-album qui confirme ces promesses. Les amateurs de screamo première période du nom seront aux anges en retrouvant des réminiscences d’illustres groupes tels que Saetia, Raien et autres Funeral Diner. L’introductif « uneindeutigkeiten » débute de manière juste incroyable, mélangeant fureur extrême (avec blast quasi black metal) et sensibilité à fleur de peau (à son paroxysme sur le rapide passage chanté en voix claire). (Presque) aucune transition avec « Vier » qui poursuit cette distillation d’emo violence bouleversante tant dans son déversement de rage qu’avec ses larmes au coin des yeux via des trémolos épiques à mi-parcours.

L’album se poursuit sous les mêmes auspices, violence dévastatrice sur fond de cris désespérés (souvent déclamés à vitesse grand V) se voient tempérés par quelques accalmies via des arpèges plus mélodiques (l’intro de « nach aukha », la fin de « untitled 1 ») et quelques voix claires plus subtiles qu’elles n’en ont l’air (« Defeat » ou « Fragments » pendant lequel apparaissent aussi quelques influences post-rock) afin d’aérer un tant soit peu le propos des allemands (on peut aussi noter l’interlude ambient « t-s »).

Ce premier album sans titre aurait très bien pu sortir lorsque la scène screamo était en pleine effervescence il y a de ça dix/quinze ans, peut-être aurait-il pu alors être cité comme référence au même titre qu’un Chaos Is Me, qu’un Document#8 ou qu’un A Retrospective. Bref, un album à ne pas manquer pour tout fan de real screamo qui se respecte.

  1. uneindeutigkeiten
  2. vier
  3. defeat
  4. schwärzester punkt
  5. sandkästen
  6. remains
  7. untitled 1
  8. t-s
  9. nach aukha
  10. fragments
  11. repeat

Bandcamp

beunz

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