Khonsu – The Xun Protectorate

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Style: Metal Extrême FuturisteAnnee de sortie: 2016Label: Jhator Recordings

Khonsu, c’est l’entité de S. Gronbech, qui n’est autre que le frère d’Obsidian Claw, leader de Keep of Kalessin. Le norvégien qui a déjà sorti le très bon Anomalia, il y a plus de 4 ans, sur lequel il était épaulé par Thebon (alors chanteur de Keep of Kalessin) revient avec un Xun Protectorate sur lequel il conserve le côté futuriste mais accentue le côté extrême et les accointances avec le black pour aboutir à une sorte de post black futuriste particulièrement bien fait et encore plus ambitieux (à l’image de la pochette de l’album, assez époustouflante au demeurant).

A noter que Gronbech, seul maître à bord, a procédé à un léger changement de personnel, en ne renouvelant pas Thebon au chant, mais en conviant un dénommé Terje Olsen dit T’ol (qui oeuvrait dans Chton, et les plus méconnus Killing for Company qui ont sorti en 2016 leur premier album, House of Hades), au physique particulier (allez voir les photos promo même si elles ne donnent pas forcément envie d’écouter). Vocalement, l’homme fait très bien le job sur les vocaux agressifs, appuyé qu’il est au chant clair par rien de moins que Rune Folgerø, chanteur d’Atrox et surtout de Manes (comme sur « A Jhator Ascension » ou « The Tragedy of the Awakened One »). Les accointances avec Manes ne s’arrêtent pas là, puisque c’est Torstein Parelius de… Manes qui est crédité pour l’ensemble des paroles de l’album. Pour en terminer avec le sujet du personnel, on notera que comme il l’avait déjà fait sur Anomalia, Gronbech a convié son frangin, Obisidian C., pour venir assurer quelques parties de guitare additionnelles (ne me demandez pas lesquelles exactement, ça ne saute pas forcément aux oreilles).

On pense parfois à un Darkspace beaucoup plus propre sur les passages les plus denses, ailleurs un peu à Arcturus, qui est vraisemblablement une influence manifeste du travail de Gronbech tant dans le côté avant-gardiste que futuriste/stellaire. Pour autant, Khonsu est loin d’être un simple rip-off d’Arcturus, un titre comme « The Observatory » ou « A Dream of Earth » (sur lequel on retrouve quelques bribes de chant féminin) faisant parler par exemple un côté électronique très mis en avant, qu’on retrouve moins chez ses compatriotes. Dans ce qui s’avère au final être un metal prog spatial extrême, le duo n’hésite pas à oser quelques extravagances risquées mais au final payantes : un titre comme « Liberator » qui s’étend sur 9 minutes illustre bien la complexité de l’album, alternance de passages aérés (à grand renfort de cuivres pouet pouet risqués mais payants, ouais!) et d’accélérations blastées purement black qui se termine avec un synthé et un chant théâtral grandiloquent. Le groupe ne verse d’ailleurs pas que dans les titres à rallonge et prouve en effet avec « Visions of Nehaya » qu’il sait aussi balancer des météorites black irrésistibles en moins de 3 minutes.

Globalement quand même, les caractères ambitieux, cinématographico-théâtral et « plein la gueule » de cet opéra spatial peuvent désarçonner aux premières écoutes, mais on s’habitue vite et pour ma part je suis rapidement rentré dans l’univers de Gronbech qui réussit je trouve parfaitement à entraîner l’auditeur durant 53 minutes, denses, riches et au final passionnantes, sans aucun moment de faiblesse véritable (même « Toward the Devouring Light » et ses 12 minutes passe très bien). The Xun Protectorate est encore plus réussi que le premier effort de Khonsu, et fait d’ores et déjà partie des albums marquants de l’année en ce qui me concerne.

Tracklist :
1. Desolation City (prologue) 03:02
2. A Jhator Ascension 05:15
3. The Observatory 05:19
4. Liberator 09:00
5. Death of the Timekeeper 05:20
6. The Tragedy of the Awakened One 06:22
7. Visions of Nehaya 02:47
8. A Dream of Earth 07:50
9. Toward the Devouring Light 11:57
10. The Unremembered (epilogue) 01:12

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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