Bilan 2016 – Krakoukass

Pas de commentaires      1 451
Annee de sortie: 2017

Trêve de blablas, faisons court cette année, pour simplement constater une fois de plus la richesse de cette année 2016 qui s’est achevée il y a peu. Le flot des sorties ne semble pas se tarir, il est donc toujours aussi difficile de suivre en temps réel les sorties, quand on ne se consacre pas à ça à temps complet. La conséquence de cela est double à mon sens : il est impossible d’arriver à un consensus dans l’équipe, et les tops individuels de chacun sont donc souvent assez différents d’une personne à une autre. L’autre impact, c’est qu’on n’a finalement pas encore terminé de découvrir des albums de 2016, et donc, comme c’est finalement un peu vrai chaque année, il s’agit d’un top « à date » qui peut évidemment changer dans les mois à venir.

Voilà en tout cas ce que je retiens personnellement de l’année à ce stade.

Les 3 albums de l’année

EntropiaUfonaut : Dès que j’ai posé mes oreilles sur cet OVNI, j’ai su qu’il serait en très bonne position en fin d’année. Les polonais frappent très fort avec un album de post black aux accents psychédéliques qu’on pourrait rapprocher d’Oranssi Pazuzu, mais en moins ambiant et plus direct.

PerturbatorThe Uncanny Valley : Je ne jurais que par Carpenter Brut jusqu’à cette année où j’ai enfin vraiment accroché à la musique du parisien de Perturbator. Ca tombe bien, James Kent a sorti cette année son meilleur album, de très loin le meilleur album du genre sorti cette année.

BarishiBlood from the Lion’s Mouth : Clairement LA grande découverte de cette année pour ma part. Un groupe génial, qui a sorti en 2016 son deuxième album et qui semble s’amuser à croiser les genres pour se rendre inclassable mais néanmoins toujours passionnant. Le premier album est lui aussi largement de qualité, mais c’est surtout l’EP qui précède cet album et définit le style Barishi, qui est particulièrement excellent, à l’image du nouvel album.

Les autres albums de l’année (sans ordre particulier)

Black PeaksStatues
Porté par un chanteur schizophrène, un album frénétique et inspiré entre math rock, métal, et rock indé. Superbe.
BölzerHero
Le dernier EP du groupe m’avait grandement déçu, il y avait donc de quoi se méfier de cet album tant attendu. Pourtant malgré un style un peu différent, le groupe réussit largement la transformation des espoirs placés en lui. Grand album.
Danny BrownAtrocity Exhibition
Mon album de hip-hop de l’année (je considère volontairement que Run the Jewels 3 est plutôt sorti – au moins physiquement – au début 2017). Danny Brown est clairement à part.
DeftonesGore
J’ai douté comme jamais… Avant de succomber aux charmes toujours aussi subtils déployés par le meilleur groupe du monde.
Devin Townsend ProjectTranscendence
Un retour qui fait bien plaisir après plusieurs sorties qui m’avaient laissées de marbre. Devin est à nouveau touché par la grâce et reprend la main après avoir un peu trop partagé le micro avec Anneke. Formidable réussite.
GojiraMagma
Gojira simplifie un peu son approche, se fait aussi plus contemplatif, mais fait toujours mouche et se montre toujours aussi inspiré même si l’album aurait gagné à être un peu plus long. Le meilleur groupe de métal français et de très très loin.
Grand BlancMémoires Vives
Mon coup de cœur « différent » de l’année. Il est sûr que vous ne retrouverez pas cet album dans beaucoup de tops annuels, car on est très loin du métal, et plus proche d’un mélange entre coldwave et rock/variété française.
HundredsWilderness
La fratrie allemande Hundreds réussit largement son retour, avec un album au moins aussi abouti que le précédent.
KhonsuThe Xun Protectorate
La Norvège au top avec ce deuxième album du frangin d’Obisidian K, pour un métal avant-gardiste passionnant et ambitieux.
Letlive.If I’m the Devil
Un album qui évoque à mon sens le Freedom de Refused soit l’alliance parfaite de l’agressivité et du rock.
MetallicaHardwired… to Self-Destruct
Et ouais. Loin d’être parfait, mais un retour qui fait quand même vachement plaisir.
O’BrotherEndless Light
Un des plus beaux albums de l’année, avec un chanteur surdoué.
OpiaEon
Je l’ai attendu toute l’année cet album d’Opia, qui comble mes attentes et s’avère être un substitut de choix à leurs compatriotes de Karnivool.
PhazmScornful of Icons
Retour fracassant de Pierrick avec son meilleur album sous le nom de Phazm.
Rotting ChristRituals
Un album un peu simple, mais riche en atmosphères et qui, sans pouvoir prétendre égaler les meilleurs albums du combo grec, reste d’un très bon niveau.
SinkArk of Contempt and Anger
Un véritable OMNI qui mérite davantage d’exposition.
The DronesFeelin’ Kinda Free
Encore un OMNI, dans le plus pur style urbain et déglingué des Drones, avec ce petit quelque chose de plus accessible largement bienvenu. « To Think that I Once Loved You », balade de l’année.
Touché AmoréStage Four
Un des albums qui a le plus tourné cette année, et que j’ai longuement hésité à faire intégrer mon Top 3. Pourtant ce groupe ne me parlait pas auparavant, mais Stage Four est mélodique, accrocheur et rageur, en clair irresistible.
Trophy EyesChemical Miracle
Le parfait défouloir pop-punk grungy de l’année.
VredehammerViolator
Le parfait défouloir black death à la norvégienne.

En bonus (ajoutés au Top sur le fil)

KatatoniaThe Fall of Hearts
D’abord un peu indifférent à un album finalement peu différent des précédents, j’ai finalement succombé ces dernières semaines.
WitherscapeThe Northern Sanctuary
Autant le premier album de ce nouveau projet made in Dan Swano ne m’avait pas accroché, autant ce Northern Sanctuary, derrière ces airs un peu « facile » s’avère être au final un bien bel album qui passe bien l’épreuve des semaines.
Helms AleeStillicide
Helms Alee ne déçoivent pas, après un pourtant excellent Sleepwalking Sailors.
Highly SuspectThe Boy Who Died Wolf
Peut-être un poil moins bon que le premier album, The Boy Who Died Wolf n’en est pas moins la confirmation que l’on a bien affaire à de vrais talents, en particulier en la personne du chanteur du groupe, Johnny Stevens.
Balance and ComposureLight We Made
Découvert grâce au camarade Beunz, un album qui marque apparemment un certain apaisement pour le groupe par rapport aux opus passés. Je m’y retrouve complètement!
United FruitEternal Return
Une belle découverte tardive que je dois à un top annuel 2016 paru beaucoup plus tôt que le mien. Un très bon disque de rock indé ça ne se refuse pas.

Les EP de l’année (sans ordre particulier)

Dead CongregationSombre Doom
Les grecs sont toujours bien installés au top du death old school. On en veut plus et vite!
GhostPopestar
L’EP parfait pour compléter un Meliora qui avait justement pour seul défaut d’être un peu court.

Les flops de l’année

Biffy Clyro Ellipsis : Ça c’est tout simplement LA grosse déception de l’année pour moi. D’autant plus que c’était certainement l’album que j’attendais le plus en grand fan du groupe que je suis. La simplification et popisation du son des écossais ne me parle pas du tout. Et puis les compositions sont tout simplement moins inspirées, et l’omniprésence de ballades d’une grande platitude, n’aide pas à adhérer à l’album. Tant pis pour moi.
FallujahDreamless : Rien de honteux ou de mauvais en tant que tel, mais comme disent les québécois, tout cela est bien « plate ». Il ne se passe pas grand chose, l’album est juste simplement moins bon que son excellent prédecesseur.
Opeth Sorceress: J’avais écrit à peu près la même chose, lors de la sortie du précédent album. Sorceress est certainement un très bon album pour qui adhère à la nouvelle orientation du groupe. Ce n’est malheureusement pas mon cas.
VektorTerminal Redux : Un 1/2 flop seulement en réalité, car l’album contient évidemment de très bonnes choses. Mais il est trop long, les morceaux s’étirent parfois au-delà du raisonnable, et l’on finit par s’ennuyer et être obligé de prendre un doliprane pour tenir le coup. Je préfère définitivement le premier album du groupe (Black Future).
Tove LoLady Wood : Là encore un 1/2 flop car même si j’adore cette fille et qu’il y a quelques perles sur cet album (comme « True Disaster », le tube de l’année), il y a trop de morceaux dispensables ou ratés pour que l’album soit réussi au global. Le premier album de la suédoise reste donc très largement au-dessus (surtout dans sa 2ème version, « bleue »).
MeshuggahThe Violent Sleep of Reason : Meshuggah quoi… Sauf que la recette toujours aussi aride finit par lasser. L’album de trop en ce qui me concerne.

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 794 articles sur Eklektik.

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *