Fleshkiller – Awaken

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Style: Death metal technique et lumineuxAnnee de sortie: 2017Label: Indie Recordings

Extol est apparemment une nouvelle fois en sommeil, après un pourtant excellent album de comeback sorti en 2013 et qui n’augurait que du meilleur pour la suite. Cet album aura-t-il un successeur, difficile de le dire aujourd’hui, mais on peut en revanche trouver un remplaçant de choix (et même plus encore) dans cet Awaken, signé Fleshkiller. Car Fleshkiller n’est rien de moins que le nouveau projet de Ole Børud, guitariste norvégien plutôt génial à qui l’on doit certainement beaucoup dans l’originalité d’Extol.

Et pour notre plus grand plaisir, Børud va mettre son savoir-faire à profit de ce nouveau projet qui s’inscrit pleinement dans la continuité d’Extol, proposant donc un death metal technique plutôt violent (la pochette ne ment pas dans ce registre, même si elle ne montre finalement qu’une facette de la musique du groupe) inspiré tant de Death que de Necrophagist, et parsemé de lumineuses mélodies portées à la fois par la voix claire de Børud mais aussi par son sublime jeu de guitare.
Awaken est un album plus difficile d’accès que les albums d’Extol, car la musique de Fleshkiller est globalement plus rapide et violente, moins aérée que chez Extol et il en émane une certaine aridité technique de laquelle il est dans un premier temps assez difficile de dégager les éléments mélodiques auxquels se raccrocher. Ils sont pourtant là et bien là, cachés derrière la grosse voix du hurleur principal du groupe : l’américain Elisha Mullins (du groupe The Burial) venu remplacer Peter Dalbakk, vieux pote de Børud qui tenait initialement le crachoir.
Mullins hurle comme un damné, dans un registre purement death (là où chez Extol la voix criée était plus un mélange de black et death), laissant ses camarades s’occuper des envolées lumineuses que j’évoquais en début de chronique, et qui comme chez Extol, constituent l’ingrédient fort de la musique de Fleshkiller.

La base technique du death metal joué par le groupe, agrémentée qu’elle est d’une modernité qu’on retrouve dans un riffing parfois syncopé (« Awaken ») à la limite du djent (mais pas vraiment djent), et des choeurs aériens en voix claire prend tout son sens au bout de quelques écoutes. Au bout de 10 écoutes, cette mixture étonnante (mais bien connue des amateurs d’Extol qui seront en terrain connu ce qui leur permettra d’appréhender plus rapidement les 10 compositions riches de l’album) devient absolument jouissive. 10 titres en 50 minutes, une durée conséquente qui renforce la nécessité de se plonger avec attention dans l’album pour en saisir les nombreuses nuances et subtilités.
L’album est sorti depuis un mois et je suis personnellement passé de quelques écoutes par-ci par-là au début, à une écoute quotidienne indispensable comme toute bonne drogue qui se respecte.

J’avais pourtant adoré le dernier album en date d’Extol, mais il est clair que ce premier album de Fleshkiller l’enterre sans mal : plus complexe, plus technique, et plus abouti dans la plupart des registres abordés, il représente désormais le mètre étalon que Børud aura fort à faire pour surpasser à l’avenir.

Magistral.

Tracklist :
1. Parallel Kingdom
2. Salt Of The Earth
3. Wisdom
4. Secret Chambers
5. Awaken
6. Inherit
7. Evil Eclipse
8. True Image
9. Warfare
10. Window Of Time

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. jonben jonben says:

    Je l’avais survolé mais en le réécoutant dernièrement j’ai bien plus accroché. Il suffit que Ole Børud soit derrière pour qu’il y ait de bons riffs. En fait Warfare est loin d’être le meilleur titre, pas le single idéal pour découvrir l’album.

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