Decatur – Badder Than Brooklyn

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Style: groove/power/thrash metalAnnee de sortie: 2017Label: autoproductionProducteur: Joe Duplantier

« Produit par Joe Duplantier de Gojira« . Voilà le principal argument de vente de Decatur et son premier album, et mine de rien, il faut avouer que ça a de quoi attirer le chaland vu le succès international de Gojira. Mais qui dit producteur ne dit pas compositeur car si Joe a toujours brillé par son talent de composition ou d’écriture avec son groupe (qu’on soit fan ou non de Gojira, ils ont LEUR truc), Decatur fait tout l’inverse, le groupe canadien n’officiant pas du tout dans l’originalité, mais dans du très très mais alors très classique !

Le quartet de Toronto livre en effet un espèce de power/groove metal avec quelques touches de thrash. Dès les premiers riffs de « Internal War », les références sont instantanément perceptibles, nul doute sur les contenus des walkmans de nos quatre canadiens avant l’apparition des CDs, certainement beaucoup de Metallica, du Pantera et d’autres groupes références dans l’esprit s’entassaient en K7s dans leurs chambres d’adolescents. On retrouve donc chez Decatur un bon lot de riffs old school surmontés d’un chant typique comme échappé de fin 80’s/début 90’s dont la production percutante (merci Joe) provoque quelques headbangs pour peu que l’on ne soit pas trop exigeant…

Car « Badder Than Brooklyn » (sûrement nommé ainsi car il a été enregistré à New York) est malheureusement très convenu et stéréotypé, Decatur n’apportant aucune originalité au style tandis que le timbre du vocaliste devient vite lassant. Du coup les dix titres se révèlent bien vite répétitifs malgré l’énergie et la puissance dégagées (les guitaristes étant loin d’être des manches !), il manque vraiment un petit quelque chose pour accrocher l’oreille et donner envie d’appuyer sur « repeat » (les mélodies de « Shatterproof » et l’instrumental final « Internal War PT. 2 » réussiront quand même à provoquer un léger frétillement, si vous parvenez à tenir jusque là).

Dommage, mais cette tentative de faire du neuf avec du vieux fonctionnera tout de même sûrement avec les amateurs des styles/groupes précités. C’est juste que l’on attendait pas vraiment Joe Duplantier produire un groupe sonnant aussi « traditionnel » (pour ne pas dire générique), libre à vous de le suivre ou non vers les sonorités de ses premières amours métalliques…

  1. Internal War
  2. Into the Night
  3. Vegas Girl
  4. Worst Enemy
  5. Badder Than Brooklyn
  6. Bottled Inside
  7. Tear You
  8. Abaddon
  9. Shatterproof
  10. Internal War PT.2
beunz

Groupes cités dans la chronique

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