The Central – Sick And Dying

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Style: experimental math grind post hardcoreAnnee de sortie: 2018Label: Sassbologna Records

The Central est un duo guitare/batterie du Wisconsin très productif depuis ses débuts (de très nombreux EP et albums) et ultra inventif, mixant math rock et influences davantage post-hardcore (avec plein d’autres sonorités plus ou moins expérimentales). Découvert pour ma part avec leur précédent album Discovery Of A Rat (2016), ce Sick And Dying poursuit dans le même sillage, constitué de moments de folie côtoyant d’autres plus atmosphériques, tout ça avec un maximum d’inattendu…

« Polio Dancer » donne le ton, un mélange d’harmonies vocales à l’ancienne sur fond de rythmiques sautillantes alternées avec une folie autant instrumentale que vocale, on ne comprend pas tout du premier coup vu le nombre de sursauts, d’accélérations furibardes et d’expérimentations sonores (bonjour aux clochettes de Noël dans la dernière partie). On sent là que les mecs n’ont aucune limite et qu’ils aiment autant Mike Patton que Behold…The Arctopus. « Sick And Dying pt.I » nous offre quelque chose de plus structuré, beaucoup plus calme, où les harmonies pop façon 90’s possèdent un rendu renversant.

« Whatever Happens » récupère ces vocalises et les remet dans cette optique math rock des débuts avant de crier à nouveau un peu. Un cocktail de rage et de frénésie à nouveau parasité de bruitages en tous genres nous offrant une incompréhensible conclusion. Le duo se plait à nous balader où bon lui semble, mixant dans « Peace At Home » le son d’un jeu télé et chanson pop bluesy, puis « Quiet Mouse In Muscatine » propose ensuite un mélange de clochettes et de claviers avec voix féminine, avant de tout recouvrir de bruits parasites métalliques étranges.

« Infinite Pockets » nous offre par la suite 34 secondes de violence, avant que « Sick And Dying pt.II » ne nous ramène vers l’excellente mélodie de la première partie, de manière un peu plus expérimentale cette fois avant de partir à nouveau dans leurs travers pop rock sur « Aqua Fear », pas loin d’un Eels qui abandonnerait soudain ses instruments pour finalement aller gratter la rouille de la table du jardin.

Peu évident au départ, le charme de The Central se dévoile au fil des écoutes. Blindé de surprises et de créativité, cet album pourrait très bien concourir au prix de l’album le plus WTF de ce début 2018 !

  1. Polio Dancer
  2. Sick And Dying pt.I
  3. Whatever Happens
  4. Peace At Home
  5. Quiet Mouse In Muscatine
  6. Infinite Pockets
  7. Sick And Dying pt.II
  8. Aqua Fear

Bandcamp

beunz

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