Live-report: Paerish/Acres/Moose Blood

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Style: rock alternatif/pop punk/emo/post hardcoreAnnee de sortie: 2018

Concert au Futurum (Prague) le 6 juin 2018.

Un peu plus d’un an après notre sympathique interview, j’étais ravi de retrouver les parisiens de Paerish en terres de Bohême. Cette fois-ci, le groupe accompagne deux groupes un peu plus modestes que Sum 41, il s’agit d’Acres et de Moose Blood (dont je vous ai parlé il y a quelques semaines). C’est au Futurum que se déroule cette soirée, une salle a moitié garnie au moment où j’y entre.

Paerish débute devant un public assez timide, l’accueil est peu expansif mais néanmoins poli. Loin de se démonter, le groupe français va se résoudre à réchauffer l’atmosphère avec son rock alternatif puissant, d’inspiration post-hardcore et emo à l’ancienne. Le groupe jouera un panel de titres issus de leur Semi-Finalists  et réchauffera particulièrement une jeune fille assez démonstrative qui leur criera un « I love you! » (heureusement pour elle, elle recevra la réciproque). Le son sera bien meilleur que l’an dernier au Roxy où il était trop fort et saturé, ici tout sera limpide et agréable pour les esgourdes. Une très bonne ouverture, rythmée, démontrant qu’ils ont acquis de l’expérience sur scène et qui donne envie de se ressortir leur album !

Une petite pause plus tard, Acres fait son apparition. Le public est un peu plus conséquent et se masse un peu plus devant la scène. N’ayant pas vraiment tenté ce groupe avant le concert, c’est avec les oreilles quasi vierges que je découvre ce groupe de Hampshire disant jouer des « sad songs for sad dudes ». La musique du quintet est principalement sur une base post-rock émotionnelle tandis que le chant varie entre clean et cris screamo. Pas vraiment convaincu de prime abord, l’aspect hypnotique des notes cristallines émotionnelles brisées par des riffs plus lourd feront finalement leur effet. Un effet encore plus fort chez la demoiselle ayant crié « I love you » pendant le set de Paerish, ici encore plus déchaînée (aperçue après le set, je pense qu’elle n’était pas seule dans sa tête), elle ira jusqu’à carrément monter sur scène pour se dandiner une bonne minute devant des musiciens mi-gênés, mi-indifférents (il y en a qui se seraient énervé pour moins que ça). En fin de compte, une bonne découverte à ranger pas très loin des premiers Devil Sold His Soul.

La gênance

Une petite pause plus tard et voici Moose Blood qui prend la scène. N’ayant pas été totalement convaincu par leur emo/pop punk sur I Don’t Think I Can Do This Anymore, c’est donc sans vraiment d’attente de ma part que les anglais débutent leur set. Et si le public se montre un peu plus réactif, ce ne sera pas vraiment le cas du groupe. Ok, les mecs jouent bien, ont quelques bonnes mélodies, mais il ne se passe absolument rien sur scène. Zéro communication, zéro mouvement sur scène, un ridicule petit merci à chaque fin de morceau et surtout des mines d’enterrement feront que, comme eux, on se désintéressera bien vite de ce set donnant l’impression d’écouter dix fois le même morceau. Le public restera quand même bien indulgent, même lorsqu’il demandera un rappel suite au départ du groupe de la scène (sans dire au revoir, bien entendu). Un set à oublier. Je ne sais pas s’il y a eu hors-scène un souci pour le groupe, mais si ce n’était pas le cas, j’imagine que les mecs voulaient juste prendre le titre de leur dernier album au pied de la lettre. Au final, sans être chauvin, c’est pourtant Paerish qui sort vainqueur de cette soirée.

Il y avait plus d’action à la table du merch que sur scène…
beunz

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