Lychgate – The Contagion In Nine Steps

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Style: doom/black metal/avant-gardeAnnee de sortie: 2018Label: Blood Music

Troisième album et nouvelle évolution pour Lychgate. Le groupe anglais mené par sa tête pensante Vortigern poursuit sa quête doom/black metal théâtralo-avant-gardiste mais jouant sur The Contagion In Nine Steps avec plus de retenue sur les orchestrations sans pour autant perdre cette atmosphère d’église abandonnée…

« Republic » nous accueille de manière très singulière avec cet orgue dégingandé avant que le reste du groupe ne se joigne à la fête. Ce titre d’ouverture très haché dévoile l’univers unique de Lychgate, les guitares étant accordées très bas ou partant dans des variations très mélodiques, un peu de piano s’amenant aussi parfois. Puis il y a cette voix, ou plutôt ces voix ! La principale, assurée par Greg Chandler (Esoteric), est rocailleuse comme les murs résonnants de l’édifice sacré où le groupe joue. Or, celle-ci se tait régulièrement pour laisser l’atmosphère instrumentale faire son effet, ou bien pour que les chœurs quasi grégoriens ne vienne affirmer le caractère religieux de l’ambiance, puis il y a ces autres vocalises clean assurées par Alexandros Antoniou (Macabre Omen), notamment pendant le funeral doom « Atavistic Hypnosis ». Bref, une diversité bienvenue aidant à s’immerger dans cette lente litanie.

Et s’immerger dans cet album, aussi exigeant qu’il apparaisse, vaut la peine. Notamment pour (re)découvrir l’oeuvre littéraire sur laquelle cet album est basée, en l’occurrence « L’Invincible », roman de science-fiction de l’écrivain polonais Stanislas Lem. Bon, j’avoue être néophyte avec cet auteur et que l’étude des lyrics m’ont un peu donné la migraine, mais cet album peut aussi très bien s’écouter sans cela (et heureusement !). Mais il vous faudra tout de même vous armer de persévérance car The Contagion In Nine Steps ne dévoile pas ses charmes en une seule écoute !

En effet, chaque titre possède de multiples tiroirs remplis de très nombreux éléments s’éclairant peu à peu mais conservant quoi qu’il arrive leur aspect sinistre. Mais de cette lugubre base doom death, des moments sortent du lot comme l’emballement soudain de « Hither Comes The Swarm » avec une rythmique revue à la hausse pendant quelques instants pour mieux retourner titiller les profondeurs (le final avec écho dans la voix est glaçant). Lychgate conserve aussi cet attrait pour les harmonies singulières héritées d’un Arcturus, voire d’un Emperor période Prometheus au niveau de certaines parties de guitare, celles-ci se mariant parfaitement avec la lenteur générale de l’ensemble. On notera aussi que la conclusion « Remembrance » sonne forcément plus lumineux avec son unique chant clair et ses notes plus aériennes.

Pas simple à appréhender, ce nouvel album de Lychgate demande de multiples écoutes avant de parvenir à être compréhensible et apprécié comme il se doit. Un nouveau tour de force de la part de ces anglais avant-gardistes refusant facilité et stagnation.

  1. Republic
  2. Unity Of Opposites
  3. Atavistic Hypnosis
  4. Hither Comes The Swarm
  5. The Contagion
  6. Remembrance

Bandcamp

beunz

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