Sylar – Seasons

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Style: neo metalAnnee de sortie: 2018Label: Hopeless Records

Saviez-vous que le néo n’était pas mort ? En tous cas, Sylar prouve qu’en 2018 on peut encore sortir des albums du genre. Un genre qui aurait donc encore droit de cité aujourd’hui ? Ma foi pourquoi pas si la nostalgie vous prenait, Seasons correspondant à tous les critères (poncifs) du style que les new-yorkais accompagnent souvent de refrains emo et d’un gros son metalcore très actuel.

Une telle description n’est pas très engageante, pourtant à y regarder de plus près, on peut déceler quelques bonnes choses dans cet album. Ainsi le flow du chanteur principal s’avère assez agréable, rappelant pas mal celui de Mike Shinoda de Linkin Park, Linkin Park a qui Sylar a apparemment souvent été comparé par le passé. Ici, l’influence des papas d’Hybrid Theory n’apparaît plus si évidente tant le groupe a poli sa prod, s’axant majoritairement sur ses (souvent mièvres) refrains. Le chant clair prend en effet ici un peu trop de place et brise à bien des égards les dynamiques parfois bien puissantes des couplets rappés.

Seul un titre échappe à ce traitement, il s’agit du très bon « SHOOK! » qui contient un riff principal sonnant tel un Rage Against The Machine de l’an 2000 avec pas mal de spontanéité et un refrain beaucoup moins putassier. Dommage que ce ne soit qu’un simple écart car le reste de cet album sombre malheureusement trop souvent dans le prévisible. Un peu comme une version rap-metal d’In Hearts Wake, Sylar se vautre dans des clichés émo-mélo comme s’il souhaitait s’assurer des passages en radio. Dommage, car cet album possède de nombreux bons moments, mais pour le reste ça tourne un peu à vide. Sur une note plus positive, cet album aura au moins eu le mérite de me donner envie de me replonger dans les bons albums de néo de la « grande époque ».

  1. Seasons
  2. All Or Nothing
  3. No Way
  4. Wait For You
  5. SHOOK!
  6. Winter (Interlude)
  7. Open Wounds
  8. Giving Up
  9. sickminded
  10. Same Dance
  11. Doubt Me
beunz

Groupes cités dans la chronique

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