Bilan 2018 Jonben

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Annee de sortie: 2019

Comme à l’accoutumée nous serons à la bourre pour publier ces articles récapitulant nos préférences de l’année parmi les albums de musique que nous avons écouté, mais à vrai dire c’est toujours mieux que sortir un bilan début décembre alors qu’il reste un mois pour se décider. C’est toujours un choix cornélien de sélectionner ce qui nous a le plus plu dans l’année mais qu’il est bon de pratiquer de temps en temps pour ordonner ses écoutes, une fois dans l’année au moins. En fait il y a tellement de choses à écouter qu’il faut hiérarchiser, on a juste pas assez de temps pour écouter tout ce qu’on aime déjà donc autant réfléchir à ce qu’on souhaite garder à l’esprit. Il est bon meme de revenir sur des années passées et réordonner ses préférences cette année là (https://rateyourmusic.com/~jonben est un site utile pour cela).

Bref de mon coté une année 2018 intéressante musicalement, où en tout cas j’ai trouvé mon bonheur sans problème, la longue liste d’albums qui suit en témoigne. Une année avec pas mal d’attentes d’albums de groupes que j’apprécie déjà qui ont pour la plupart persévéré dans la qualité, et quelques nouveautés surprenantes aussi.

C’est une playlist principalement axée metal et lorgnant souvent vers le death progressif et en général les groupes associant des riffs de guitare avec une composition sophistiquée. J’ai un peu écouté d’autres genres musicaux mais il y a déjà bien assez de choses dans cet article, ça fera peut-être l’objet d’un autre. J’ai largement débordé du top 10 mais il y a vraiment eu beaucoup d’albums que j’ai apprécié cette année et ce bilan est l’occasion de me rattraper, n’ayant quasiment pas chroniqué cette année sur Eklektik.

 

Les 10 albums de l’année sans ordre particulier

Obscura Diluvium
J’avais adoré leur précédent album, leurs déboires de personnel laissait planer un doute sur la suite, mais Steffen Kummerer prouve ici qu’il est bien le seul maitre à bord avec une série de compositions de haute volée, le nouveau guitariste solo apportant une touche de personnalité intéressante, moins excentrique, mais poussant encore la dimension progressive de leur « death progressif », genre dont ils sont désormais clairement les leaders.

Rivers of NihilWhere Owls Know My Name
Un groupe qui ne m’avait pas marqué jusqu’à maintenant, les morceaux écoutés de leurs albums précédents ne m’avaient pas incité à persévérer. Rien à voir avec les premiers morceaux de ce nouvel album diffusés qui m’ont tout de suite titillé, et l’album dans sa globalité s’est révélé du meme tonneau, Rivers of Nihil est le groupe qui cette année aura réussi à pousser un peu les limites du death metal avec une version peu académique, aux pointes de rock progressif et psychédélique, de jazz ou d’indus, sans oublier un paquet de riffs surpuissants et des leads mélodiques mémorables.

AzusaHeavy Yoke
La surprise de cette fin d’année, déjà l’existence meme du groupe, formé d’un des guitaristes et du batteur d’Extol sur leur album que je préfère, Synergy, et par ailleurs de Benea Reach – autre groupe norvégien – plus le bassiste de Dillinger Escape Plan, et une musique totalement unique et versatile, avec les riffs thrash/death si caractéristiques d’Extol mais également des séquences rock mélodiques mémorables, le tout sous une forme expérimentant avec des codes du rock et surtout une chanteuse géniale capable de passer de cris hardcore à une voix cajoleuse. Premier album qui j’espère en amènera d’autres.

TesseractSonder
Tesseract et un groupe que je suis depuis le début, le retour de leur premier chanteur n’était pas pour me déplaire et ce nouvel opus m’a comblé en début d’année, avec quelques retours apprécié à un son plus « metal », leur metal prog/djent s’étant assez calmé au fil du temps. Ils reprennent du poil de la bete ici, il y a meme quelques passages hurlés. Par ailleurs ils proposent toujours des rythmiques complexes, polymétriques, et des mélodies vocales pop, la musique de Tesseract est à la fois très accessible et dérangeante pour une oreille peu habituée. Un peu court quand meme, c’est quasi un EP.

WeedpeckerIII
J’avais adoré l’album d’Elder l’année dernière, et comme si chaque année il fallait au moins un album de stoner dans mon bilan annuel, cette année Weedpecker prend le relai. Je n’ai pas apprécié beaucoup d’albums du genre cette année cela dit, le stoner/doom commence à être un genre balisé, mais c’est une version très psychédélique que propose ces Polonais. Un vrai voyage psychotrope, chaleureux, à écouter avec un souri ébahi de stoner.

Between the Buried and MeAutomata I & II
Ça commence à faire un paquet d’années que je suis BTBAM, et j’ai accroché à tous les albums qu’ils ont sorti, avec plus ou moins d’attachement, mais pour moi ils sont sur un sans faute depuis que sur leur deuxième album, ils décidèrent de faire varier leur musique avec des influences musicales diverses et sans limite. C’était jusqu’alors un deathcore technique plutôt bas du front mais déjà progressif dans l’esprit et leur optique a été de dévier vers un son polymorphe, gardant souvent l’agressivité des débuts, les growls incendiaires, mais alternant avec des passages plus mélodiques, prog rock ou prog metal, ou tout et importe quoi (jazz, bluegrass etc) et en poussant plus avant une technicité appuyée.
2 albums en un sont sortis cette année, mais à prendre comme un seul, un gros album, 10 titres dont plusieurs de près de 10 minutes, et encore une réussite, le groupe arrive à toujours se renouveler, étonner avec des passages de genres nouveaux. Pour parler des cas les plus marquants, « Voice of Trepass » est quasiment une version metallisée d’un morceau de jazz swing, « Millions » une version très complexifiée du son grunge, tous les autres titres naviguent entre passages death prog technique ciselé à la BTBAM et des passages plus originaux, leurs morceaux à rallonge regorgent toujours autant de surprises.

HakenVector
Cela fait 2 albums que Haken (après 2 premiers albums un peu faibles je trouve) excelle. Le groupe Anglais est dans une veine prog metal classique, suivant les pas de Dream Theater, mais je trouve que l’élève a largement dépassé le maitre – dont je n’ai jamais été grand fan en meme temps. Ils sont capables de proposer des titres pop proggy comme des brûlots metallisés. Leur EP Restoration de 2014 était bien représentatif de leur part plus extreme, à base de riffs ultrapuissants, d’un gros son bien massif, mais toujours les claviers et la voix pour rappeler le Haken plus inspiré par Gentle Giant, Marillion ou meme Toto. Sur ce nouvel album on a le droit au Haken qui bourrine, ça envoie et c’est bonnard. Plusieurs fois en interview, ils ont indiqué que le groupe Death avait une grande influences sur leurs riffs, surement le death tardif de Symbolic aux inclinaisons prog.
J’adore ces musiciens, c’est un peu comme avec Between the Buried and Me, chacun des musiciens est une pointure sur son instrument. Un des gratteux de Haken a d’ailleurs fait un excellent album de jazz/metal fusion avec le bassiste de BTBAM, sous le nom Nova Collective, qui donne un peu plus d’influences jazz fusion à la musique des deux groupes.

GorodÆthra
Ça fait déjà plusieurs albums que je trouve que les Français de Gorod ne sont pas reconnus à leur juste valeur et autant d’albums sur lesquels ils continuent à développer leur musique, certes peu accessible, un death technique agressif et mouvant, parsemé parcimonieusement de détours progressifs. Une formule brute mais changeante, aux instrumentations organiques, les seuls chichis étant le jeu de guitare complexe et imaginatif. Malgré mon habitude du genre pratiqué, j’ai personnellement trouvé ce nouvel album dense et difficile d’accès aux premières écoutes puis ai commencé à l’apprécier. C’est ce genre d’album dont la richesse est un peu étouffante mais qui une fois digéré révèle des saveurs à chaque bouchée.

Night VersesFrom the Gallery of Sleep
Je n’avais jamais entendu le groupe avant, le nouvel album de ce groupe est le premier depuis le départ de leur chanteur, ils sont donc devenus un trio et proposent un post-rock/metal instrumental. Peu original ces temps-ci me direz vous, j’y entend du Irepress ou Maybeshewill mais aussi du Animals As Leaders pour la touche plus métallisée, les riffs surpuissants. En fait il faut juste écouter cet album pour le croire mais le groupe a réussi à sortir une vraie bombe, une musique étoffée pour un trio, un jeu de guitare hyper original, avec beaucoup de boulot sur les effets, comme peu l’ont fait depuis Tom Morello.

 

 

D’autres albums pas mal écoutés de cette année :

 

PsycropticAs the Kingdom Drowns
Pas que je sois un fan de toujours au contraire, c’est le premier album du groupe que j’apprécie vraiment, mais il m’a assez accroché pour mériter de figurer dans ce bilan 2018. Du tech death très groovy sous perfusion de hardcore, mais avec assez de touches mélodiques pour aérer le tout. Ça fait 10 ans depuis les derniers albums de The Red Chord ou Despised Icon que je n’ai pas autant apprécié un groupe de (vrai/bon) deathcore et je e demande comment j’étais passé à coté de Psycroptic, groupe de Tasmanie qui existe depuis 15 ans.

Beyond CreationAlgorythm
Un autre album qui frôle le top annuel, mais l’évite car j’ai quand meme trouvé que les Québecois s’étaient un peu laissé aller à la facilité sur certains morceaux, ce qui en fait pour moi leur moins bon album mais il faut dire que les 2 précédents avaient mis la barre très haut. Leur death progressif se concentre souvent sur les ambiances plus que sur la démonstration technique sur cet album, et ce n’est pas pour autant plus mal. L’affirmation de la maîtrise vocale dont fait preuve le gratteux/leader en est un des points forts, le growl death guttural au possible examplaire.

PolyphiaNew Levels New Devils
Ces jeunots semblaient un peu à la traîne derrière Animals As Leaders et surtout Chon au niveau rock/metal complexe instrumental, mais sur ce premier vrai album, ils démontrent qu’ils ont une vraie personnalité, avec un mélange instrumental de guitares virtuoses et de rythmiques electro/r n’b qui détonne.

Black PeaksAll That Divides
Après la claque du premier album, ce deuxième album des Anglais de Black Peaks m’a rapidement semblé moins recherché, avec une intention claire de rendre leur musique plus accessible. J’aime toujours autant ce groupe qui pour moi est le meilleur groupe de rock de ces dernières années, juste ce petit regret qu’ils n’aient pas un peu plus poussé dans l’originalité.

The OceanPhanerozoic I: Palaeozoic
Je me surprend à les sélectionner car The Ocean est un groupe qui m’avait perdu, je n’avais pas été fan des précédents albums, tout en aimant beaucoup le groupe à ses debuts il y a 15 ans, en fait jusque Precambrian en 2007. C’est le premier album depuis qui me scotche, ils atteignent l’intensité de leurs débuts, toujours dans une veine post-metal à la Neurosis intégrant une dimension orchestrale.

AlkaloidLiquid Anatomy
C’est le second album de ce super-groupe allemand dont j’avais beaucoup apprécié le premier. Tous les membres du groupe sont passés par une liste impressionnante de groupes ou en sont toujours membres : Dark Fortress, Obscura, Necrophagist, Spawn of Possession, en gros la fine fleur du death technique allemand. Ils vont encore plus loin que sur le premier album dans l’exploration progressive, avec carrément des ballades et certains morceaux sont proprement délirants, un bel exercice un peu trop tordu pour être véritablement ultime cependant.

RevocationThe Outer Ones
Toujours au top avec ce nouvel album, Revocation mêle habilement thrash et death technique. Ce qui est étonnant avec ce groupe c’est qu’ils avaient un peu de chant clair sur leurs premiers albums et sont allés vers un son plus brutal et death sans compromission là où la plupart des groupes tendent à se calmer avec le temps.

YOBOur Raw Heart
Yob c’est du lourd, du glauque, mais toujours de façon subtile, c’est un groupe de doom désormais légendaire, qui a su s’approprier le style avec une ambiance, un coté bûcheron planqué dans la nature, barbu sensible. Il faut savoir se laisse prendre par cette ambiance, c’est pas forcément évident, les titres s’étirent généralement en longueur, mais quand ils décollent, ils décollent bien.

PariusThe Eldritch Realm
Rien de très original chez ce groupe américain mais je suis surpris que leur 1er album n’ait pas récolté plus d’attention. The Black Dahlia Murder et Between the Buried and Me ne sont pas loin (Slugdge aussi), mais reste que cet album est d’une concision exemplaire, il n’y a pas un point à leur reprocher si ce n’est ce manque d’originalité mais que ce soit au niveau production, exécution ou composition, c’est du solide.

SlugdgeEsoteric Malacology
Le concept du groupe et de ce 4ème album me laisse de marbre et ne colle pas franchement avec le contenu à mon avis, mais peu importe, les paroles sont rarement compréhensibles dans le metal, et si elles apportent parfois une touche parallèle de substance à la musique d’un groupe, Slugdge est bien l’exemple du groupe dont la musique et les parties vocales sont on ne peut plus sérieuses tout en ayant des paroles loufoques – apartment, j’ai pas vraiment suivi mais les titres des morceaux sont clairement des parodies de titres de classiques du metal, à la sauce mollusque. Cet album de metal extreme prolixe entre death/black et death prog est juste très bien construit et composé.

HorrendousIdol
La musique d’Horrendous est typiquement du genre que je pourrais apprécier, du death prog old school, école Death, mais plusieurs éléments me gonflent à la longue chez eux, déjà la prod manque de clarté à mon gout et je trouve la voix arrachée saoulante à la longue. Je note tout de meme qu’ils s’améliorent sur chaque album et j’adore ce morceau The Idolater.

At the GatesTo Drink From the Night Itself
Un des rares groupes que j’aurais vu sur scène à Bangkok cette année et ce fut un concert excellent et l’occasion d’écouter certains nouveaux morceaux sur scène. Les vieux de la veille du death mélodique sont toujours au top, sans dévier du tout de leur style de prédilection, ils arrivent encore à trouver de purs riffs.

MonumentsPhronesis
Autant j’avais énormément apprécié le précédent album, autant celui là me laisse un gout un peu amer. Ils jouent du djent soit un metal prog agressif basé sur des rythmiques hyper groovy, parfois polymétriques. Le chanteur est assez remarquable, je ne suis pas le seul à trouver qu’il a des intonations à la Mickael Jackson parfois, mais sa prestation est moyenne cette fois. En fait je n’écoute que la seconde partie de l’album, à partir de « Leviathan ». Une déception que j’aurais quand meme beaucoup écouté en fait!

GrayceonIV
Je suis le groupe depuis le premier album et j’ai toujours trouvé ça bien. Déjà c’est une formation originale, un trio avec un batteur, un guitariste qui balance de gros riffs saturés stonerisant mais complexes à la fois, et une violoncelliste qui chante également de temps en temps. J’avais eu la chance de les voir dans un petit club à San Francisco et depuis je les réécoute régulièrement. Cet album n’apporte pas grand chose dans leur disco mais c’est quand meme une réussite, et finalement l’album que je conseillerais pour découvrir.
https://grayceon.bandcamp.com

Boss KeloidMelted on the Inch
Je rajoute in extermis ce groupe de stoner/prog Anglais, il n’y a que 6 titres sur cet album mais c’est remarquablement composé et le chanteur assure, ce qui fait souvent la différence. Il s’appuie sur un gros gros son bien massif mais parsèment les riffs de fioritures bienvenues,

Tiny Moving PartsSwell
Un album qui n’a rien à voir avec le reste de cette liste, ce sera on va dire mon péché mignon de cette année, c’est un album d’emo/punk comme il s’en faisait il y a 20 ans, hyper mélodique, énergique, guilleret, touchant, parfois rageur, avec quelques touches math rock et un jeu de guitare souvent intéressant.

 

 

EPs :

 

MireShed
Un long EP qui pose Mire comme un groupe à suivre, avec un metal extreme groovy moderne hyper bien ficelé, riffs précis sonnant souvent comme une version death technique de ceux de Gojira et un chanteur impeccable. Si album il y a en 2019, ce pourrait etre une grosse classe si ils continuent dans cette voie.

PliniSunhead
Je crois que Plini n’arrivera jamais à me décevoir, par contre je me demande pourquoi il se borne à ce format EP et ne se lance pas dans un véritable album. Un jeune guitariste australien virtuose avec un toucher unique qui compose des titres instrumentaux entre rock prog et jazz fusion, à la fois subtil et pêchu.

MestisEikasia
Ce 3ème EP de Mestis est tout aussi réussi que les premiers> C’est le projet perso de Javier Reyes, le 2ème guitariste de Animals As Leaders, talentueux mais qui compose peu pour ces derniers et utilise Mestis pour exploiter ses inspirations guitaristiques plus douces et latines, ce qui donne des morceaux instrumentaux faisant la place belle à des guitares au registre étendu, 7 ou 8 cordes, en son clair.

The Arusha AccordJuracan
10 ans après un EP et album sur lequel ces anglais pratiquaient un mathcore/prog extreme très inspiré par Sikth dont ils sont semble-t-il les voisins, c’est curieux de les voir revenir avec un nouvel EP en 2018. Le résultat est 5 titres qui partent dans tous les sens mais toujours dans la meme veine, un mathcore intense proche de la cacophonie avec 2 chanteurs alternants les cris et des passages mélodiques me rappelant assez The Bled. Un EP assez foutraque mais promettant potentiellement un bel album.

LenioWeight On A Scale
Tymion, le guitariste/compositeur de Exivious, puis de Our Oceans, qui a aussi été un temps le second guitariste de Cynic en tournée, semble être derrière ce projet et ces 4 morceaux. Je dis semble car si je reconnais sa voix, peu d’infos sont disponibles sur le net, hormis une page bandcamp.
Peu importe, ces 4 morceaux de rock progressif moderne et lumineux sont juste superbes. Vivement un premier album.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 491 articles sur Eklektik.

Commentaire

  1. Marbaf says:

    Toujours une source de réjouissances et découvertes pour ma part ce bilan.
    Merci.

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