Turnstile – Time & Space

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Style: Hardcore New SchoolAnnee de sortie: 2019Label: Roadrunner Records

Encore un oublié de choix, et une réparation tardive… Tardive mais nécessaire tant cet album s’avère au final, après quelques écoutes bien trop rapides au moment de sa sortie, comme un indispensable et une petite bombinette de hardcore new school qui devrait finir en bonne place dans mon Top 2018 (quand celui-ci paraîtra c’est-à-dire… à un moment probablement en 2019, hum…).

Turnstile est un groupe qui doit probablement passablement énerver les amateurs pur et dur de hardcore old-school (d’autant plus que Turnstile sont maintenant signés sur Roadrunner), car à l’instar de Code Orange, ou Vein dont j’ai parlé récemment, on sent bien que Turnstile n’a pas l’intention de faire du sur place et de se cantonner à beugler comme un bon coreux de base, mais va au contraire proposer d’injecter une bonne dose d’années 90 dans sa musique, avec notamment des mélodies décomplexées qui feront fuir les ayatollahs du genre. Ce deuxième album du groupe va même aller encore un bon cran plus loin par rapport au précédent (le déjà très bon Nonstop Feeling), gagnant encore en efficacité et en accroche tout en gardant son mordant.

Là où Vein puise d’abord ses influences dans le néo bourrin de fin des années 90, Turnstile puise plutôt ses influences dans le rock et même la fusion voire le hip-hop de la même époque. Attention la base reste indiscutablement hardcore, on le sent immédiatement dès que l’album commence à tourner et que « Real Thing » vrombit dans les enceintes. Mais très vite on voit bien que de hardcore il ne sera pas uniquement question, comme sur « Big Smile » qui démarre à 100 à l’heure avant de proposer ce break/refrain « Don’t need you smaiaiaialeeeeee » très étonnant, quasi pop, et éloigné du beuglement primaire initial. C’est frais, fun et ça démontre toute l’ouverture d’esprit du groupe américain. Idem sur « Generator », tube absolu, qui contient son lot de chant clair et même des claquements de doigts voire des choeurs tout gentils. Un petit break bossa suit après ça avec « Bomb », interlude frais une fois encore, avant que les choses continuent sur une rythmique plutôt mid tempo et un chant clair qui ouvrent « I don’t wanna be Blind ». Mais le hardcore n’est jamais bien loin et reprend ses droits. Le résultat est une fois encore à la fois agressif, cool, frais (« ouhouhouhouuuuuu ») et tubesque. On ne détaillera pas tous les morceaux qui contiennent toujours ce mélange détonnant d’agressivité hardcore et d’éléments rock fusion ou autres qui viennent rafraîchir la recette et rendre l’album super agréable à écouter du début à la fin. Mentionnons tout de même l’excellent « Moon » sur lequel le bassiste Franz Lyons vient poser un chant clair excellent et qui change de celui du chanteur en chef Brendan Yates, renforçant la proximité du groupe avec le genre Fusion.

25 minutes et l’affaire est plié, le combo de Baltimore vient de balancer rien de moins qu’un petit chef d’oeuvre qui met à l’amende son précédent album et qui rend une fois encore hommage aux années 90’s sans se départir de sa modernité en s’inscrivant parfaitement dans son époque. Énormissime!

Tracklist :
1. Real thing
2. Big Smile
3. Generator
4. Bomb
5. I don’t wanna be blind
6. High pressure
7. (Lost Another) piece of my world
8. Can’t get away
9. Moon
10. Come back for more / H.O.Y
11. Right to be
12. Disco
13. Time + Space

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 870 articles sur Eklektik.

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