Downfall Of Gaia – Ethic Of Radical Finitude

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Style: post black metalAnnee de sortie: 2019Label: Metal Blade

La scène post-black/sludge/post-metal/etc. est l’une des plus prolifiques de ces dernières années, au point où chaque mois tu découvres un nouveau groupe qui vient tenter de se forger une identité à partir d’une recette vue et revue. Sur la scène depuis déjà un paquet d’années, Downfall Of Gaia est apparu plus ou moins au début de cette mode il y a neuf ans avec l’excellent Epos avant de tailler sa route comme il l’entendait, se surpassant album après album. Ethic Of Radical Finitude, sixième sortie des allemands, débarque donc au milieu d’une masse d’albums plus ou moins similaires, et se démarque encore ?

Pour ce faire, Downfall Of Gaia n’a clairement pas changé son fond mais un peu sa forme. Ainsi « The Grotesque Illusion Of Being » débute de manière naturelle chez eux: du blast et du trémolo tandis que l’atmosphère est plutôt aérienne. Les mélodies sont puissantes, tout comme les râles du vocaliste qui n’hésite pas à se taire pour laisser parler les chorus de guitare. On se laisse embarquer tranquillement jusqu’à cet étonnant break au piano, pour un rendu post-rock beaucoup plus développé qu’à l’accoutumée. Une influence très prégnante que l’on retrouvera donc à bien d’autres moments de cet album.

Sur « We Pursue The Serpent » par exemple où l’on obtient un mélange de post black majestueux, tendu mais émotionnel, jusqu’à nouveau passer par des breaks apaisés, ici comme jamais où de doux arpèges se voient même complétés par du xylophone (!). Une surprise de courte durée puisque les blasts épiques font leur retour tout de suite après. Sur « Guided Through A Starless Night », c’est l’introduction qui prend des allures d’Alcest, une douceur qui va ensuite s’évaporer au profit de presque dix minutes d’une intensité inouïe et aux mélodies renversantes (et avec quelques riffs plus lourds au milieu), la fin avec spoken words féminins y ajoutera une dose de mystère.

Du haut de ses cinq minutes, « As Our Bones Break To The Dance » se révèle forcément le titre au tempo le plus rapide, quelques cavalcades enflammées et un final déchirant plus tard, on a là le titre le plus à part de l’album. Enfin, « Of Withering Violet Leaves » conclut par un entre-deux intéressant, totalement post-rock en intro avant de faire monter crescendo l’énergie au sein d’un écrin mélodique envoûtant, l’absence de chant sur les trois quarts du morceau n’empêche pas cette épique conclusion de faire son effet (et de surprendre sur la fin avec ce chant clair typé viking).

Au final, Downfall Of Gaia signe un nouvel album dense mais paradoxalement très accessible, grâce à sa production plus douce. Les allemands ont su se renouveler en incorporant davantage de parties post-rock sans pour autant changer sa direction musicale. En dépit d’un certain manque de surprise (même s’il en demeure quelques unes) car le genre est devenu très commun aujourd’hui, on a là cinq titres immersifs qui raviront les amateurs à coup sûr.

  1. Seduced By…
  2. The Grotesque Illusion Of Being
  3. We Pursue The Serpent Of Time
  4. Guided Through A Starless Night
  5. As Our Bones Break To The Dance
  6. Of Withering Violet Leaves

Bandcamp

beunz
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