Green Oracle – S/T

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Style: shamanic doom/stonerAnnee de sortie: 2019Label: Argonauta Records

Trio italien débuté en Toscane en 2013, Green Oracle est un groupe de stoner/doom revendiquant ses influences chamaniques et ésotériques. En résulte ce premier album pour Argonauta Records où trois titres fleuves nous dictent la marche à suivre pour apprécier au mieux son écoute: Please. Do. Hallucinogens.

Pour le coup, on ne va pas les prendre au pied de la lettre sinon cette chronique ne ressemblerait à rien ! « Please » débute donc cet album par l’installation d’une ambiance plutôt paisible, on allume les bâtons d’encens et on se laisse porter. Mais les riffs stoner viennent vite baliser le chemin, de manière instrumentale d’abord avant que les voix des frères Anguillesi débarquent faire quelques vocalises incantatoires (à partir de la 8ème minute). Entrecoupé de passages avec apparition d’un didgeridoo, ce premier titre de quasi dix-huit minutes nous offre un voyage sensoriel prenant et ne paraissant pas aussi long !

« Do » poursuit avec en guise d’introduction une plongée dans je ne sais quelle tribu chamanique, en pleine cérémonie rituelle (avec bourdon de rigueur). Les chants incantatoires s’élèvent (on distingue d’ailleurs un chant féminin) pour dix minutes hors du temps avant que les instruments accordés très bas ne réapparaissent. Malgré le poids de la basse, la tendance est toujours à l’élévation grâce à une utilisation de synthés discrets, contribuant totalement au rendu psyché de l’ensemble. Enfin « Hallucinogens » va mettre ces mêmes synthés un peu plus en avant. Avec un tel titre, rien d’étonnant à ce que cette partie du trip soit la plus enfumée. Se signalant par le retour du chant (essentiellement féminin pour l’envoûtement), cet ultime titre aux surprenantes variations évolue entre stoner rugueux laissant ensuite sa place à une nouvelle séance rituelle avec clochettes et tambourins avant le retour du gras.

A la manière de Zaum, Green Oracle nous plonge dans un univers où ésotérisme et passages doom plus granuleux cohabitent. La longueur des titres peut être un peu rédhibitoire (quasiment une heure pour seulement trois titres, ça fait beaucoup), mais l’immersion se fait sans mal, malgré quelques passages où l’on décrochera un peu. Des longueurs certes, mais une gestion peu commune des harmonies et des transitions (avec des parties nerveuses qui mériteraient d’être un peu plus développées à l’avenir). Peut-être que mon analyse aurait été totalement enthousiaste sous substance (comme le suggère le groupe sur sa photo-promo), malheureusement pour eux, pas de ça chez moi !

  1. Please
  2. Do
  3. Hallucinogens

Bandcamp

beunz
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