Idiot Pilot – Blue Blood

Pas de commentaires      1 640
Style: emo/pop/electroAnnee de sortie: 2019Label: Autoproduction

C’est qu’on les avait presque oubliés ! Huit ans après leur hiatus, le duo composé par Michael Harris et Daniel Anderson a finalement décidé de remettre le couvert. C’est Strange We Should Meet Here (2005), leur premier album contenant le single fédérateur « A Day In The Life Of A Poolshark » (au clip bagarre emblématique), qui leur avait permis de décoller, leur permettant de tourner avec des groupes comme The Smashing Pumpkins ou Team Sleep. Un second album, Wolves, verra le jour deux ans plus tard sous la houlette de Mark Hoppus (Blink 182) et de Ross Robinson à la prod (producteur culte de Glassjaw, Slipknot ou encore du fabuleux Relationship Of Command d’At The Drive-In), et avec un certain Chris Pennie (Dillinger Escape Plan, The Armed…) derrière les fûts. Un de leurs titres finira même sur la B.O. de Transformers. Bref, une ambition semblant grandissante avant un silence de quelques années, un single suivi de la surprenante annonce de ce hiatus désormais terminé.

Blue Blood démarre par un retour dans l’univers si singulier du duo. « Bombs Aways » mixe d’emblée leurs deux facettes: post-hardcore (version U.S.) avec un riff principal et un refrain assez saturés tandis que les couplets sont plus éthérés, avec leurs envies electro. Le chant est quant à lui très reconnaissable, typiquement emo mais toujours aussi touchant. Comme si le temps ne s’était pas écoulé, Idiot Pilot signe des tubes aux mélodies marquantes comme sur « The Pushover » ou « Mammoth », mélange de force et de sensibilité qui mériteraient des passages en radio.

Idiot Pilot vogue toujours au gré de ses envies, avec plus ou moins de réussite. Cela fonctionne la plupart du temps comme sur le nerveux « Murderous », le grandiloquent quasi orchestral « Saboteur », le fédérateur « Asylum » ou encore l’atmosphérique « Silver Needle », un peu moins sur « Only So Much » (entre country acoustique et electro) ou le disco « Widespread Devastation ».

On note surtout l’adoucissement total au niveau vocal, plus de cris à se mettre sous la dent donc plus de traces de ce grain de folie qui les caractérisait auparavant. Dommage car cela apportait un renforcement du dynamisme sur les albums précédents. Idiot Pilot semble plus que jamais assumer son côté pop, ce qui pourra peut-être un peu déranger les fans des débuts (avec des vocaux parfois un peu trop maniérés). Mais force est de constater que les deux gars de Bellingham n’ont pas perdu la main ces huit dernières années en matière de composition de mélodies pleines de sensibilité. Un joli retour aux affaires s’écoutant avec une certaine nostalgie.

  1. Bombs Away
  2. The Pushover
  3. Mammoth
  4. Only So Much
  5. Sideways
  6. Asylum
  7. Murderous
  8. Saboteur
  9. Widespread Devastation
  10. Silver Needle
  11. Aerospace
  12. The Big Sleep

Bandcamp

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *