Volbeat – Rewind, Replay, Rebound

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Style: Elvis metal popisantAnnee de sortie: 2019Label: Vertigo / Universal

Marrant comme Volbeat et moi c’est un peu « hit or miss » à chaque fois… J’avais beaucoup aimé le cru 2013, Outlaw Gentlemen and Shady Ladies, avant de bouder l’album suivant (Seal the Deal & Let’s Boogie) qui rétrospectivement n’était, ça tombe bien, pas très réussi et bien trop long, malgré quelques bons titres (« Goodbye Forever », et « For Evigt » en particulier).

C’est aussi ça le truc avec Volbeat, le groupe parvient sur chaque album à balancer au moins quelques morceaux irrésistibles, et c’est pourquoi un best-of de la bande à Poulsen irait probablement piocher dans chaque album du groupe. Alors pondre quelques tubes c’est bien, mais arriver à une constance dans la qualité sur un album entier c’est mieux.

Et force est de constater que ce nouvel album m’a d’abord fait l’effet d’un cru très moyen globalement, avec cependant là encore les quelques pépites à best-of qui vont bien. Deux morceaux font en effet très forte impression dès la première écoute. « Sorry Sack of Bones » d’abord, que je n’hésiterais pas à placer dans le top 3 des meilleurs morceaux de Volbeat, et qui présente une facette inédite et franchement très réussie du groupe. Une rythmique dansante, une petite ambiance horrifique light, un refrain monstrueux et quelques spooky vocaux surprenants en arrière-plan (« And i knooooooow »), et putain voilà comment on accouche de 3min49 proprement géniales… Un titre comme on aimerait en entendre plus de la part de Poulsen et sa bande. Le deuxième titre à accrocher l’oreille est certainement « Leviathan », qui, sans être aussi innovant et génial que le précédent, s’avère absolument irrésistible, la faute à un refrain fantastique comme seul Volbeat peut en pondre.

Et puis on tape quand même rapidement du pied sur les morceaux typiquement elvissiens qu’un album de Volbeat digne de ce nom ne manque pas de contenir : le biennommé « Pelvis on Fire », l’interlude (pas désagréable mais pas très utile non plus il faut bien le reconnaître) de 38 secondes « Parasite » et surtout « Die to Live » sur lequel Neil Fallon (Clutch) vient partager le micro avec Poulsen entre deux parties de piano et de saxo déchaînés façon boogie woogie.

On n’échappe pas non plus aux moments « Metallica », avec « Cheapside Sloggers » d’abord : ses riffs puissants, son passage inquiétant avec les cloches et son solo à toute vitesse et surtout les 5min51 de « The Everlasting » qui mélange là encore gros riffs, solo bien typique et refrain pop totalement dans l’esprit Volbeat. Aucune surprise mais une efficacité éprouvée qu’il est difficile de remettre en cause…

Peu à peu, à force d’écoutes distraites, même les morceaux présentant la facette la plus pop (à grand renfort de choeurs féminins notamment), finissent par faire leur ouvrage, et des titres comme « Rewind the Exit », « Maybe I Believe », « Cloud 9 », « When We Were Kids » (quel refrain!) se révèlent au final être des petites pépites dans leur genre acidulé et sucré. Cette facette pop est plus que jamais mise en avant sur ce nouvel album, avec toutefois quelques bons riffs de guitare voire quelques solos bien placés, et si on tombe presque dans le plaisir coupable, le plaisir est bien là et on finit par ne plus se poser de questions pour taper du pied et remuer gentiment la tête à mesure que les titres défilent.

Et on sait qu’on va donc devoir s’incliner au final, même si l’album est encore une fois trop long et que forcément quelques titres ternissent un peu la belle tenue globale de l’album. « The Awakening of Bonnie Parker » d’abord qui voit Volbeat retomber dans ses travers punk à roulettes, avec son refrain à la Blink 182 est ainsi bien pataud et peu convaincant. De même que ce « 7:24 » conclusif, preuve d’amour trop meugnonne de Papa Poulsen pour sa petite fille, qui sent vraiment trop la guimauve pour ne pas provoquer l’arrêt anticipé de l’album. Heureusement qu’il s’agit du dernier titre du disque…

Ca ne partait pas bien aux premières écoutes, mais on est bien obligé de reconnaître que l’album tourne finalement pas mal et qu’il s’avère un bon cru pour la bande à Poulsen. Les amateurs du groupe devraient donc logiquement y trouver leur compte!

Tracklist:
01. Last Day Under the Sun
02. Pelvis on Fire
03. Rewind the Exit
04. Die to Live (feat Neil Fallon)
05. When We Were Kids
06. Sorry Sack of Bones
07. Cloud 9
08. Cheapside Sloggers
09. Maybe I Believe
10. Parasite
11. Leviathan
12. The Awakening of Bonnie Parker
13. The Everlasting
14. 7:24

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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