Orm – Ir

Pas de commentaires      526
Style: black/death atmosphérique/progressifAnnee de sortie: 2019Label: Indisciplinarian

Quartet originaire de Copenhague, Orm est un groupe ayant auparavant officié sous le nom de By The Patient. Mélangeant à l’époque death mélodique, black metal et thrash metal, les danois ont décidé de cesser leurs activités sous cette forme afin de fonder Orm. La raison ? Une envie de proposer une musique bien différente, plus progressive et plus épique. Une vision matérialisée à nouveau ici sur ce Ir, second album qui tranche avec l’éponyme (2017) tant le format des morceaux n’est pas conventionnel.
En effet, Ir ne contient que deux titres… mais ceux-ci culminent à 23 et 24 minutes ! Autant dire que pour rester alerte pendant de telles durées, mieux vaut que la musique d’Orm soit inspirée, et ce sera bien le cas…

« Klippens Lyse Hal » débute cet album, développant une atmosphère assez prenante, les séquences se succédant plutôt bien malgré certains grands écarts assez risqués. On passe ainsi d’un black metal forestier façon Agalloch à des moments death plus hachés (pas loin d’un Gojira), un peu de folk quand la guitare acoustique est de sortie puis une surprenante trompette annonciatrice d’un mouvement presque post-metal. Et ce ne sont là que quelques exemples de ce que le groupe danois a à nous offrir en un peu plus de vingt minutes. « Bær Solen Ud » met ensuite les bouchées doubles: folk délicat d’abord avant que l’atmosphère ne s’assombrisse à nouveau. L’alternance black/death avec blasts/moments plus éthérés est bien gérée, Orm sachant distiller assauts guerriers et mélodies mélancoliques voire plus lumineuses (sur le final), le tout avec prestance.

Reste un gros point noir à ces gentilles remarques: le format ! Qu’il est décourageant de s’enquiller les deux titres fleuves d’affilée sans perdre le fil au bout de quelques minutes. Certes, Orm s’y connait en rendu épique mais aurait selon moi gagné en intérêt en découpant ces deux longues plages en trois ou quatre parties distinctes (ce qui n’aurait pas été trop difficile vu que les transitions sont assez bien marquées), enfin peut-être que c’était juste un stratagème très malin pour faire écouter l’album jusqu’à la fin. Quoi qu’il en soit, en dépit de ce format un peu fastidieux, Ir est un album riche en sensations et en textures, entre puissance et finesse.

  1. Klippens Lyse Hal
  2. Bær Solen Ud

Bandcamp

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *