Grimes – Miss Anthropocene

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Style: Art popAnnee de sortie: 2020Label: 4AD

Dernier (?) épisode de la cuvée pop de rentrée 2020 (après Poppy et Twin Atlantic) et place cette fois à Grimes, Madame Elun Musk à la ville, qui nous revient toujours aussi décidée à imposer sa vision très artistique d’une certaine idée de la pop électronique et moderne. Clairement ces deux-là dans leur domaine respectif semblent partager une envie commune de briser les conventions et de dépasser les limites.

J’avais eu l’occasion d’expliquer déjà le bien que je pensais de Grimes lors de la sortie de son précédent album en 2015 (Art Angels, chroniqué ici). Annoncé en mars 2019, ce nouvel album prévu pour le 21 février 2020 est en fait déjà disponible sur la toile depuis fin novembre 2019 suite à un leak sauvage de l’intégralité de l’album en haute qualité. Vous n’aurez donc aucun mal à l’écouter si l’envie vous prend et que vous savez où chercher (et en même temps il n’y a plus longtemps à attendre pour pouvoir l’écouter en toute légalité)…

Force est de constater que la jeune succube toujours aussi nourrie à la culture nippone (il n’y a qu’à voir la pochette), au point de reprendre régulièrement les gimmicks vocaux suraigus -qui peuvent agacer- des asiatiques sur plusieurs titres (« Darkseid » ou « My Name is Dark »), réussit encore à accoucher d’un bien bel album, plutôt apaisé au global. Apaisé car peut-être moins porté sur certains délires agressifs qu’on retrouvait sur les « Kill v. Maim » ou autres « Scream » mais quand même toujours assez singulier et peut-être plus sombre qu’auparavant. L’album contient quoi qu’il en soit son lot de morceaux marquants, à l’image de la doublette « Violence » / « 4AEM », meilleurs moments du disque à mon sens, conjuguant gros beats et rythmiques efficaces.

Lorsqu’elle ne joue pas les gamines japonaises, la voix angélique (« New Gods ») de la jeune femme illumine ses compositions en se plaçant toujours en mode « spatial » (« Before the Fever » étant certainement le morceau illustrant le plus cette idée) avec une réverb’ qui colle parfaitement à l’ambiance qu’elle développe sur ses morceaux, à la manière d’un Purity Ring.

Clairement, les 44 minutes de ce Miss Anthropocene sont une fois encore de qualité (il n’y a d’ailleurs pas de morceau faible à déplorer) et vivement recommandées aux amateurs de pop sombre et stylée.

Tracklist :
1 – So Heavy, I Fell through the Earth
2 – Darkseid
3 – Delete Forever
4 – Violence
5 – 4 ÆM
6 – New Gods
7 – My Name is Dark
8 – You’ll Miss Me when I’m not Around
9 – Before the Fever
10 – IDORU

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 930 articles sur Eklektik.

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