Scáth Na Déithe – The Dirge Of Endless Mourning

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Style: black/death/doom metalAnnee de sortie: 2020Label: Vendetta RecordsProducteur: Colin Marston

Formé il y a cinq ans du côté de Dublin, Scáth Na Déithe est un duo de musiciens issus de la scène metal irlandaise. Cathal Hugues (chant, guitare, basse, claviers) et Tom Woodlock (batterie, en remplacement de Stephen Todd qui était en poste jusqu’alors) livrent un troisième album (après The Horrors of Old, EP de 2015 et Pledge Nothing But Flesh, 2017) The Dirge Of Endless Mourning, nouvelle plongée abyssale dans le folklore local.

Enfin si vous parvenez à capter quelques lyrics, car le son du duo est on ne peut plus massif tout en restant assez raw (son concocté par Colin Marston de Krallice/Dysrhythmia). Les monstrueux rugissements semblent extraits d’une caverne engloutie d’où vous ne pouvez pas vous échapper. L’impression d’immersion est en effet saisissante car la pesanteur doom apparaît comme quasi centrale dans ce nouvel album. Elle accompagne donc sur ces quatre titres fleuves un black/death violent mais atmosphérique, paré de nombreuses phases ultra prenantes.

« The Maligner’s Tongue » nous met sur les rails avec une optique quasi cascadienne mais avec cette lourdeur caractéristique qui en font une expérience assez forte, notamment par la faculté du duo à remplir l’espace d’une dimension aussi morbide qu’épique. Même effet sur « Misery Beyond Time » qui annonce avec son intro un titre plus émotionnel. Le son aura beau être aussi énorme que le titre d’ouverture, on décèle ici des mélodies plus évidentes et des transitions façon « calme après la tempête » particulièrement judicieuses. Les deux derniers titres prolongeront un peu plus le plaisir, notamment la conclusion « Remnant Understanding » titillant le quart d’heure. Les passages black/death alternant les phases ralenties continueront à distiller ces paysages de désolation.

Trois quarts d’heure qui n’en paraissent au final pas autant. La mixture sonore offerte par Scáth Na Déithe ayant, malgré ses atours compacts, une belle variété sans jamais quitter son objectif de submersion (par déferlante black/death comme par marée montante funeral doom). Somptueux.

  1. The Maligner’s Tongue
  2. Misery Beyond Time
  3. Ochón
  4. Remnant Understanding

beunz
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