Code Orange – Underneath

Pas de commentaires      4 083
Style: Neo Hardcore Metal IndusAnnee de sortie: 2020Label: Roadrunner

Les extra-terrestres américains de Code Orange sont de retour (avec leur look plus WTF et justement… extra-terrestre que jamais), pour nous proposer leur nouvelle livraison de hardcore/metal new-school bien haineux et brutal. 13 nouveaux titres et une intro qui nous plongent dans l’ambiance bien glauque des américains, voilà ce qu’on retrouve au menu d’un Underneath bien riche et pas avare en contenu avec ses 47 minutes au compteur.

On est saisi d’entrée et mis sur le grill avec le monstrueux « Swallowing the Rabbit Whole », tout en haine et muscles dehors, mariant riffs surefficaces, grosses moshparts, hurlements, et bruitages indus. On sent bien que la formule de « néo-hardcore » de Code Orange empruntant tant au hardcore qu’au néo-métal le plus extrême (on pense évidemment aux premiers albums de Slipknot qui sont à n’en point douter une des influences de Code Orange, écoutez donc le démarrage de « In Fear » sur lequel on pourrait s’attendre à voir débarquer Corey Taylor) est arrivée parfaitement à maturation sur ce nouvel album imparable du début à la fin.

Avec l’intelligence qui les caractérise les Kidz ont la bonne idée de confirmer leur intention de ne pas se montrer monomaniaques en nous éclatant sans répit les tympans sur 13 titres à la suite, ce qui se serait révélé aussi rébarbatif que pénible. Pour autant quand le groupe lâche les chevaux il nous en fout vraiment plein la gueule, plus impitoyable que jamais comme sur le monstrueux « Back Inside the Glass », ou la doublette « Erasure Scan » (sur lequel les beats synthétiques se disputent la vedette avec les riffs de guitare écrasants) / « Last Ones Left » qui avoinent furieusement. Mais les passages mélodiques auxquels nous a habitué le groupe depuis maintenant plusieurs albums sont toujours de la partie et même encore plus présents qu’avant (ce dont on se félicite), l’équilibre des deux facettes du groupe n’ayant jamais été aussi parfaitement atteint. C’est une fois encore la guitariste Reba Meyers qui s’y colle la plupart du temps (sur le même modèle que l’énorme « Bleeding in the Blur » sur le précédent album du groupe Forever) de sa voix androgyne au possible, que ce soit sur le pont d' »In Fear », mais surtout sur les ultra mélodiques « Autumn and Carbine », ainsi que « Who I Am » et « Sulfur Surrounding » qui encadrent le super violent et industriel en diable « Cold.Metal.Place ». Mais Reba est davantage secondée par les garçons qui s’essaient aussi à des passages plus mélodiques et moins bourrins, à l’image du passage aérien du par ailleurs bien sans pitié « You and You Alone » assuré par Jami ou Eric et qui fonctionne aussi à merveille, de même que sur le précité « Who I Am » qui fait office d’effort de groupe complètement payant. C’est aussi avec son visage mélodique que le groupe clôture son album avec le presque Kornien « A Sliver » (on se demande même si ce n’est pas Jonathan Davis qui vient balancer quelques onomatopées dont il a le secret sur le titre), et le super tube « Underneath » qui voit Reba et Jami se donner la réplique avant qu’entre en piste LE refrain qui tue par excellence. Le côté « indus » est pour sa part bien présent dans les délires bruitistes qui parsèment la plupart des morceaux, mais aussi en particulier sur le titre « The Easy Way » qui pourrait avoir été pondu par Pitchshifter accompagné d’un Trent Reznor en pleine forme. C’est encore une fois excellent en tout cas.

Difficile de prendre en défaut les américains, Underneath est assez parfait du début à la fin, même s’il est difficile à sortir et à imposer à la famille en période de confinement sous peine de voir les enfants convulser dramatiquement au bout de quelques minutes sans qu’aucun virus puisse pour le coup être blâmé de quoi que ce soit… Code Orange confirment leur position de leaders du genre Hardcore/Metal New-School même si de nouveaux acteurs comme Vein ou Loathe ont su également bien marqué les esprits récemment et faire progresser brillamment le genre.

Tracklist :
1 – (deeperthanbefore)
2 – Swallowing the Rabbit Whole
3 – In Fear
4 – You and You Alone
5 – Who I Am
6 – Cold.Metal.Place
7 – Sulfur Surrounding
8 – The Easy Way
9 – Erasure Scan
10 – Last Ones Left
11 – Autumn and Carbine
12 – Back Inside the Glass
13 – A Sliver
14 – Underneath

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 934 articles sur Eklektik.

Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *