A Dark Orbit – Parhelion

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Style: djent/mathcore progressif et atmosphériqueAnnee de sortie: 2020Label: Autoproduction

Quelques années avant de franchir l’Atlantique pour gueuler chez Frontierer, son chanteur Chad Kapper a fait ses armes chez A Dark Orbit, groupe (trop) confidentiel malgré son approche plutôt originale du metal hardcore qui « djente », à la fois progressif, technique et atmosphérique. Enregistré en 2012, Parhelion aurait dû être le premier long-format d’A Dark Orbit (suite à leur excellent EP de 2009 The Voyager) mais suite à des soucis de mixage, le quintet de St-Louis (Missouri) laissera de côté ces treize titres, connaîtra quelques mouvements de line-up puis se mettra à composer Inverted (2015). Revoici donc Parhelion huit ans après sa création, dans son format (et donc mix) original.

Et les soucis sonores mentionnés plus tôt sont immédiatement décelables, le son est assez compressé, la batterie sonne plutôt étouffée et les reliefs auraient effectivement pu être bien mieux dessinés, mais qu’importe, Parhelion est quand même une tuerie ! On retrouve en effet sur cet album tout ce qui faisait le sel de The Voyager soit une alliance de gros riffs djent imposants (à base de polyrythmies façon Meshuggah) et d’une atmosphère mélodique envoûtante englobant le tout sans jamais atterrir dans le pompeux. Kapper, quant à lui, possédait déjà à l’époque sa voix arrachée ultra hargneuse et il n’est pas rare de trouver des phases complètement à la Frontierer ici (sur « Tuskcutter » par exemple) tant la violence est omniprésente.

Mais plutôt que de se manger des murs de parpaings constellés de riffs math désorientant, A Dark Orbit axe ses compos sur des riffs chaotiques (parfois moshparts) et groovy opaques qui se voient soudain injectés d’un poignant voile lumineux au détour d’un trémolo (« Cast-Iron Jawbone »), de nombreux passages planants (« Gnome », « West Rising Sun », « The Passage »), du solo (« The White Oil Spill »), voire de tout à la fois (« Nautical »). Certes la sauvagerie est de mise mais cet album connaît de nombreuses nuances bienvenues permettant des respirations entre deux assauts. En guise de conclusion, A Dark Orbit s’attaquera à « Boy With Stick » de Hum que le groupe adaptera à sa sauce, bien énervée !

Bref, une « fausse nouveauté » qui ravage tout sur son passage, peut-être un peu éreintante sur la longueur (à cause du mix principalement) mais au pouvoir captivant grandissant écoute après écoute. A Dark Orbit mérite beaucoup plus d’exposition qu’il n’en a, downloadez donc (librement ou pas) cet excellent album oublié et penchez-vous aussi sur le reste de leur discographie !

  1. Gnome
  2. Standing On The Shoulders Of Giants
  3. Cast-Iron Jawbone
  4. I, Mutiny
  5. Nautical
  6. Operation: PELICAN
  7. West Rising Sun
  8. The Passage
  9. Tuskcutter
  10. Vinland
  11. The White Oil Spill
  12. Casino Teeth
  13. Boy With Stick (HUM Cover)

beunz
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