2011

Bilan annuel 2011

Et une année de plus en compagnie d’Eklektik !

Retour sur l’année 2011 avec les coups de cœur, coups de gueule et autres remarques de la rédaction.
On ne peut pas nier que 2011 a été une année florissante en termes de sorties d’albums et de découvertes pour l’ensemble des chroniqueurs. Comme vous le verrez dans les bilans individuels, la rédaction est fidèle au credo du webzine et les dix chroniqueurs qui se sont prêtés au jeu offrent un panel d’albums extrêmement varié. On retrouve donc peu de recoupements entre les top 10 individuels.
On peut quand même signaler que « Let England Shake » de PJ Harvey a remporté les faveurs de quatre des chroniqueurs de l’équipe et que les derniers Septic Flesh, Hateful Abandon et Mastodon reviennent dans 3 tops différents et prennent place comme étant des albums essentiels de cette année 2011. Les opus d’Opeth, Ascension, Belong, Tom Waits, Rome et Leprous ont également fait quelques amateurs dans l’équipe et sont mentionnés dans 2 tops chacun. Également relayés dans deux tops de chroniqueurs: Ramesses, Dornenreich et Blut Aus Nord (mais pour deux albums différents).

Au niveau de la vie du site, la découverte de la rédac’ pour 2011 semble se profiler sous les traits de Dephosphorus dont la chronique a suscité des retours positifs des chroniqueurs. Parmi les 164 chroniques publiées en 2011, on peut aussi retenir des chroniques telles que Virus « The Agent That Shapes The Desert » et Khann –  « Erode » qui ont été beaucoup lues et/ou commentées. En revanche, « Wars of the Roses » d’Ulver semble avoir été la déception de l’année pour une bonne partie de l’équipe.

2011 a aussi vu l’arrivée de nouveaux chroniqueurs sur Eklektik: Pluton, Ennoia et Kane.

Place maintenant aux bilans individuels:

  • Krakoukass: Une année 2011 toujours riche en découvertes en tous genres, à tel point que le Bilan a été particulièrement difficile à boucler au final! A noter que c’est la première année qu’un EP figure dans mon top annuel, et en très bonne place puisqu’il s’agit de mon album de l’année!
    Voici le top 10 synthétisé, vous retrouverez dans le détail un top 20 plus étoffé et quelques autres détails sur l’année 2011 en vous reportant au bilan détaillé.

Voir le bilan détaillé de Krakoukass

  • jonben: Tous les ans amènent leur lot de découverte, il y a un tel foisonnement de sorties ces temps-ci qu’on ne sait même plus où donner de la tête, et c’est sans compter que j’écoute également beaucoup de funk et jazz. Cette année fut indéniablement pour moi celle du mouvement djent qui évoluait dans son placenta depuis un certain temps jusqu’à éclore en 2010 avec l’album de Periphery, et celle de la consécration dans la foulée de plusieurs premiers albums phénoménaux. Mes découvertes et mon bilan dans son ensemble se veulent sous le signe du metal prog et ses multiples facettes, soulignées par l’extraordinaire capacité du metal à absorber d’autres musiques issues du jazz, du classique, de la musique électronique pour évoluer. Comme d’habitude aussi, des albums coups de coeur piochés dans d’autres genres.

Voir le bilan détaillé de jonben

  • Ennoia: Une année très riche dans tous styles même si on peut noter une bonne dose d’albums de black sympathiques. Les dix albums qui se retrouvent ici ont été pour moi une évidence. En revanche, en dehors des deux premiers qui sont une coudée au dessus des autres, les ordonner de 1 à 10 n’a pas été chose facile. C’est pourquoi l’ordre présenté ici est tout sauf immuable et somme toute un peu arbitraire.

Voir le bilan détaillé d’Ennoia

  • Ghnös: Cette année 2011 est l’année des confirmations ou des valeurs sûres. Peu de surprises au final mais les groupes attendus n’ont globalement pas déçus. Difficile d’établir un top 10 des meilleurs albums de l’année mais la compétition fut rude dans les différents styles musicaux à tel point que les très bonnes sorties que sont les derniers Epheles, Septic Flesh, Necros Christos ou Altar of Plagues n’apparaissent pas dans ce top. La joie des classements en quelque sorte. Vous découvrirez mon bilan détaillé via le lien disponible sous les pochettes représentant ce qui est mon top 10 de l’année 2011:

Voir le bilan détaillé de Ghnös

  • Kane: Tâche toujours ingrate que de faire un bilan. Difficile de ne pas faire une liste de 50 trucs qu’on a aimé. Ça veut dire qu’il faut en mettre de côté, et c’est parfois à regrets. Un clic et vous aurez ma sélection de 2011.

Voir le bilan détaillé de Kane

  • drommk

Voir le bilan détaillé de drommk

  • Kollapse: A l’heure des bilans, c’est toujours la même ritournelle : c’est un vrai casse-tête d’établir un top 10. D’autant plus si l’année a été particulièrement riche en bonne sorties. Ce qui fut le cas de 2011. Pour constituer ce best of, tout à fait personnel, de que je considère représenter les albums m’ayant fait le plus frémir de l’année écoulée, j’ai décidé de faire simple. En prenant un bic et une feuille, je notais 10 noms de groupes et leurs albums respectifs. Si ces albums m’ont marqué, alors je devrais être capable de m’en souvenir. J’ai évidemment obtenu plus que 10 noms, mais je décidai de ne retenir que les 10 premiers. Les autres termineraient dans les fameuses « mentions honorables ». Voilà ce que cela donne.

Voir le bilan détaillé de Kollapse

  •  Beunz: Il est toujours délicat de se retourner sur l’année fraichement passée, trier, compiler et finalement ne garder que vingt albums parmi la multitude qu’on a écouté. Enfin voilà, c’est chose faite. Globalement 2011 a été surtout une année de confirmations (voir mon top 3 notamment) et de très nombreuses découvertes. Sinon bizarrement je n’ai aucune déception qui me vienne à l’esprit, la preuve que j’ai su vite les oublier.

Voir le bilan détaillé de Beunz

  • Pluton: A mon sens, 2011 aura été l’une des années les plus riches en terme de sorties depuis 2007. Année qui aura vu la consécration des anciens capables de faire du neuf après des carrières longues de 20 à 40 ans (PJ Harvey, The Residents, Mike Patton, Tom Waits, Steven Wilson…). C’est rassurant quand on se disait que tout avait été entendu en musique, certains artistes continuent à explorer des territoires qui leur sont inconnus.

Voir le bilan détaillé de Pluton

  • darkantisthène: 2012, heure du bilan. Mais heure des propositions aussi, car on ne peut pas baser son programme sur la seule critique d’un bilan. Mon choix n’a pas été très compliqué, c’est l’une des années où j’ai le moins écouté de musique. Et le peu que j’ai écouté n’avait pas beaucoup de rapport avec le metal. Pour autant, certains albums ont trouvé le chemin qui menait directement aux entrailles :

Bilan 2011 Darkantisthene

2012, heure du bilan. Mais heure des propositions aussi, car on ne peut pas baser son programme sur la seule critique d’un bilan.

Mes propositions sont simples, mes chers compatriotes, et vous les trouverez en détail sur electionquonestdanslamerdeavec.fr.

En attendant, je vais quand même vous dire ce que je pense de 2011 parce que vous attendez de ce site de recevoir la lumière dans laquelle vous pourrez baigner vos oreilles.

Mon choix n’a pas été très compliqué, c’est l’une des années où j’ai le moins écouté de musique. Et le peu que j’ai écouté n’avait pas beaucoup de rapport avec le metal. Pour autant, certains albums ont trouvé le chemin qui menait directement aux entrailles :

Electric Mary – III : Très bon successeur à Down to the bone qui avait révélé le hard rock Zeppelinien fort couillu de ces Australiens en 2008, III n’est certes pas une bombe atomique mais offre de quoi passer un sacré bon moment. http://www.youtube.com/watch?v=akF2b9RQN3w&feature=related

Supagroup – Hail ! hail ! : Sachez passer outre « l’esthétique » du groupe, sortez la golf 2 cabriolet du garage et allez prendre en autostop les morues du coin pour les amener boire une pina colada en bord de mer avec en fond sonore ce hard rock vivifiant. http://www.youtube.com/watch?v=8rwAx0v_MqU

Novembers Doom – Aphotic : Les Death Doomeux renouent avec l’inspiration qui m’avait fait rallier leur cause magnifiquement défendue sur A pale haunt departure. Puissamment beau (voir chronique). http://www.youtube.com/watch?v=p2mCBFBJYIU&feature=fvst

Seasick Steve – You can’t teach an old dog new tricks : 2011 ou l’année du blues pour moi ; si 2012 doit être pour vous la découverte de cette musique, vous serez gentils de faire ça bien en compagnie de Seasick Steve. http://www.youtube.com/watch?v=5661DlLWV80

A Hill To Die Upon – Omens : La vie est une lutte, une lutte ça se prépare, les Américains d’A hill to die upon sont les coachs rêvés si vous voulez vous lancer dans le combat à corps perdu.

http://www.youtube.com/watch?v=aduZyO3jOdM

Benighted – Asylum cave : Après le tonitruant IdentisiskIcon ne m’avait pas transcendé ; la cuvée 2011 du meilleur groupe de death français m’a comblé de bonheur putride ; je ne pensais pas qu’ils pourraient, après autant d’année de bons et loyaux services, proposer une telle bombe. Si avec  ça, vous ne consommez pas français, ça relève de l’auto dénigrement systématique. http://www.youtube.com/watch?v=7HNb9HiXPGw&feature=related

Craft – Void : Elus VRP de l’année chez Haine malsaine and co, les Suédois de Craft ont gravi une marche supplémentaire vers mon panthéon des groupes black metal (voir chronique)http://www.youtube.com/watch?v=AfKsP4hp13I

Le bonus cadeau pas cher et gratuit :

Infestus – Exist (black metal)

http://www.youtube.com/watch?v=u09kyvxcsHM

Evadne – The shortest way (doom death Swallow the sunien)

http://www.youtube.com/watch?v=GxdcNvn5Fo8

et Ghost Brigade (doom dark mélodique) (voir chronique)

http://www.youtube.com/watch?v=4KGH8-_EgAo&feature=fvstmériteront peut-être, après encore un peu de recul, de figurer dans la liste tant enviée.

Pour ceux qui aiment de temps en temps s’écouter du bon blues Buddy Guyien et qui en ont marre de voir la tronche de Joe Bonamassa, je recommande l’excellent album (How I go) d’un autre petit prodige : Kenny Wayne Shepherdhttp://www.youtube.com/watch?v=8NU4EK8LxnE&feature=fvsr.

Mais mon album de 2011 n’est pas sorti en 2011 : Buckethead – Population override : j’ai réellement découvert ce phénomène cette année, passant outre l’image de frappadingue autiste parti un temps affronter les masses venues se faire percer les oreilles par Axl Rose et je suis tombé sur ce véritable chef d’œuvre de la guitare instrumentale ; attention, on n’a pas du tout affaire à un album metal ou complètement barré, on est plutôt sur du jaz funk rock Jeff Beckien en moins torturé ou alambiqué, un toucher intense et subtil au service de compositions étincelantes. Un album incontournable pour tous ceux qui savent qu’écouter de la musique est une activité en soi. Si vous ne trouvez pas l’extrait sublimissime, vous serez gentils de ne pas m’adresser la parole la prochaine fois qu’on se croise : http://www.youtube.com/watch?v=hyYUGgX6JvU&feature=related

Les déceptions :

Anthrax (bon là je dois avouer que je fais ma tête de cochon, je n’avais pas envie de retrouver le Anthrax de Belladonna, tellement celui de Bush me comble) ;

The Answer : je redoutais un peu le fameux cap du 3ème album, pour moi ils n’ont pas relevé le défi avec suffisamment de brio.

Metallica et Lou Reed : mouais bon là ça n’est pas vraiment une déception, j’attendais de la merde, on a eu de la sous-merde inqualifiable, e je commence à réellement trouver indécent le fait d’être contre l’euthanasie.

Steven Wilson : ni son album solo, ni sa collaboration avec Aviv Geffen ne m’ont convaincu ; un peu à l’image de Devin Townsend, je commence sérieusement à penser que plus rien de grand ne sortira du cœur de l’âme de Porcupine Tree.

Les attentes pour 2012 : Anathema, Empyrium, Lunar Aurora, Paradise Lost, Dawn (ahah!).

Bilan 2011 jonben

Top 10:

Tous les ans amènent leur lot de découverte, il y a un tel foisonnement de sorties ces temps-ci qu’on ne sait même plus où donner de la tête, et c’est sans compter que j’écoute également beaucoup de funk et jazz. Cette année fut indéniablement pour moi celle du mouvement djent qui évoluait dans son placenta depuis un certain temps jusqu’à éclore en 2010 avec l’album de Periphery, et celle de la consécration dans la foulée de plusieurs premiers albums phénoménaux. Mes découvertes et mon bilan dans son ensemble se veulent sous le signe du metal prog et ses multiples facettes, soulignées par l’extraordinaire capacité du metal à absorber d’autres musiques issues du jazz, du classique, de la musique électronique pour évoluer. Comme d’habitude aussi, des albums coups de coeur piochés dans d’autres genres.

TesseracT – One (lien chronique)
Periphery avait annoncé la couleur avec son premier album l’année dernière, mais 2011 fut réellement l’année de consécration d’une nouvelle vague de groupes metal » djent », une bonne partie d’entre eux, déjà connus par leurs démos, ont su proposer un 1er album exceptionnel. Tesseract en fait partie, avec une version bien personnelle, atmosphérique et groovy de cette musique.

http://www.youtube.com/watch?v=GBXVDyR7YC4

Protest the Hero – Scurrilous (lien chronique)
3ème album des canadiens qui continuent à proposer quelque chose d’unique, thrash, punk, prog, bon esprit, aventureux et un chanteur qui assure.

http://www.youtube.com/watch?v=oUodza3eoUQ

Beyond Creation – The Aura (lien chronique)
1er album de ce groupe de death technique québecois qui se place d’emblée dans la cour des grands du genre, une  composition agressive mais mélodique à souhait, rehaussée par un bassiste fretless omniprésent.

http://www.youtube.com/watch?v=DWzSZWftu8U

The Human Abstract – Digital Veil (lien chronique)
Les 2 albums précédents du groupe ne m’avaient pas intéressé outre mesure, celui-là change complètement la donne grâce à l’arrivée de nouveaux membres,  le metalcore progressif du groupe gagnant en influences classiques jusqu’à singer le style de compositeurs classiques, avec un gros son metal.

http://www.youtube.com/watch?v=f7EzA0Oeah8

Corelia – Nostalgia (lien chronique)
Ce 1er EP  est une des meilleures sorties cette année à mon goût, déjà parce que leur chanteur est excellent, mais ces premiers morceaux du groupe présentent surtout une maturité exceptionnelle, du riff génial sortant des sentiers battus à la pelle.

http://www.youtube.com/watch?v=Kyqh-F0JbHU

East Of The Wall – The Apologist
Retour toujours aussi intéressant pour ce groupe descendant de The Postman Syndrome,  croisement imprévisible de la rage froide de Neurosis et de tout ce que le prog rock peut proposer.

http://www.youtube.com/watch?v=nvjIaPj2dAY

Textures – Dualism
Toujours pas de déception de la part des hollandais, le nouveau chanteur s’intègre incroyablement bien à l’ensemble, et c’est déjà une gageure, mais c’est surtout leur sens de la composition qui fait mouche.

http://www.youtube.com/watch?v=mcIliX_z_7M

Last Chance to Reason – Level 2
« voix claires » et claviers futuristes façon 80s sur du death prog, je trouve ce premier album tout bonnement énorme, les voix claires sont parfaitement liées à l’ambiance futuriste/jeux vidéo/extra-terrestre, sonnant comme les paroles éthérées d’un vaisseau spacial à intelligence artificielle perdu dans une guerre intergalactique, touché par des rayons faisant bugger ses circuits-claviers et répondant à coup de blasts.

http://www.youtube.com/watch?v=CfYqnVvaXVg

Ever Forthright – Ever Forthright
Tard venu en cette fin d’année 2011, le 1er album d’Ever Forthright était attendu, personnellement je ne savais pas à quoi m’attendre mais j’ai rapidement réalisé que le groupe proposait là l’un des albums les plus aboutis de l’année, musiciens d’exception jouant du metal avec un bagage jazz évident, capables de disgressions piano/sax de toute beauté entre deux assauts saturés. Et encore un excellent chanteur.

http://www.youtube.com/watch?v=1w0ICgvGVV8

Leprous – Bilateral
L’album de metal prog de l’année sans aucun doute, ça sonne norvégien jusqu’à la moelle, un peu extravagant, ça caresse dans tous les sens du poil, avec un côté malicieux plutôt bienvenu.
http://www.youtube.com/watch?v=986iAyQpr1U

Le peloton :

Scale The Summit – The Collective : encore un bon album de prog instrumental, proprement travaillé
Animals as Leaders – Weightless : le 2ème album du groupe frole le top 10, un des groupes instrumentaux les plus originaux et novateurs dans le metal
Devin Townsend Project – Deconstruction : si il est un peu usant à la longue, ce projet de Townsend n’en est pas moins

Fuck the Facts – Die Miserable : un des seuls groupes à tendances grind que j’apprécie vraiment, pas qu’il soit moins abrasif mais toujours plein d’idées et sachant ménager les ambiances pour en faire ressortir la rage pure
Corrupted – Garten Der Unbewusstheit : bel album reposant, folk dans l’esprit, le gros son et les voix caverneuses infrabasses en plus par moments. J’aurais tendance à penser qu’il dépasse El Mundo Frio en majesté.
Between the Buried and Me – The Parallax: Hypersleep Dialogues : ces 3 titres composent encore une belle pièce dans leur discographie, ça ne présage que du bon quant à l’album qui lui fera suite cette année
Pain of Salvation – Road Salt Two : il n’y a pas à dire, je n’arrive pas à délaisser ce groupe et chaque nouvel album, s’il n’apporte plus grand chose de nouveau et toujours bienvenu, la voix de Gildenlow, la facilité du groupe à partir dans des trips transcendent leurs morceaux
Opeth – Heritage : plus de death metal, plus de growls, un premier morceau superbe et le reste qui s’essouffle assez vite mais on ne peut pas parler d’une déception, peut-être un premier pas vers quelque chose de vraiment grand sur le prochain album?
Uneven Structure – Februus : les représentants français du djent, assez proches au niveau son de Tesseract, ils auront pris leur temps pour développer cet album, autoproduit, à bon escient, c’est une oeuvre complète avec une vraie personnalité
Vildhjarta – Masstaden : encore un groupe djent qui tease depuis des années avec des démos prometteuses, le résultat est un des albums les plus brutes et malsains de ce mouvement suivant les traces de Meshuggah, ils sont d’ailleurs également suédois
Cave In – White Silence : personne ne les attendait, et la suprise fut d’autant plus intéressante, cet album parcourt tous les styles que Cave In a pu aborder précédemment, avec un certain brio
Enablers – Blown Realms And Stalled Explosions : aucune évolution réelle, spoken words habités sur un rock teigneux entre post, math et noise, dans le style des précédents albums, et toujours aussi bon
Pianos Become The Teeth – The Lack Long After
Steven Wilson – Grace For Drowning : Si Wilson n’avait gardé que les titres les plus énergiques et jazzy de ce double album, il aurait certainement été dans mon top 10, ces morceaux sont ce qu’il a fait de mieux depuis un bail.
Graviton – Massless : un petit plaisir perso, le projet rock/sludge du gratteux de Intronaut, proche au niveau du style quoiqu’un peu plus expérimental

Quelques EPs :
Kidcrash – Naps : math rock noisy fait comme il se doit, prenant, imaginatif, et tendu émotionnellement
This town needs guns – Adventure, Stamina & Anger : pop rock indie avec un gratteux au jeu riche particulier
The Empire Shall Fall – Volume I Solar Plexus EP : L’expressivité de la voix de Killswitch Engage sur un metal/hardcore alternatif touche à tout couillu mais recherché, du dub, des passages jazz, du sax, des solos tripants. C’est un EP, 4 morceaux et 3 interludes, rien à jeter, ça laisse présager du bon pour le Volume Two à venir.
The Odious – The Odious – That Night A Forest Grew : débuts prometteurs pour ce groupe américain, death prog qui se permet des interludes rappelant le grunge au niveau vocal comme le jazz au niveau progressions d’accords
Bispora – The Cycle : un autre groupe à évoluer dans un death prog touche à tout, Between the Buried and Me a de beaux rejetons
Gorod – Transcendence : joli EP du groupe de death français, ce titre de 15 minutes est superbe et annonce une direction plus progressive pour le groupe.
Blotted Science – The Animation of Entomology : 4 titres épileptiques avec comme thème les insectes dans les films d’horreur.

Déceptions :
Kickback : pas au niveau de No Surrender, on dirait un recueil de faces B et reprises
Cloudkicker : le one man band verse dans le post-rock, sans grand intérêt par rapport au metal prog instrumental de Beacons
Mastodon : pas vraiment une déception, mais je n’ai pas réussi à rentrer dans ce nouvel album, trop bancal à mon goût

Bilan 2011 Ghnös

Retour en musique sur l’année 2011 qui aura été active en termes de sorties et de concerts de qualité, en espérant que 2012 prenne le même chemin et nous apporte de bonnes surprises…

Je vais commencer cet édito par mes coups de cœur et mes flops scéniques de l’année:

I. CONCERTS

Les « TOPS »

1- PJ Harvey (le 24 février 2011, L’Olympia, Paris):

Incontestablement LE concert de l’année. Mise en scène sobre, tracklist parfaite, son et interprétation à la hauteur de la carrière de l’anglaise. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ce live soit réussi et ce fût le cas. PJ Harvey est une artiste à part, timide mais pas trop, distante physiquement parlant de ses musiciens sur scène mais tellement proche de par cette espèce de connexion par l’esprit. PJ Harvey c’est aussi une voix irréprochable, touchante et pleine de feeling. Véritable enchantement, cette performance restera figée tel un souvenir bien ancré dans ma mémoire.

http://www.youtube.com/watch?v=qhWsmtU2WKg

2- Soirée Spiritual Front et Varsovie (le 09 avril 2011, Café de la Danse, Paris):

Excellente soirée dans un cadre agréable le tout organisé avec soin.

J’attendais Varsovie avec impatience étant un inconditionnel depuis le premier EP et je n’ai pas été déçu. Le groupe débordait d’énergie, les titres s’enchaînaient avec puissance et le son était accrocheur et organique. Un bon souffle électrique en pleine gueule en quelque sorte et un putain de contentement à l’arrivée.

La cerise sur le gâteau avec Spiritual Front, autre groupe que j’apprécie depuis quelques années et comment dire ? Gros set, beaucoup de présence scénique, un frontman souriant, classe, pris entre Johnny Cash et Morrissey aussi bien dans l’allure que dans les gimmicks et une assurance totale qui faisait plaisir à voir. Pareil que pour Varsovie, le choix des titres étaient judicieux (part belle entre les deux derniers albums) et l’appui du vidéoprojecteur diffusant « Una vita violenta » de Pasolini permettait de constituer une ambiance feutrée presque hors du temps.

http://www.youtube.com/watch?v=FoPeVaC0JnA

http://www.youtube.com/watch?v=67_0y-IiVF0

http://www.youtube.com/watch?v=8Bh4SVg2oEw

3- Virus (le 29 octobre 2011, Luxor Live, Arnheim, Pays-Bas):

Enfin, putain enfin !

Me délecter de Virus en live suffisait à nourrir mon impatience d’aller aux Pays-Bas afin d’assister à l’Aurora Infernalis. Dès les premières notes j’ai vite compris que j’allais prendre une claque. La quintessence de Virus en vrai, à deux mètres devant moi prenait cette forme assez étrange, parfaitement rendue par l’aura et les expressions de Carl-Michael Eide. Cette voix, ce regard, ce mur de guitares, ces dissonances, cette subtilité dans chaque frappe du batteur: 45 minutes de pur bonheur avec le seul petit regret qu’ils n’aient pas joué « Strange Calm ». Merci Virus.

Les « FLOPS »

1- Dødheimsgard (le 29 octobre 2011, Luxor Live, Arnheim, Pays-Bas):

Gros flop de l’année… Tout ça pour ça ? 15 ans pour « arranger » la scène et poser cette banderole inutile, 10 ans pour allumer un vieil Asus sous Windows et 20 ans pour lancer la banque de sons car visiblement c’était trop difficile de trouver quelqu’un pour s’occuper des machines.

Le show commence, gros son. Ok, ça peut aller mais DHG sans effets ça passe mal quand même. Tous les deux morceaux Vicotnik semblait complètement crevé et cherchait à reprendre son souffle. Difficile de s’occuper de tout entre guitare, chant, pc merdique, certes. Et puis au bout de 35 minutes plus rien. Le traditionnel écran bleu qui coupe des effets que nous n’entendions pas mais Vicotnik devait accorder une importance psychologique à cet Asus bas de gamme pour consacrer de longues minutes assis devant à essayer de le relancer. Du coup entre la perte de temps avant la montée sur scène et les problèmes techniques, nos bons vieux norvégiens partirent déçus devant l’incompréhension d’un public assez énervé.

2- Ulver (le 26 mars 2011, Le Trabendo, Paris):

Je voulais leur laisser une seconde chance après leur concert début 2010 à La Cigale, j’ai insisté auprès d’Ennoia pour que nous allions à ce concert au Trabendo et…

En fait on s’est bien marrés au final devant un Garm plus désagréable que jamais, visiblement plus intéressé par son Ipad que par le show. Garm d’ailleurs, tu ne me liras jamais mais je veux te dire que tu es un chanteur de merde, littéralement. J’ai presque bandé pendant des années sur tes vocaux certes aidés par des effets mais tu m’as juste donné envie de te lancer un étron à la gueule pendant ce concert. Aimes-tu ce que tu fais (je parle de la musique pas des tes gadgets) ? As-tu du respect pour un public certes acquis à ta cause et qui serait prêt à te sucer gratos pour être aussi désinvolte que ça ? Non parce que sérieusement, tu peux remercier ton claviériste qui relève le niveau… En effet ce ne sont pas les types bras croisés censés s’occuper des machines qui peuvent dire le contraire. Ni même Daniel O’Sullivan pourtant très efficace durant le premier concert à Paris qui passait la plupart de son temps à siroter un beaujolais bien frelâté histoire d’avoir la french’ touch ou encore le batteur, certes assez bon, mais qui s’emmerdait à un tel point que je l’accuse d’avoir écouté au casque le show de Slayer (qui avait lieu le même soir à Paris) durant « Stone Angels ». Ah au fait, Garm c’est pas classe de jouer aux échecs sur ton Ipad pendant les passages où tu n’essayes pas de chanter. Vraiment pas. D’ailleurs en première partie Zweizz a montré son cul lui au moins.

http://www.youtube.com/watch?v=kCHQIlhQFsE

« Je dédie ce concert à mon talent, à Philippe, à Maurice, sans oublier Steve sans lequel ma soirée n’aurait été que l’exercice de mon simple job. Merci public. » – Garm@twitter-from-the-stage

Comme dirait ma nièce « Garm t’as une tête toute pourrie ».

Les « LOL »

1- Negura « Décathlon » Bunget (le 25 avril 2011 au Nouveau Casino, Paris):

Musicalement parlant autant faire simple: le Nouveau Casino n’est pas adapté ni au niveau sonore, ni au niveau de l’espace aux concerts et particulièrement les concerts metal. Enslaved ce soir là a bien assuré mais le son était tout de même un peu étouffé par les basses. Negura Bunget qui ont joué juste avant m’ont tout simplement endormi de par leur manque de conviction à jouer (amorphes de nature peut être). L’interprétation était assez douteuse qualitativement parlant, entre un Negru visiblement peu à l’aise derrière ses fûts qui balançait des pains par botte de cinq, une claviériste assez ridicule qui headbanguait sur des passages d’une mollesse abyssale et un chanteur qui n’a jamais été juste et qui en plus se faisait clairement chier… Bref un peu d’humour ne fait jamais de mal (j’ai mal) et je dois dire qu’à ce niveau là j’ai été servi. En effet, quelle ne fût pas ma surprise lorsque j’ai vu cachée par une cape transylvanienne de marque Lidl une fabuleuse paire de Quechua à 39,90 € fièrement portée par ce poireau faisant office de chanteur. Désolé mais quand on s’emmerde on trouve ce que l’on peut afin de passer un bon moment et j’avoue que pris par la nervosité de ce mauvais moment de musique une telle vision ne pouvait que m’enchanter.

2- Orphaned Land (le 26 novembre 2011, L’autre Canal, Nancy):

Petite soirée sympa à L’autre Canal de Nancy pour laquelle j’attendais particulièrement S.U.P. et Punish Yourself. Malheureusement il y avait un peu d’attente entre ces deux groupes et nous ne pouvions pas sortir. Du coup j’ai décidé de patienter devant le concert d’Orphaned Land, groupe de prog metal israélien bien connu dans notre contrée. Je connaissais le groupe grâce à « Mabool » mais je n’ai jamais apprécié plus que cela leur musique. Pour être objectif, j’avoue que les musiciens ont bien assuré ce soir là, notamment le guitariste chargé des leads. En dehors de cela, j’ai passé un excellent moment extra musical. Une belle partie de rigolade… Entre l’attitude « sourire, bon enfant, communion avec le public » sacrément forcée (professionnelle ?) et les images diffusées au vidéoprojecteur (sérieusement les gars, vous avez certainement beaucoup d’humour mais n’est-ce pas un sacré cliché le coup des illuminatis, des gros plans sur des yeux toutes les… 30 secondes ?) il y avait de quoi rire presque jaune. Mais j’ai ri tout court, c’était un bon moment.

Ah oui, le clou du spectacle en dehors de la danse du ventre sur les trois derniers morceaux du concert d’une poupée gonflable empruntée aux abords de la Meuse , c’était bel et bien l’apparition du Christ immortalisé par ce chanteur qui ne manque pas d’en jouer et même d’en faire des boutades. La cerise sur le gâteau revient à la séance signature après le concert. J’attendais l’ouverture des portes pour le show de Punish Yourself tranquillement assis à une table quand d’un coup une cohorte de trans’ argentin surmaquillés mouillant culotte se jeta sur le batteur en lui demandant des bisous et des photos. Je remercie par la même occasion le boutonneux de 15 ans qui a demandé un autographe à l’un des deux guitaristes et qui n’a rien trouvé de mieux que d’éclater son stylo sur ma table en foutant de l’encre partout. Bien fait pour sa gueule il a flingué son livret de Mabool dans une tristesse assez intense.

http://www.youtube.com/watch?v=wOUy85LTuH4

Et le running gag également utilisé à Toronto ci-dessous:

http://www.youtube.com/watch?v=Bu5cup5HnJM

Ah souvenirs…

II. ALBUMS

Et le top 10 des albums 2011 est:

1- PJ Harvey – Let England Shake (voir chronique)

Sans hésitation l’album de l’année. Minimaliste d’apparence dans les structures mais terriblement prenant et entêtant. Un des tous meilleurs albums de l’anglaise et un bel hommage à l’Angleterre sous toutes ses coutures.

2- Peste Noire – L’Ordure à l’État Pur

Un nouveau contrepied et une nouvelle claque. Parfaitement maitrisé d’un point de vue technique (la subtilité des parties à la batterie est à tomber), honnête dans la démarche et un brin racoleur, PN confirme tout le potentiel que je voyais en eux depuis « Ballade cuntre lo anemi francor » (ce que je ne voyais pas vraiment à l’époque des démos, comme quoi chacun son truc). Hautement recommandable.

3- RomeDie Æsthetik der Herrschaftsfreiheit

Trois albums liés par des ambiances de nouveau froides « à l’ancienne », une trame dark-folk retrouvée et un chant plus haut que d’habitude, du tout bon et un gros ouf de soulagement après « Nos chants perdus » qui m’avait plus ou moins accroché.

4- Virus – The Agent that Shapes the Desert (voir chronique)

Envoûtant et charismatique: Virus quoi. Toujours aussi fantômatique, étrange et intemporel. Sublime.


5- Caïnan Dawn – Nibiru (voir chronique)

Très bon premier album pour ce groupe français prometteur. Du black froid, organique et efficace. Il ne m’en fallait pas plus.


6- AscensionConsolamentum (voir chronique)

Peu enclin à l’écouter au tout début car je le trouvais moins accrocheur que la démo, le recul m’a permis d’apprécier ce très bon album de black des allemands. Une belle démonstration.

7- DornenreichFlammentriebe

Plus agressif et plus viscéral que ses prédécesseurs, « Flammentriebe » renoue avec la fibre black de Dornenreich avec une certaine énergie. Excellent de bout en bout.

 8-Blut Aus Nord777 Sect(s)

Le parfait mélange entre l’ombre et la lumière, entre « The Work Which Transforms God » et « Memoria Vetusta II ». Un bon album qui me réconcilie avec BAN.

9- SectDoomsday

La petite surprise russe de l’année. Un bon cru black aux accents « dépressifs » bien distillés au sein de compositions énergiques.

10- Hateful Abandon – Move (voir chronique)

La confirmation des anglais après l’excellent « Famine ». Plus personnel et moins référencé que ce dernier, « Move » reste néanmoins une très bonne sortie rien que pour les imprenables « Poundland », « The Lost » et « Human Clockwork ».


 

Bilan 2011 Kollapse

PJ HarveyLet England shake : La vraie Queen en Angleterre, c’est elle. Avec ce nouveau cru, elle prouve qu’elle a des choses à dire et encore un paquet d’inspiration à faire partager. Un album fort.

Dirge – Elysian magnetic fields : un album qui confirme que les français font mieux que beaucoup d’autres dans ce genre (post-métal pour l’Europe, sludge atmosphérique pour les USA), et la raison est simple : ils ne se contentent pas de reprendre les fondements du genre, que du contraire. Dirge avance, seul,  fier comme un coq, et livre un album puissamment…Magnétique.

ElderDead roots stirring : nouveaux venus dans la scène stoner métal, ces jeunots prouvent que l’expression « le talent n’a pas d’age » n’est peut-être pas dénuée de sens. Cet album est frais, inspiré, addictif, beau. Et il donne un bon coup de pied dans la fourmilière. Elle en avait besoin.

EnablersBlown realms and stalled explosions : disque élégant, varié et plus « musical » que les précédents, les Américains démontrent que le spoken-word ne doit pas nécessairement rimer avec « chiant ».

KourganeCorps de chasse : La noise française a encore de beaux jours devant elle. Surtout si elle compte parmi elle des rejetons aussi particuliers que ces Palois, qui rendent le bruit à la fois entêtant, excitant et imposant.

HawksRub : Ces dernières années ont été fructueuses pour le noise-rock outre-atlantique. En 2011, la version la plus carnassière et perverse connut son vainqueur : Rub est un coup de boutoir jouissif et sans concessions.

PordValparaiso : Pour un premier album, les Pord font fort. Quelque part entre Keelhaul et Dazzling Killmen, les Français tirent leur épingle du jeu au travers d’une noise certes tortueuse, mais surtout organique et pas clinique, le chant apportant une certaine humanité rafraichissante.

Tom WaitsBad as me : Ce monsieur est grand. Ce monsieur a presque 40 ans de musique derrière lui. Il synthétise ces années là par l’entremise d’un disque comportant les ingrédients chers à Waits : la blues, le jazz, le cabaret, les balades heart-broken, le swing endiablé, le rock sauvage, la verve frétillante. Ce nouvel album a tout du « Tom Waits illustré ».

RevokGrief is my new moniker : Des Français encore. Leur cas est particulier. Après un premier album prometteur, les Revok décident de taper un grand coup. Ce nouvel album est une belle claque, malsain à souhait, à l’image de la cover ambigue. Cet album échappe à toute classification autant qu’il échappe à toute compréhension. On en fait jamais le tour.

RamessesPossessed by the rise of magic : les sluge doomeux décident de rajouter un peu de corbeau à leur tambouille. Cela leur va très bien, ce disque est leur plus émotionnel et peut-être leur plus marquant à ce jour.

Je me dois de rajouter quelques mentions honorables, ces albums qui auraient pu, ou du, figurer dans ce top mais qui n’y sont finalement pas, pour cause de la mémoire, sélective  ou défaillante, et aussi à cause de la restriction logique qu’impose ce type de bilans.

Young Widows – In and out of youth and lightness

UltraphallusSawberry hagan

PicoreAssyrian vertigo

Uncle Acid And The Dead BeatsBlood lust

KickbackEt le diable rit avec nous

Mais aussi : Terra TenebrosaThe Tunnels, Will HavenVoire dire, Earth – Angels of darkness, demons of light I,  MondkopfRising doom, ASVAPresences of absences, Big’nDying breed & Spare the horses EP, Dead ElephantThanatology, FeistMetals, KEN ModeVenerable, K-BrandingAlliance.

2011 fut une belle année. Vivement 2012.

Bilan 2011 Kane

Tâche toujours difficile de faire un bilan. Pourquoi décréter qu’un album est meilleur qu’un autre, surtout quand les styles sont différents. Mon bilan se présente donc style par style, par ordre alphabétique, avec les albums qui m’ont le plus fait vibrer.

Doom/Sludge :

Loss – Despond
Doom abyssal et suicidaire. Une masse de désespoir dans laquelle il est très difficile de se frayer un chemin. Le mal-être suinte à chaque seconde. Album difficile, non pas par sa difficulté d’écoute, mais par les sensations qu’il procure. On n’en ressort pas indemne.

Ramesses – Possessed by the rise of magik
Un poison lent et insidieux. Les premières minutes passent sans passion et puis on ne décroche plus. Disque dangereux à manipuler avec précaution sous peine d’addiction grave.

The Gates of Slumber – The Wretch
Ils n’ont quasiment pas quitté mes écouteurs de l’année. Massif, sombre, brumeux, Sabbathien en diable, l’album de trad doom de l’année, et pour ma part l’album de l’année tout court. Grande classe.

Death :

Krisiun – The Great Execution
Les brésiliens ont ralenti le tempo, mais n’ont pas pour autant laissé leur brutalité légendaire de côté, ni leurs idées d’ailleurs. Car en plus, ce disque se paye le luxe d’apporter réellement quelque chose à leur discographie. Une claque magistrale.

Morbid Angel – Illud Divinum Insanus
Hors catégorie pour plein de bonnes (et mauvaises) raisons. Moi j’ai adoré ce coup de folie des ricains. Cet album dérange et ça ne peut être que positif.

Septic Flesh – The Great Mass
Encore un tour de force. Septic Flesh, ou la quintessence d’un art maitrisé sur le bout des doigts. Superbe offrande sur l’autel des dieux Grecs.

Black :

Aosoth – III
Le black metal français a décidément de très beaux représentants. Aosoth en est aujourd’hui un des acteurs les plus intéressants. « III » est un bloc d’obsidienne qui absorbe toute lumière et toute chaleur. Ne vous en approchez pas trop près, vous risqueriez de rester bloqué de l’autre côté, là ou tout est noir et où votre haleine gèle instantanément.

Dornenreich – Flammentriebe
Retour à des sonorités plus électriques et purement black pour les allemands, sans pour autant laisser tomber leur style mélangeant ambiances sylvestres et folk. Un chouette disque à la saveur très particulière, et limite hypnotisant.

Helrunar – Sol I & II
On a assez peu parlé de ce double album sorti en début d’année 2011. Dommage, car ce diptyque vaut carrément le coup. Une des sorties les plus intéressantes en matière de pagan/black en 2011. A découvrir absolument pour celles et ceux qui seraient passés à côté, et qui cherchent des ambiances travaillées.

Primordial – Redemption at the puritan’s hand
Un album du niveau du fantastique ‘The Gathering Wilderness ». Epique et passionné, sauvage et vivifiant comme une tempête sur les côtes irlandaises. Quand un album dégage un tel sentiment de sincérité, c’est juste jouissif.

Power/heavy :

Iced Earth – Dystopia
LA bonne surprise de 2011. Jon Schaffer semble avoir trouvé le frontman qu’il fallait pour succéder à Ripper Owens et Matt Barlow. Le nouveau chanteur, Stu Block, est dans son style de chant une sorte de Matt Owens ou de Ripper Barlow, comme vous voulez. Il m’a vraiment impressionné, et comme derrière les compos sont très solides, ça donne un album béton. Je n’attendais pas Iced Earth à ce niveau après un « Crucible of men » assez moyen.

Symphony X – Iconoclast
Depuis « Paradise Lost », Sx a pris un virage plus power/thrash dans sa musique. Virage encore accentué sur un « Iconoclast » solide et burné. Très bon album. En revanche préférer sans hésitation l’édition « limitée » qui est en fait le vrai album voulu par le groupe, et non pas la version « normale » qui a été tronquée/voulue par Nuclear Blast.

Autres catégories :

Ghost Brigade – Until fear no longer defines us
Je n’avais pas d’attentes particulières pour ce groupe et pour ce disque, ayant été très peu convaincu par leur premier album et ayant laissé de côté le deuxième. Ce troisième effort m’a fait voyager et coupé du monde réel pendant 1 heure. Magique et beau.

Mastodon – The Hunter
Compositions plus courtes et moins progressives que sur « Crack the skye » mais encore une fois un album très réussi. On se demande d’ailleurs s’ils sont capables de pondre un mauvais truc. Définitivement un des grands groupes des années 2000.

Opeth – Heritage
« Heritage » n’a pas fait que des heureux, mais même si Opeth sort des sentiers battus, que cet album est bon !

Solstafir – Svartir Sandar
Magnifique double album, entre metal et rock. Solstafir confirme son talent et affirme sa personnalité. Comme quoi avec des idées simples on peut faire de grand albums.

Bilan 2011 Ennoia

2011 fut une année intéressante, diverse dans ses sorties d’albums et pleine de concerts pour ma part.

Commençons par le sujet qui fâche, le flop musical.  Pour moi le fail d’or de l’année est décerné aux norvégiens d’Ulver avec le très décevant Wars of the Roses (voir chronique). Un album qui ne se foule ni en technique, ni en composition, ni en feeling.

Pour continuer dans les choses plaisantes, on peut également aborder les « live flops« : DHG (29/10/2011 au Luxor à Arnhem, NL), Negura Bunget (29/10/2011 au Luxor à Arnhem, NL et 25/04/2011 au Nouveau Casino, Paris) et Ulver (26/03/2011, Trabendo, Paris).

– DHG pour cause de problèmes techniques (en même temps quand on confie tous ses effets electro à un vieux netbook tout pourri il ne faut pas s’étonner de voir apparaître l’écran bleu windows… Décevant pour eux et pour nous) et d’une mauvaise gestion du temps (trop de temps passé à « décorer » la scène, ce qui fait qu’on n’a pas eu droit aux trois dernières chansons de la setlist). Pourtant dieu sait que j’avais hâte de les voir…. Je pense cependant que ce concert était un accident de parcours, Vicotnik n’étant pas habitué à gérer à la fois guitare, chant et effets il a été un peu débordé.

http://www.youtube.com/watch?v=JvkzFELIrPM&feature=related

Negura Bunget, aïe le chant et aïe le jeu de scène. La nouvelle mouture de Negura ne donne pas de concerts très convaincants pour moi du fait de la faiblesse des vocaux et de l’exécution parfois approximative (voir par exemple l’édifiante tentative de vocaux clairs vers 1:45 de la vidéo).

http://www.youtube.com/watch?v=k5TVtKe_T_A&feature=related

Ulver et le mythique concert du Trabendo… On savait qu’ils ne s’éclataient pas en live, mais là on franchit toutes les bornes. Ils sont montés sur scène complètement bourrés d’où d’importantes difficultés à jouer (mention spéciale pour O’Sullivan qui a failli s’écrouler sur son clavier après sa 2ème bouteille de rouge bue au goulot en direct pendant le très pénible « Stone Angels ») et à chanter (merci les effets et le Ipad, Garm). Rajoutez par dessus une attitude complètement désinvolte et une volonté sans précédent de montrer que « oui, on se fait bien chier ce soir » (le batteur qui headbange avec un casque sur les oreilles pendant les parties piano était-il en train d’écouter autre chose?) et vous aurez l’impression amère d’arnaque laissée au public ce soir-là. Moralité de l’histoire: « j’aurais mieux fait d’aller voir Slayer qui jouait le même soir juste à côté ».

Inversement, 2011 a aussi porté son lot d’excellents concerts:

Virus (29/10/2011 au Luxor à Arnhem, NL):  performance technique brillante, beaucoup de présence sur scène et une grande honnêteté musicale.

The Kovenant (29/10/2011 au Luxor à Arnhem, NL): live commémoratif durant lequel ils ont joué In Times Before the Light en entier avec une classe et une patate extraordinaire. L’ensemble était bluffant de dynamisme et de qualité.

http://www.youtube.com/watch?v=bsWPSGKdG4Q

PJ Harvey (24/02/2011, Olympia, Paris): performance hors du commun, une voix inchangée par rapport aux albums et de très bonnes réadaptations de titres d’anciens albums. A voir absolument.

http://www.youtube.com/watch?v=pqFASWvLhdM

Rome (13/11/2011 , Mannheim, D): concert privé en l’honneur des nouveaux albums. Une voix et une présence scénique exceptionnelles.

http://www.youtube.com/watch?v=vkIYBKFaZoE&feature=related

S.U.P. (26/11/2011, L’autre Canal, Nancy): très bonne prestation, ils ont joué beaucoup de titres des vieux albums (Anomaly, The Cube…). Ils valent le déplacement.

http://www.youtube.com/watch?v=CFPj59cCiFY&list=UUPrM4YlTcxzN2bJadQM95pQ&index=19&feature=plcp

Iron Maiden (28/06/2011 Paris Bercy): on ne présente plus la légende…

http://www.youtube.com/watch?v=IxRBAMvtKDI

Spiritual Front + Varsovie (09/04/2011, Café de la Danse, Paris): une salle vraiment sympa et deux performances aussi groovy que classe.

http://www.youtube.com/watch?v=BanwlV0BzTw

Katatonia (08/05/2011, Théâtre de L’Alhambra, Paris): n’étant pas une invétérée de Katatonia je craignais un peu ce concert dédié à Last Fair Deal Gone Down. Bien mal m’en a pris, ce fut un concert de 2h en deux parties: d’abord ils ont joué Last Fair Deal Gone Down en entier, puis entracte, puis setlist de concert classique très bien construite. Une grosse claque, beaucoup de présence et une très bonne maîtrise technique, même dans les vocaux.

http://www.youtube.com/watch?v=GO6a1Q1rfIo

Toujours dans les prix d’excellence, le DVD musical de l’année 2011: Fantômas The Director’s Cut live: A New Year’s Revolution. Certes l’album n’est pas de 2011 mais il n’en est pas moins très jouissif. Le concept? Un réveillon avec Mike Patton. Vous en rêviez? Il l’a fait. Fantômas vous souhaite bonne année à sa manière avec un concert endiablé où ils jouent The Director’s Cut en entier.

http://www.youtube.com/watch?v=6F05CfhR6QQ

Et enfin, la substantifique moelle, les meilleurs albums de 2011:

1- PJ Harvey – Let England Shake (voir chronique)

2- Septic Flesh – The Great Mass (voir chronique)


3- Virus – The Agent that Shapes the Desert (voir chronique)


4- Hateful Abandon – Move (voir chronique)


5- Caïnan Dawn – Nibiru (voir chronique)


6- Peste Noire – L’Ordure à l’État Pur

7- NKVD – Vlast

8- Arckanum – Helvistismyrkr

9- Burzum – Fallen

10- Belong – Common Era (voir chronique)

 

Bilan 2011 Beunz

Il est toujours délicat de se retourner sur l’année fraichement passée, trier, compiler et finalement ne garder que vingt albums parmi la multitude qu’on a écouté. Enfin voilà, c’est chose faite. Globalement 2011 a été surtout une année de confirmations (voir mon top 3 notamment) et de très nombreuses découvertes. Sinon bizarrement je n’ai aucune déception qui me vienne à l’esprit, la preuve que j’ai su vite les oublier.

1. Leviathan – True Traitor, True Whore

Appréciant habituellement ses travaux, je n’attendais pas grand chose de la nouvelle offrande de l’ami Wrest et pourtant j’ai dû me rendre à l’évidence. True Traitor, True Whore m’a juste vrillé le cerveau et fait user mon index sur la touche « repeat ».

http://www.youtube.com/watch?v=5ZySf0bfz2w

2. Belong – Common Era (voir chronique)

http://www.youtube.com/watch?v=y2syEPrCfZM

3. Khann – Erode

Niveau dithyrambe, je n’irai peut-être pas aussi loin que mon collègue Drommk (chronique) mais force est de constater que même en changeant son fusil d’épaule, Khann vise toujours juste et TUE !

http://www.youtube.com/watch?v=pudk68Q5tbk

4. Seven Sisters Of Sleep – S/T (voir chronique)

http://www.youtube.com/watch?v=VfRjslldYQs

5. Blue Sky Black Death – Noir

Duo de hip hop instrumental qui n’en est pas vraiment, Blue Sky Black Death marie les ambiances quasi cinématographiques à des beats et samples pour un rendu qui peut évoquer M83 (mais en moins « pop »). Superbe album à découvrir.

http://www.youtube.com/watch?v=WQWBMBQLRME

6. In Desperation – S/T (voir chronique)

http://www.youtube.com/watch?v=1GDuL4OncK8

7. Craft – Void

Crasseux et foutrement rock’n roll, l’un des meilleurs albums du genre sorti ces dernières années.

http://www.youtube.com/watch?v=lVmyB9yN-cI

8. Oathbreaker – Maelstrom

Avec une signature bien méritée chez Deathwish (Converge etc.), les belges d’Oathbreaker nous démontrent que le chaosxcore n’est pas réservé qu’aux mâles (la chanteuse Caro donnant d’ailleurs une sacrée leçon de puissance et de coffre aux machoxcoreux). Une tuerie.

http://www.youtube.com/watch?v=j9nXwatgsMs

9. Pord – Valparaiso (voir chronique)

http://www.youtube.com/watch?v=Dk6bNRCP7Gs

10. Scroobius Pip – Distraction Pieces

Tiens du hip hop dans mon top ?! Oui Scroobius Pip le vaut bien car son album est bourré d’inventivité certes au niveau des instrumentaux mais surtout au niveau du flow du bonhomme (affilié très souvent au spoken word) et de la qualité de son écriture. Le meilleur album du genre cette année.

http://www.youtube.com/watch?v=q_Gh8TWpQE8

11. Northless – Clandestine Abuse

Étrangement assez peu de sludge (à mon goût) à se mettre sous la dent cette année, Northless poursuit le boulot entrevu sur leurs productions précédentes à coup de riffs de mammouths et d’ambiances hypnotiques. Addictif.

http://www.youtube.com/watch?v=ce0e1bwivtk

12. Will Haven – Voir Dire (voir chronique)

Dans le genre retour qu’on espérait plus, en voilà un gagnant ! Will Haven fait complètement oublier la parenthèse Jaworski et (se) fait bien plaisir.

http://www.youtube.com/watch?v=dy6XKpy5r0I

13. Lycanthrophy – S/T

Habitant cette année en République Tchèque, je m’en serais presque voulu de ne pas inclure un groupe local à mon top. Lycanthrophy signe là un album bâtard entre grindcore, crust et fastcore/powerviolence. Rien de révolutionnaire mais une vraie petite bombe abrasive (à l’image de la chanteuse).

http://www.youtube.com/watch?v=DvSyv3lo_3w

14. Bastions – Hospital Corners

Jeune groupe anglais de hardcore chaotico-métalisé dans le sillage de Converge, Bastions est le genre de groupe qui débarque de nulle part et qui surprend comme il faut. Donc j’ai été surpris comme il faut.

http://www.youtube.com/watch?v=RPour6PHxGo

15. Blut Aus Nord – 777 Sect(s)

Premier album du diptyque sorti cette année, 777 Sect(s) est comparable à une gifle glaciale.

http://www.youtube.com/watch?v=iE5nY03XhzM

16. Nuclear Summer – S/T

Un premier album plein de fraicheur pour ce jeune groupe australien clamant faire du « sunshine metal ».

http://www.youtube.com/watch?v=PfwNl2b6YTY

17. Anne – Dream Punx

Signé sur l’excellent label hardcore A389 Recordings, Anne se distingue de ses copains de roster par un « dream punx » (= shoegaze) nostalgique et envoûtant.

http://www.youtube.com/watch?v=PLL2nYgp3es

18. Anomalous – OHMnivalent

Un peu difficile à appréhender au départ à cause de son extrême densité et de sa technique suffocante, cet OHMnivalent a finalement réussi à m’embarquer dans le cahot de ses riffs.

http://www.youtube.com/watch?v=Ef2Jn9zqWm4

19. The Body – Anthology

Un peu malgré moi, j’avais fait l’impasse sur ce groupe avant cet espèce de best of comprenant donc la totalité de l’œuvre de ce duo de noise apocalyptique dont quelques covers (Black Flag, Body Count…) pas piquées des hannetons. J’avais tort.

http://www.youtube.com/watch?v=cUuakt_Ztqo

20. Moving Mountains – Waves

Après un superbe Pneuma, j’attendais de pied ferme le nouvel album de Moving Mountains. Une légère pointe de déception à l’arrivée (car il n’atteint pas son prédécesseur) mais tout de même un superbe album de la part des new-yorkais.

http://www.youtube.com/watch?v=S4oDtNedm-4

Bilan 2011 drommk

1 – Khann – Erode

2 – Down I Go – Gods EP

3 – Meek is murder- Algorithms

4 – Engineer – Crooked Voices

5 – Tyler, The Creator – Goblin

6 – Animals as Leaders – Weightless

7 – Mastodon – The Hunter

8 – Kerouac & Pariso – Split

9 – Facing The Swarm Thought – Damnati

10 – Retox – Ugly Animals

 

 

Bilan 2011 Krakoukass

Albums de l’année 2011 :

Un top difficile à faire cette année, avec des changements jusqu’aux derniers instants. Pour la peine ce sera un top 20.

1 – DephosphorusAxiom (lien chronique)

Ok ce n’est qu’un EP dans l’absolu, mais un EP de cette qualité, il n’en sort pas tous les jours. Les grecs tapent très très fort, reste à voir s’ils sauront transformer l’essai en 2012 pour la sortie de leur premier album « longue » durée.

2 – LeprousBilateral (lien chronique)

Meilleur album de prog metal de l’année avec un chanteur exceptionnel!

3 – SubrosaNo Help For The Mighty Ones (lien chronique)

Violons, chant féminin pas niais, grosses rythmiques, album génial.

4 – MastodonThe Hunter (lien chronique)

Retour au top pour les américains qui ne déçoivent jamais. Un album plus direct bourré de tubes.

5 – HandsGive Me Rest (lien chronique)

Metal hardcore chrétien mais pas crétin. La pochette est moche mais la musique est géniale. Grosse découverte 2011!

6 – Black CobraInvernal (lien chronique)

Album le plus jouissif de l’année, et pour le coup la pochette est superbe.

7 – AscensionConsolamentum (lien chronique)

Le vinyl est sorti en 2010 mais le cd est bien sorti début 2011. Album de black de l’année!

8 – Septic FleshThe Great Mass (lien chronique)

Boucherie symphonico-metallique en règle.

9 – RekaIII (lien chronique)

Entrée de dernière minute, mais quelle claque… Groupe complètement inconnu mais qui pratique pour moi le post-machin comme il doit être pratiqué.

10 – Blut Aus Nord777 Desanctification

Sinistre et magnifique, à mon sens le meilleur album des français.

11 – Steven WilsonGrace for Drowning (lien chronique)

Steven Wilson laisse parler ses influences, et on se noie avec délice dans son meilleur album…

12 – Ken ModeVenerable (lien chronique)

Le dyson des cages à miel.

13 – KoRnThe Path of Totality (lien chronique)

Meilleur album de KoRn depuis longtemps, parfaite alliance de leur son et du son électronique.

14 – OpethHeritage (lien chronique)

Mue réussie, on attend maintenant la suite.

15 – IAMXVolatile Times (lien chronique)

Corner toujours au top, pas de déception avec ce nouvel opus!

16 – Peter KernelWhite Death Black Heart (lien chronique)

Petite pépite bien cachée dans la poubelle.

17 – Fair to MidlandArrows and Anchors (lien chronique)

Encore une belle petite surprise addictive.

18 – The Joy FormidableThe Big Roar (lien chronique)

Comment ressusciter en beauté le grunge alternatif des années 90.

19 – MinushumanBloodthrone (lien chronique)

Belle confirmation du potentiel décelé sur le premier album. Nouvelle valeur sûre du metal français.

20 – Will HavenVoir Dire (lien chronique)

Gros gros retour aux affaires des américains qui retrouvent leur chanteur!

Sur la corde :

RomeDie Aesthetik der Herrschaftsfreiheit (pas encore assez écouté à date, mais gros potentiel)

Biffy ClyroRevolutions, Live at Wembley (meilleur live de l’année, une classe folle).

The HauntedUnseen (Peter Dolving au top) (lien chronique)

AbsuAbzu (très bon mais trop court)

MondkopfRising Doom 

Giant SquidCenotes

GraveyardHisingen Blues (lien chronique)

Monkey3Beyond the Black Sky (lien chronique)

SnowmanAbsence (lien chronique)

LiturgyAesthetica

Total Fucking DestructionHater

 

Les petites sucreries de l’année :

Civil CivicRules (lien chronique)

Foster the PeopleTorches : Merci Canal +, Torches est l’album de mon été!


Les déceptions de l’année :

KickbackEt Le Diable Rit Avec Nous… : pas mauvais mais finalement assez plat et beaucoup moins inspiré que le monstrueux No Surrender.

KruxIII : Dommage de sombrer dans le kitsch après 2 pourtant excellents albums. La pochette semble d’ailleurs trahir cette déroute.

PrimordialRedemption at the Puritan’s Hand : Sans aucun doute un bon album, mais je m’emmerde à son écoute, et je ne retrouve pas l’intensité de son prédécesseur (toujours le meilleur album du groupe à mon avis).

TexturesDualism : là encore un bon album, mais même si le nouveau chanteur est plutôt convaincant, il n’arrive pas à la cheville de Kalsbeek.

Jane’s AddictionThe Great Escape Artist : Autant d’attente pour ça? Quelques pépites mais trop de morceaux moyens voir même pénibles.

SolstafirSvartir Sandar : on me dit que cet album est beau, je le trouve juste très chiant.

Devin TownsendDeconstruction : Trop déconstruit justement, trop trop trop, trop de tout jusqu’à l’indigestion malheureusement…

Les purges de l’année :

Metallica & Lou ReedLulu : Atroce, immonde, une véritable horreur purement et simplement inécoutable. Non, on ne crachera jamais trop sur cette daube.

BjörkBiophilia : l’islandaise qui nous a pourtant régalés il n’y a pas si longtemps, semble désormais complètement perdue pour la musique, d’ailleurs elle n’en fait plus, la preuve avec ce nouvel album qui ne ressemble à rien.

JusticeAudio Video Disco : Difficile de se montrer à la hauteur du premier album, et les français se prennent complètement les pieds dans le tapis en essayant de nous faire une sorte de revival hard rock électronique médiocre.

Machine HeadUnto the Locust : Trop de chant clair, trop de niaiseries, Robb Flynn rachète-toi une paire de couilles, merci.

Red Hot Chili PeppersI’m With You : LOL et RIP.