Chronique

Eaglehaslanded – s/t 7″

Eaglehaslanded est russe, c’est son Bandcamp et son Facebook qui le dit. Et non raté, Eaglehaslanded est serbe en réalité, de Belgrade plus précisément où le trio officie depuis 2012 et sort depuis pas mal d’EPs et de splits (deux l’an dernier en compagnie de Foxmoulder et des 2 minutes de la haine). Sa première livraison 2016 est ce nouveau 7″ sans titre qui sort sur pas moins de dix labels (!).

Verdun – The Eternal Drift’s Canticles

C’est qu’on l’aura sacrément attendu ce premier véritable album de Verdun ! Quatre ans se sont en effet écoulés depuis la livraison de leur réjouissant premier EP The Cosmic Escape Of Admiral Masuka, quatre ans passés en partie sur scène à peaufiner cette forte identité sonore qui est la leur (principalement lors de premières parties de concerts montpelliérains), une identité mêlant toujours sludge, doom et hardcore pour un nouvel écrasement cervical.

Deftones – Gore

Oh que ces flamands roses ont pu me tourmenter! J’ai douté, je le confesse, douté de ce qui est pourtant probablement mon groupe préféré. On a traversé les années ensemble, grandi ensemble, évolué, on s’est aimé, même si on a parfois pris un peu de recul (avec l’album éponyme, que je commence cependant à réhabiliter quelque peu) pour mieux se retrouver (dès le suivant, Saturday Night Wrist). Même si l’album précédent des américains, Koi No Yokan, avait lui aussi demandé des écoutes attentives avant de succomber, je n’avais encore jamais éprouvé cette étrange répulsion que j’ai ressenti à la [...]

Subliminal Fear – Escape From Leviathan

Jamais je n’avais eu la chance (?) de poser mes oreilles sur Subliminal Fear auparavant, ce groupe italien est pourtant actif depuis maintenant 15 ans et a réalisé deux albums auparavant (le dernier étant sorti en 2012). Pour ce Escape From Leviathan, le groupe de Bari compte surtout sur ses invités (Guillaume Bideau de Mnemic et One-Way Mirror, John Howard de Threat Signal et Lawrence Mackrory de Darkane) et sur son artwork (signé Seth Siro Anton de Septicflesh) pour rameuter les auditeurs, plein de beau monde pour un album pourtant malheureusement anecdotique.

Dimitree – Id/Ego/Superego

Les mathcoreux toulousains Dimitree sont de retour trois ans après leur Nine Lives, premier album de mathcore touffu influencé notamment par The Dillinger Escape Plan et autres joyeusetés qui aiment tricoter leurs guitares et déstructurer tout ce qu’ils peuvent. Id/Ego/Superego prend la même option, enfin en apparence…

Like Pacific – Distant Like You Asked

Après le sympathique EP éponyme ayant servi d’amuse-bouche l’an dernier, Like Pacific remet le couvert pour un repas un peu plus consistant cette fois: un premier album long-format où l’on retrouve intacte la patte du groupe canadien, un mélange de pop-punk, d’emo et de quelques parties plus hardcore (un peu de chant « crié » quoi).

Abstracter/Dark Circles – Split

Deux visions du sombre et du désespoir sont au menu de ce split réunissant Abstracter, groupe californien de post-doom-machin-sludge-black metal dont j’avais parlé l’an dernier, et Dark Circles, groupe québecois davantage porté sur le crust dont la démo sortie en 2014 avait fait son petit effet.

The Drones – Feelin’ Kinda Free

Voilà un groupe qui met en accord son image et le contenu : car la pochette déglingos de ce Feelin’ Kinda Free est pour le coup parfaitement raccord avec le côté non moins déglingos et foutraque de la musique de ces poètes punk australiens. A tel point que si vous n’êtes pas familier de leurs œuvres passées, il est probable que votre première réaction soit un gros WTF?!, notamment en entendant la voix si particulière de Gareth Liddiard au démarrage de « Private Execution ».

O’ Brother – Endless Light

O’Brother sont américains, et même si Endless Light est leur 4ème album, il est probable que vous n’ayiez (vous non plus) jamais entendu parler de ce groupe, qui bénéficie malheureusement d’assez peu de publicité en dehors de sa contrée natale. C’est d’autant plus injuste que la qualité de ce nouvel album est assez époustouflante sincèrement, avec un potentiel d’adhésion assez immense tant le genre pratiqué par le groupe peut être fédérateur.

Fall Of Minerva – Portraits

Quand on découvre un nouveau groupe ayant l’appellation « post-hardcore », difficile de savoir désormais à quoi on a affaire: à sa version première du nom (initiée par Quicksand entre autres), à sa version sludgy atmo ou bien à sa version ricaine qui mixe metalcore et emo ? Fall Of Minerva et son nouvel album pencheraient plutôt vers la seconde option mais…