Chronique

Hell – S/T

Cela fait quelques années que ce groupe originaire de Salem fait parler de lui (des EPs, puis des splits, notamment avec Thou ou Mizmor, des membres de ces derniers étant d’ailleurs musiciens de session). Sa provenance tout comme son nom annoncent la couleur, Hell est infernal, Hell fait peur. Pour son premier full-length, le diablotin aux manettes (car oui, c’est le one-man band d’un mystérieux gaillard répondant aux initiales M.S.W.) ne déroge pas à la règle, coulant un béton armé putréfié dans nos conduits auditifs…

SphereDemonis – The Revelation Of The Pyramids

Formé en 2013 du côté de Moscou, SphereDemonis aura attendu quatre ans pour sortir un véritable premier album. Le quintet russe puise son inspiration autour des civilisations accadiennes et sumériennes qu’il met en musique dans un mix de death metal (mélodique comme brutal) et de deathcore plus moderne, le tout surplombé d’un côté symphonique.

Steven Wilson – To the Bone

Nouvel album pour le génial anglais, To the Bone, est l’album que Steven Wilson a voulu le plus « pop » prenant pour exemples des artistes comme Kate Bush et Daft Punk, qui parviennent selon lui à combiner idéalement profondeur et accroche pop.

Helpless – Debt

Sans mauvais jeu de mots (ou peut-être que si), voici l’album ouragan de cette rentrée. Helpless, c’est un jeune trio qui nous vient de Plymouth (UK) repéré par Holy Roar Records (Employed To Serve pour qui l’un des membres de Helpless a d’ailleurs réalisé un clip, Pariso, etc.) suite à son prometteur EP éponyme (2015), et auteur cette année de l’un des albums les plus radicaux sorti ces derniers temps.

Karamazov – Self-Control EP: 23:28

Karamazov, ce n’est pas un groupe de frères, ni de russes. C’est le nouveau projet d’un mec qui ne s’appelle pas Serge (aucun lien, fils unique) mais Luke Olson (qu’on suppose fan de Dostoïevski) qui est/était très actif au sein de la scène hardcore voire grindcore de Minneapolis avec ses groupes Blue Ox et Ambassador Gun (RIP). Seul aux commandes ici, le barbu a considérablement ouvert son champ d’action, avec notamment une inattendue mise en avant de ses inspirations electro.

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Polyphia – The Most Hated

Fondé en 2010, Polyphia est un groupe de metal progressif instrumental ayant gentiment « buzzé » sur youtube avec leur titre « Impassion » (issu de leur premier EP Inspire – 2013). Les quatre membres du groupe ont beau avoir la dégaine d’un boys band en puissance, ces derniers ont réussi à faire taire les médisants grâce à une technique irréprochable alliée à un sens de la mélodie des plus affiné, si bien qu’Equal Vision les a fait signer un deal, que des premières parties renommées leur ont été proposées (Between The Buried And Me, Periphery…) et que quelques guitaristes confirmés (venant de [...]

Tired Minds – Loom

L’imminente disparition de The Dillinger Escape Plan est un événement bien triste pour les amateurs de hardcore algébrique. Passée la fin de l’année, il faudra attendre une éventuelle reformation dans quelques années, et entre-temps, il n’y aura plus qu’à se tourner vers d’autres groupes du style. Et parmi les héritiers les plus crédibles, voici les australiens de Tired Minds.

Crafteon – Cosmic Reawakening

A l’instar de l’oeuvre de Tolkien, celle de Lovecraft a elle aussi toujours été une belle source d’inspiration pour de très nombreux groupes de metal (par exemple The Great Old Ones).  Venant de Denver, Crafteon kiffe tellement l’auteur américain qu’il en a mis la moitié de son patronyme dans son nom de groupe. Quant aux lyrics, ils sont totalement axés sur l’ouvrage de l’écrivain, histoire de totalement justifier le concept (avec Chtulhu en prime sur la cover). Et musicalement au fait, ça donne quoi ?

Zeal and Ardor – Devil is Fine

Les passionnés ont par définition tendance à s’enflammer. C’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils usent de termes excessifs ou oublient toute mesure, emportés qu’ils sont (que nous sommes) par leur élan. Manuel Gagneux, ce suisse américain qui a monté ce projet Zeal and Ardor, en a été une victime récente, puisque son album Devil is Fine a été tour à tour encensé comme une oeuvre géniale, majeure, mais aussi taxé d’imposture et de machin inaudible et raté par d’autres enragés.