Chronique

Jupiter Hollow – Odyssey

Formé au Canada en 2015, Jupiter Hollow est un duo composé de Kenny Parry (chant, batterie, synthés) et de Grant MacKenzie (guitare, basse, synthés) adepte d’un rock/metal progressif aérien. Le groupe sort enfin Odyssey, son premier EP après l’avoir peu à peu dévoilé (notamment sous forme de clips), un premier EP prometteur et qui devrait réjouir les amateurs de mélodies comme ceux de technique instrumentale.

Sycomore – Phantom Wax

La séparation d’Anorak aura été l’une des déceptions de l’année 2015, le groupe amiénois ayant signé des albums (ainsi que des concerts) excellents sans jamais avoir la reconnaissance qu’il mérite. Formé à la fin de la même année et comprenant deux de leurs membres (et un bassiste venant de Taman Shud), Sycomore aurait pu s’attaquer à un style similaire ou proche d’Anorak, or c’est vers quelque chose de plus groovy et massif que s’orientent ces arbres-là…

Corbeaux – Kind Words

Parés de leur plumage noir, les volatiles bretons sont de retour, deux ans après le très bon Hit The Head que j’avais chroniqué à l’époque. Kind Words poursuit son chemin mais parvient à se renouveler en intégrant davantage d’éléments noise, math-rock et (surtout) du chant à leur post-rock. Une évolution renouvelant par la même occasion l’identité sonore de Corbeaux.

Halshug – Sort Sind

Pour leur second album, les danois Halshug ont particulièrement soigné leur artwork. Rien à dire, entre la BMW, les dégaines de petites frappes de banlieue de Copenhague (rappelant pas mal la trilogie Pusher) et un somptueux feu d’artifice maison, pas de doute, le trio a signé la cover de l’année 2016 ! Si l’on se fie à cette cover, Halshug ferait donc du hip hop ? Raté, c’est plutôt du côté du hardcore punk à tendance d-beat/crust qu’il officie, en même temps avec Southern Lord comme label, c’était sûr qu’il y aurait un peu de riff gras à se [...]

Kratornas – Devoured By Damnation

Originaire des Philippines et exilé au Canada, Kratornas n’est pas un nouveau venu puisque le projet est actif depuis 1995 (et même depuis 1991 sous le nom Zamora, nom de sa tête pensante renommée Zachariah). Zachariah était donc jusqu’alors seul aux commandes du vaisseau Kratornas avant d’être rejoint cette année par un batteur nommé GB Guzzarin. Voilà pour les présentations, passons maintenant au contenu. Que ce soit par son titre ou sa cover, pas de mystère, Kratornas est en plein dans le metal extrême bien bas du ciboulot, contenant notamment du black metal, du thrash et du grindcore.

Dischordia – Thanatopsis

Originaire d’Oklahoma City, Dischordia est un trio de death metal progressif et technique actif depuis 2010 et ayant sorti deux EPs et un album (Project 19 – 2013) avant ce Thanatopsis. Découvrant le groupe avec ce dernier, je ne m’attendais pas à recevoir en pleine face une telle tornade, puissante, complexe, chaotique mais aussi mélodique et très ouverte.

Khonsu – The Xun Protectorate

Khonsu, c’est l’entité de S. Gronbech, qui n’est autre que le frère d’Obsidian Claw, leader de Keep of Kalessin. Le norvégien qui a déjà sorti le très bon Anomalia, il y a plus de 4 ans, sur lequel il était épaulé par Thebon (alors chanteur de Keep of Kalessin) revient avec un Xun Protectorate sur lequel il conserve le côté futuriste mais accentue le côté extrême et les accointances avec le black pour aboutir à une sorte de post black futuriste particulièrement bien fait et encore plus ambitieux (à l’image de la pochette de l’album, assez époustouflante au demeurant).

Metallica – Hardwired… to Self-Destruct

Qu’on le veuille ou non, la sortie d’un album des Mets’ est toujours un événement en soi. Une sortie qui procure toujours une certaine excitation chez les metalleux de cœur, « biberonnés » notamment par les 5 premiers albums du groupe (oui 5, j’aime le Black Album et je vous emmerde), véritables chef d’œuvres intemporels. D’autant plus que Metallica prend son temps entre ses sorties, vous vous rendez compte que Death Magnetic est sorti il y a déjà 8 ans ? (on évitera volontairement de penser que la bouse intersidérale Lulu est sortie en 2011, faisons donc comme si cette « chose » n’avait [...]

Ruined Families – Education

Après un énorme Blank Language (2013) puis une prestation live des plus explosives deux ans plus tard, on était en droit d’avoir de grosses attentes concernant un nouvel album de Ruined Families. Le groupe grec est enfin de retour avec Education, collection de dix nouveaux titres aussi expéditifs que vindicatifs avec une toile de fond un peu différente, la crise financière (même s’il demeure quelques références) ayant laissé sa place à une observation assez critique de la société actuelle, notamment du monde de la musique et de la modernité.

Highly Suspect – The Boy Who Died Wolf

Un peu plus d’un an après un premier album qui fit son petit effet et que j’avais retenu comme l’un de mes albums de l’année, les new-yorkais de Highly Suspect remettent le couvert en proposant encore une fois une pochette bien particulière. Moins moche que celle de Mister Asylum, elle n’en reste pas moins également étrange et décalée, avec ce petit parfum années 80s qui me fait penser à la série Stranger Things, sans que je sache bien définir pourquoi.