du Moment

Sink – Ark of Contempt and Anger

La bizzarerie de l’année sortie sur Svart Records (uniquement en vinyle, ne cherchez pas le cd), entre dark-folk, ambient et gothique, avec un chanteur à la voix superbe (on pense à Johann Edlund, et au Tiamat de A Deeper Kind of Slumber notamment sur « Dream Map »). Froid, mais non moins superbe même quand Sink se lance dans un instrumental tout électronique avec le superbe -donc- « Consolation ». Finalement Sink évoque un peu le Ulver des sorties récentes, avec un côté experimental et libéré qui croise le fer avec des mélodies envoûtantes.

Hollywood Burns – First Contact (EP)

Après l’excellent album de Perturbator chroniqué dans nos pages, voici un nouveau venu sur la scène synthwave qui tente (à juste titre) de se faire un nom cette année. Son nom de scène, Hollywood Burns, derrière lequel ne se cache pas Emeric Levardon, et vous l’avez certainement deviné… Il s’agit encore une fois d’un français qui vient prouver son savoir-faire sur cette scène décidément largement dominée par nos compatriotes. Et à l’écoute de ce First Contact, il y a tout lieu de penser que ça va continuer…

La Luna – Always Already

Les connaisseurs en screamo savent que le Canada n’est pas le pays le plus prolifique en groupes du genre mais qu’il en contient (ou en a contenu) quelques-uns vraiment excellents tels que I Spoke, Todos Caeran ou encore les plus réputés (Union Of) Uranus. Formé en 2009 du côté de Toronto sous le nom de Brain Fever, La Luna a ressorti en 2013 leur premier album sous leur nouveau nom, avant de sortir une cassette 2-titres l’an dernier puis ce Always Already, nouvel album non avare en émotions.

Perturbator – The Uncanny Valley

La synthwave sera t-elle le néo metal de notre époque ? Il y aurait en effet beaucoup à dire sur un genre qui semble exploser aujourd’hui, attirant toujours davantage de suiveurs, tentant de reproduire avec plus ou moins de succès ce que les leaders du genre se sont appliqués à construire patiemment. S’il y en a un qu’on ne peut pas taxer de suiveur, c’est bien Perturbator, dont la discographie déjà conséquente parle pour lui. James Kent c’est son nom (et pour évacuer tout de suite la dimension people dont on se fout mais qui peut donner des éléments [...]

Glorior Belli – Sundown (The Flock that Welcomes)

2015 fut une putain de bonne année pour le black metal, alors forcément la barre est haute pour 2016, et force est de constater que sans surprise l’année a démarré plutôt doucement pour le metal noir. Mais encore une fois c’était sans compter sur Agonia Records et la France, association qui a prouvé son efficacité (voir l’album de VI) et qui la démontre encore une fois d’une fort belle manière avec la sortie du nouvel album de Glorior Belli.

Black Peaks – Statues

Voilà un nouveau groupe de petits jeunes qui en veulent et en mettent partout comme il faut. Ces anglais menés par un frontman aussi moustachu que possédé vocalement frappent très fort avec leur premier album Statues mais œuvrent dans un style assez complexe à définir au croisement du rock indé, du math rock et du métal progressif.

Haken – Affinity

Ça fait plaisir à entendre un groupe qui ne repose pas sur ses acquis et évolue, expérimente au fil des années.
Le précédent album d’Haken, The Mountain – leur 3ème – montrait un groupe rafraichissant le metal prog avec une puissance et des idées actuelles, l’inévitable comparaison avec Dream Theater qui eux sont restés coincés dans les années 80/90 s’estompait. Cet album a positionné Haken comme un des fers de lance du metal prog moderne, à égalité je dirais avec les norvégiens de Leprous.
Le nouvel album d’Haken était donc attendu. Ils ont sorti entre temps un EP, Restoration, [...]

Verdun – The Eternal Drift’s Canticles

C’est qu’on l’aura sacrément attendu ce premier véritable album de Verdun ! Quatre ans se sont en effet écoulés depuis la livraison de leur réjouissant premier EP The Cosmic Escape Of Admiral Masuka, quatre ans passés en partie sur scène à peaufiner cette forte identité sonore qui est la leur (principalement lors de premières parties de concerts montpelliérains), une identité mêlant toujours sludge, doom et hardcore pour un nouvel écrasement cervical.

Deftones – Gore

Oh que ces flamands roses ont pu me tourmenter! J’ai douté, je le confesse, douté de ce qui est pourtant probablement mon groupe préféré. On a traversé les années ensemble, grandi ensemble, évolué, on s’est aimé, même si on a parfois pris un peu de recul (avec l’album éponyme, que je commence cependant à réhabiliter quelque peu) pour mieux se retrouver (dès le suivant, Saturday Night Wrist). Même si l’album précédent des américains, Koi No Yokan, avait lui aussi demandé des écoutes attentives avant de succomber, je n’avais encore jamais éprouvé cette étrange répulsion que j’ai ressenti à la [...]