du Moment

Turnstile – Time & Space

Encore un oublié de choix, et une réparation tardive… Tardive mais nécessaire tant cet album s’avère au final, après quelques écoutes bien trop rapides au moment de sa sortie, comme un indispensable et une petite bombinette de hardcore new school qui devrait finir en bonne place dans mon Top 2018 (quand celui-ci paraîtra c’est-à-dire… à un moment probablement en 2019, hum…).

Fluisteraars/Turia – De Oord

Voici un split contenant deux des formations bataves les plus excitantes du moment en matière de black metal. Si Fluisteraars a déjà commencé à faire son trou grâce à l’excellent album Luwte (2015), Turia est un trio un peu moins exposé même s’il compte déjà deux albums à son actif. Les deux groupes compatriotes se sont donc réunis le temps d’un split album à la thématique tournant autour de l’histoire et de la nature du Gelderland, leur province des Pays-Bas, notamment à propos des fleuves qui s’y rencontrent (De Oord signifiant « confluence »): le Rhin et le Waal.

Kriegsmaschine – Apocalypticists

Comme si le nom du groupe n’était pas déjà assez chiant à écrire, voilà que nos polonais préférés en rajoutent avec un titre d’album bien galère à écrire en une seule fois sans se planter… Ah au fait, j’écris ces lignes le 24 décembre mais c’est certain, au cas où vous ne l’auriez pas deviné, et dans ce cas je préfère prévenir, que la musique de Kriegsmaschine n’est peut-être pas la bande son la plus indiquée en cette période de fête. Il me semble en effet peu recommandé de l’écouter en famille ces jours-ci au risque de faire fondre le sonotone de Mamie Claude et [...]

Amorphis – Queen of Time

Encore un rattrapage en prévision du top de fin d’année… J’ai d’ailleurs du mal à m’expliquer comment j’ai pu louper la chronique du dernier Amorphis, et ce alors même qu’il a tourné en boucle pendant plusieurs jours/semaines au moment de sa sortie.

Vein – Errorzone

Gros disque sur lequel j’étais passé vraiment trop vite au moment de sa sortie (fin juin 2018)… Etant donné qu’il tourne en boucle depuis plusieurs jours, et qu’il va forcément s’introduire sans difficulté dans un top annuel pourtant loin d’être chiche, une chronique en bonne et due forme s’imposait… Rattrapage donc.

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

Daughters – You Won’t Get What You Want

S’il y a un album qui porte mal son nom cette année, c’est bien celui-là. Pas que j’attendais quoi que ce soit de ce groupe, les américains ne m’ayant jamais intéressé, exerçant un noise/mathcore chaotique débordant parfois vers le grind mais restant toujours foutrement chaotique et, au final plutôt pénible. Une écoute distraite de quelques titres des précédents albums avait suffi en principe à me tenir éloigné pour toujours des sorties de ce groupe même si l’éponyme de 2010 était déjà nettement plus intéressant. Ce cru 2018 est un peu différent (quoique dans la continuité du précédent en réalité) [...]

Metric – Art of Doubt

Desservi par sa pochette franchement simpliste et moche, voilà pourtant un album qui s’est imposé chez moi au fil des semaines comme un indispensable de l’année, l’air de rien, grâce à une surprenante longueur en bouche (en oreilles plutôt). Entendez par là que cet album qu’on écoute d’abord distraitement sans plus d’enthousiasme, révèle au bout de quelques écoutes sa profondeur, que les écoutes successives ne font que confirmer pour au final aboutir à une sévère addiction.

Drug Church – Cheer

Un album « trop pop pour les fans de hardcore, trop hardcore pour les fans de pop ». C’est par cette description assez bien trouvée que la fiche promo décrit Drug Church. Le groupe d’Albany (New York) mené par le très charismatique Patrick Kindlon (Self Defense Family/ex End Of A Year), ayant fait l’essentiel de sa carrière chez le très respectable No Sleep Records, sort ce Cheer chez Pure Noise Records avec des promesses de changements.

Dysylumn – Occultation

Deux ans après l’EP Chaos Primordial, les lyonnais de Dysylumn font leur retour avec ce Occultation, l’occasion pour nous replonger dans l’obscurité que ce soit au niveau sonore comme au niveau visuel semblant signifier un retour dans l’espace. Le black/death metal teinté de doom du groupe se défait (quasi) intégralement du chaos qui l’habitait autrefois pour partir désormais dans des structures beaucoup plus claires, toujours majestueuses.