du Moment

Caïna – Setter Of The Unseen Snares

Déjà un sixième (véritable) album pour Caïna, projet solo de l’anglais Andrew Curtis-Brignell qui ne compte plus les splits et EPs. Une multiplication des sorties qui a vu cet insatiable touche-à-tout partir vers des contrées de plus en plus radicales au fil des sorties. Parti d’un post-rock « à sa manière » (Temporary Antennae, 2008) puis passant par différentes expérimentations, notre gaillard a évolué vers une agressivité d’un black metal plus roots et direct.

Mudbath – Corrado Zeller

Formé en Avignon en 2011, Mudbath s’est fait connaitre l’année suivante en sortant une démo (Red Desert Orgy) et en faisant pas mal de premières parties de concerts, joutant notamment avec les montpelliérains Verdun, avec qui ils partagent le goût du riff poisseux et de l’extrême lourdeur, à plusieurs reprises. 2015 voit donc le groupe revenir armé d’une nouvelle offrande de sludge/doom made in Southern France.

6:33 – Deadly Scenes

Je l’admets, je ne m’étais pas franchement passionné pour les travaux de 6:33 jusqu’à présent, y compris alors que le groupe était associé à l’illustre Arno Ströbl pour ses deux précédentes sorties, Ströbl pour qui j’ai pourtant une sincère admiration (l’effet Carnival in Coal quoi). Il faut également reconnaître que le registre “circus” metal n’est plus franchement ma tasse de thé aujourd’hui. Oui mais voilà ce nouvel album des français mérite franchement quelques mots car il est vraiment très très bon.

Kenn Nardi – Dancing With the Past

Gros morceau que voilà… Kenn Nardi. Pas sûr que ce nom parle à grand monde, pourtant le Monsieur est le géniteur et cerveau du groupe de thrash/prog américain Anacrusis qui sévit à la fin des années 80 / début des années 90 et qui a sorti plusieurs albums assez remarquables, dont Manic Impressions en 1991 et Screams and Whispers en 1993, dernier album avant la séparation du groupe. Les amateurs d’un thrash progressif et aventureux (on peut parfois les comparer à Coroner) auraient intérêt à se pencher sur ces deux œuvres qui valent largement le détour, même si Manic Impressions [...]

Vanhelgd – Relics of Sulphur Salvation

Franchement quand on est fan de death metôl, il me paraît difficile de ne pas être satisfait de l’année qui est en train de s’achever, et ce quelque soit le style de death dont on parle : entre les « traditionnalistes » Dead Congregation, Bloodbath, les aventureux Horrendous ou Morbus Chron, ou les plus modernes Fallujah, franchement il y en a pour tous les goûts.

Nesseria – Fractures

Déjà trois ans qu’on attendait une suite au split avec les récemment décédés Clinging To The Trees Of A Forest Fire (devenus Vermin Womb depuis, dont j’ai chanté les louanges il y a quelques mois de ça), les orléanais de Nesseria ont pris leur temps et l’évolution par rapport au premier album qu’on décelait sur le split se voit confirmée, ce qui surprend pas mal à la première écoute.

Bloodbath – Grand Morbid Funeral

Les chaises musicales continuent au sein du all-star band du death metal, Bloodbath. Petit résumé des épisodes précédents pour ceux qui n’ont pas tout suivi : Mikael Åkerfeldt (leader et chanteur d’Opeth) occupait donc d’abord le poste de hurleur sur Breeding Death et Resurrection Through Carnage (respectivement premier EP et premier album du groupe), avant de quitter le navire et d’être remplacé par Peter Tägtgren (leader d’Hypocrisy et Pain) sur l’excellent Nightmares Made Flesh sorti en 2005. C’est ensuite… Mikael Åkerfeldt qui a repris le poste à la place de Tägtgren, tandis que Dan Swanö, dans le line-up de départ du groupe, finissait [...]

Dark Fortress – Venereal dawn

Ah les fumiers d’Allemands. Ils auraient quand même pu respecter l’année de la commémoration du débarquement et la jouer profil bas en proposant une bouse d’une demi heure ! Non contents de s’inscrire dans une démarche nécessitant l’implication temporelle de l’auditeur en assénant plus d’une heure de musique, le dernier album de Dark Fortress m’a presque obligé à me recogner toute la discographie avant de me lancer dans la chronique. Car il a bien fallu que je détermine à quel point j’ai pu passer à côté du potentiel du groupe pour me prendre une telle claque dans la face.

Ben Howard – I Forget Where We Were

Vous l’avez peut-être entendu comme moi sans le savoir dans la saison 4 de la série Walking Dead à la fin de l’épisode 5 ? Pour vous rafraîchir la mémoire cliquez sur la première vidéo youtube ci-dessous : il s’agit du superbe « Oats in the Water », aussi sombre que poignant, qui figurait sur le précédent EP de Howard, The Burgh Island.

Dope Body – Lifer

Mazette, la belle torgnole… Combo noisy originaire de Baltimore et formé en 2008, le groupe a déjà sorti 4 albums avant de nous livrer cette année ce Lifer à la pochette plutôt sobre et directe, qui ne donne aucun indice sur son contenu. Les américains avaient déjà séduit en 2012 avec leur Natural History et remettent donc le couvert en modifiant quelque peu la recette qui a fait leur succès tout en se fondant toujours sur les même bases : noise, punk, avec des grosses déflagrations de guitares.