du Moment

Ben Howard – I Forget Where We Were

Vous l’avez peut-être entendu comme moi sans le savoir dans la saison 4 de la série Walking Dead à la fin de l’épisode 5 ? Pour vous rafraîchir la mémoire cliquez sur la première vidéo youtube ci-dessous : il s’agit du superbe « Oats in the Water », aussi sombre que poignant, qui figurait sur le précédent EP de Howard, The Burgh Island.

Dope Body – Lifer

Mazette, la belle torgnole… Combo noisy originaire de Baltimore et formé en 2008, le groupe a déjà sorti 4 albums avant de nous livrer cette année ce Lifer à la pochette plutôt sobre et directe, qui ne donne aucun indice sur son contenu. Les américains avaient déjà séduit en 2012 avec leur Natural History et remettent donc le couvert en modifiant quelque peu la recette qui a fait leur succès tout en se fondant toujours sur les même bases : noise, punk, avec des grosses déflagrations de guitares.

Ritual Howls – Turkish Leather

Ritual Howls est un trio originaire de Detroit qui propose un melting pot d’influences tout à fait savoureuses et habilement assimilées.
Proposant 8 titres sombres, incantatoires, le groupe donne dans un post-punk à synthé avec une boite à rythmes qui donne la cadence (majoritairement mid-tempo) tandis que la basse vrombissante de Ben Saginaw, élément essentiel du dispositif, se cale en arrière-plan et qu’une guitare cristalline rappelle par moments un the XX décharné (flagrant sur l’excellent « Helm ») voire un True Widow pour ses accents americana (« The Taste of You »).

Fartbarf – Dirty Power

Originaire de Los Angeles, Fartbarf (quel nom, mes aïeux !) est un trio n’ayant pas vraiment la gueule de l’emploi. Officiant grimés avec des masques d’hommes préhistoriques plutôt dégueulasses ainsi que des combinaisons blanches (souvent estampillées NASA), le groupe aurait pu nous la jouer metal façon Slipknot mais non, ce serait plutôt du côté de Daft Punk qu’il faudrait aller voir (une autre comparaison de masqués).

Occultation – Silence in the Ancestral House

New-York 2014. Et pourtant à l’écoute d’Occultation on se croirait transporté en arrière, dans un vieux film d’horreur des années 70, la faute à cette ambiance occulte, légèrement surannée qui se dégage de la dernière œuvre de ce combo dans lequel on retrouve (et ce n’est pas anodin) Edward Miller (aka Nameless Void), le guitariste-chanteur des géniaux psychopathes de Negative Plane. On retrouve en effet immédiatement dès « The First of the Last » ce son et ces parties de guitare si singulières et caractéristiques de son style reconnaissable entre tous.

Lonely the Brave – The Day’s War

4 ans. Il aura fallu 4 ans aux anglais de Lonely the Brave pour accoucher enfin de leur premier album. Lequel album a d’ailleurs été retardé puisqu’il paraît finalement en ce début septembre alors qu’il devait initialement sortir en mai.

Sleepmakeswaves – Love of Cartography

Vus deux fois en live en seulement quelques mois d’intervalle (lors d’une tournée en compagnie de 65DaysOfStatic puis en tête d’affiche), les australiens de Sleepmakeswaves ont semble-t-il pris goût aux concerts en Europe (en dépit d’un public très clairsemé la seconde fois, dommage pour eux… et pour les absents). Très pro sur scène, le quartet de Sydney a pourtant sacrément évolué depuis ses débuts…

White Lung – Deep Fantasy

Punk’s not dead! En tout cas les canadiens de White Lung font ce qu’ils peuvent pour le démontrer, et ce Deep Fantasy (à la pochette très WTF) en est sans doute la meilleure illustration sonore. Après un sympathique Sorry qui donnait déjà le ton en 2012, le trio devenu quatuor (avec l’arrivée de la bassiste Hether Fortune) enfonce le clou et sort sans le moindre doute son meilleur album, un brûlot punk/indie imparable de la première à la dernière note.

Thantifaxath – Sacred White Noise

On continue avec les pochettes en noir et blanc… (et c’est pas fini). Si vous avez comme moi légèrement tendance à étouffer un bâillement à l’écoute de la plupart des dernières sorties black metal, je vous propose un petit aller simple pour l’asile, attachez vos ceintures, vous entrez dans le monde capitonné de Sacred White Noise signé par les canadiens de Thantifaxath. En effet l’originalité est ici clairement de mise, et on en est d’ailleurs convaincu dès les premières notes de « The Bright White Nothing at the End of the Tunnel ».

Mongol Horde – S/T

Dès le démarrage de l’album avec le tube absolu « Make Way » (clique vite en-dessous tu m’en diras des nouvelles), il est difficile de ne pas penser à Refused et à son Shape of Punk to Come, référence absolue du punk/hardcore. D’abord pour cette intro faussement jazzy qui trompe son monde au démarrage, puis pour l’énergie irrésistible qui explose très vite aux oreilles (et un peu plus loin aussi avec « Yurt Locker », cet interlude piano sombre très « Shape of Punk »).