du Moment

Gorguts – Colored Sands

Il y a douze ans, le groupe québécois Gorguts sortait son quatrième album « From Wisdom to Hate« , un truc obscur et fouillé comme pas deux, à la croisée des chemins entre la sombreur du death-metal et les dissonances de ce qu’on n’appelait alors pas encore le post-black. Inspiré et équilibré, l’opus allait de la barbarie savamment construite à des ambiances plus éthérées mais toujours ténébreuses, et suivait le grand « Obscura« , celui qui avait définitivement fait entrer Gorguts dans la cour privée de l’avant-garde, et qui était devenu pour beaucoup d’amateurs de metal avant-garde (dont je suis) un instant classic.

Slugdge – Born of Slime

Oh le méchant OMNI que voilà… Je commencerai cette chronique par remercier mon ancien camarade Eklekticien Cava sans qui je ne vois pas très bien comment j’aurais pu tomber sur ce groupe. C’est que ni le nom du groupe ni la pochette ne m’auraient a priori donné envie de m’arrêter dessus si j’avais déjà eu le commencement d’une opportunité de les voir. En tout cas c’eut été une tragique erreur car le poutrage est là et bien là. Quel album!

Bölzer – Aura (EP)

Loin d’être un spécialiste et acharné de gros death metal qui tache je n’en sais pas moins apprécier les bonnes offrandes de viande fraîche quand elles se présentent. Et sur ce plan les suisses de Bölzer (duo guitare-voix / batterie) ont réussi à me captiver immédiatement à l’écoute de leur EP Aura, faisant suite à une première démo (sortie uniquement sur cassette – sic), Roman Acupuncture.

Christicide – Upheaval of the Soul

Auteurs d’un premier album très prometteur – une usine à riffs bien black aux accents un poil thrashisants , les petits français reviennent achever leur auditoire avec ce très attendu Upheaval of the Soul.
« To conquer the night, and to become the night… A.M.S.G. » annonce le livret à l’ouverture du jewelcase. En ouvrant le dit livret, on trouve en son cœur une photo live du groupe (d’ailleurs assez énorme à voir en live, si vous avez l’occasion!) flanquée d’un « Death is the puberty of the soul ». Bien, le ton est donné, Christicide nous offre donc son voyage de l’âme.

Steak Number Eight – The Hutch

Qu’est-ce qui peut bien passer par la tête des membres d’un groupe pour avoir l’idée saugrenue de se baptiser « Steak Numéro 8 »?  On imagine avec peine le déroulé de la réunion qui a donné lieu à une intense réflexion pour aboutir à… ça. On en a vu des patronymes débiles (souvent dans le math-rock, pensez à Papaye, Pneu, Cheveu, et autres), mais celui-là se classe indubitablement en bonne place dans le top… On mettra ça sur le compte d’une private joke après un soir de beuverie en attendant d’avoir peut-être un jour le fin mot de l’histoire… [...]

Wolf People – Fain

Attention, (gros) coup de cœur avec cette toute récente découverte. Un groupe totalement inconnu pour moi avant que je ne pose mes oreilles sur ce 3e Opus des Anglais de Wolf People.
En premier lieu, comment ne pas être attiré par cette très belle et intriguante pochette, qui ne laisse pas filtrer le contenu du disque. Mais ce que nous découvrons une fois le disque posé sur la platine ne manque pas de charme et intrigue dès la première rotation de la galette.

Hacride – Back To Where You’ve Never Been

Quatrième album pour Hacride, et gros changements niveau line-up. Exit Samuel Bourreau au chant, remplacé par Luiss Roux (ex-Sinscale), et transfert de Florent Marcadet (Klone) à la batterie. Le groupe n’a pas énormément communiqué autour des raisons de ce changement profond de line-up mais on va vite voir que ça n’a pas tellement d’importance, et que tout va dans le bon sens pour les poitevins.

Steven Wilson – The raven that refused to sing (and other stories)

J’ai bien fait de ne pas me précipiter pour cette chronique. Non que je sois d’une rapidité exemplaire quand il s’agit de remplir mon devoir de chroniqueur (et c’est peu de le dire) mais il aurait été malvenu de donner mon avis trop rapidement sur ce troisième album solo de Steven Wilson.
Pourtant, je suis déjà assez familier avec son univers et avance donc en terrain relativement conquis. Surtout que ce troisième opus du prolifique binoclard anglais ne le voit pas opérer de changement de cap radical dans sa musique.

KEN mode – Entrench

Moi qui étais persuadé que mon amourette d’il y a 2 ans ne serait qu’une vague passade… C’est-à-dire que les précédents opus des canadiens ne m’avaient pas spécialement plu, il me semblait donc logique que Venerable ne soit qu’une exception à la règle.

Pryapisme – Hyperblast Super Collider

Trois années se sont écoulées après la sortie de l’excellent Rococo Holocaust avant que le label français Apathia Records signe Pryapisme pour la sortie de leur nouvel album sobrement intitulé Hyperblast Super Collider. Juste retour des choses pour ce projet au talent avéré.
Avant tout, je tiens à vous prévenir que je risque d’être un poil chiant durant cette chronique. En effet je pourrais abuser de superlatifs en tout genre et tenter de faire mumuse avec le griffu au poil soyeux mais que nenni. Il m’est tout simplement impossible d’honorer Hyperblast Super Collider avec une chronique de ce nom. [...]