Chronique

Hells – Paradise

Hells est un groupe de Philadelphie comprenant en ses rangs d’anciens membres d’Orchid, Transistor Transistor et Wolves (entre autres), trois groupes références pour l’amateur de screamo averti. Alors qu’on attendait Hells sur ce terrain-là, la surprise est de taille en découvrant ce Paradise, premier EP du groupe (faisant suite à une démo-cassette sortie il y a deux ans).

Korgonthurus – Vuohen Siunaus

Second album pour Korgonthurus après Marras (2009), premier long-format ayant semble-t-il reçu un accueil très mitigé. Découvrant le groupe finlandais avec ce Vuohen Siunaus, c’est sans apriori aucun que j’aborde la musique de ce groupe, dont le leader n’est autre que Corvus, ancien vocaliste chez Horna. En tous cas avec ses arbres, son bouc et son logo avec croix renversée pile au milieu (le précédent logo, tout en branche d’arbre, était pourtant joli), la cover accumule les pistes indiquant le style de son auquel on va avoir affaire…

Ihsahn – Arktis.

Depuis la fin d’Emperor en 2001, Ihsahn s’est lancé dans une carrière solo satisfaisante, mais globalement dénuée de fulgurances ou des coups d’éclat qu’on pouvait espérer compte tenu de l’importance et de l’aura dont jouira pour toujours le plus important des groupes de black metal symphonique de l’histoire.

Hesitation Wounds – Awake For Everything

Hesitation Wounds est un « supergroupe » qui a de la gueule: Jeremy Bolm (Touché Amoré) au chant, Neeraj Kane (The Hope Conspiracy) à la guitare, Stephen LaCour (ex-Trap Them) à la basse et Max Weinberg (Against Me!, Slipknot) à la batterie, soient quatre mecs ayant un background assez solide pour paraitre crédible dans ce projet. Confirmation dès la sortie de leur premier EP en 2014 (sur Secret Voice, le propre label de Bolm), très prometteur alors. Qu’en est-il de ce premier long-format ?

letlive. – If I’m the Devil…

Dès l’entrée en matière « I’ve Learned to Love Myself », mélancolique (et très belle), on sent tout de suite que quelque chose a changé chez letlive. Apaisé, plus calme, et mettant davantage en avant les talents de chanteur de Jason Aalon Butler, If I’m the Devil… est clairement l’album qui confirme la métamorphose pour les américains après le changement amorcé sur The Blackest Beautiful sorti en 2013, encensé par les uns et honni par les autres qui y voyaient déjà une trahison manifeste après un Fake History qu’on pouvait aisément ranger à côté des albums d’Underoath.  Et cette métamorphose en rappelle [...]

Grey Aura – Waerachtighe Beschryvinghe Van drie Seylagien, Ter Werelt Noyt Soo Vreemt Ghehoort

Waerachtighe beschryvinghe van drie seylagien, ter werelt noyt soo vreemt ghehoort (à vos souhaits) est le premier album de Grey Aura. Sorti une première fois indépendamment en 2014, Blood Music, label ayant le vent en poupe en ce moment (Perturbator, Astronoid…), profite de sa nouvelle notoriété pour faire découvrir ce duo néerlandais atypique à un plus large public.

Ocean Grove – Black Label (Sublime Volume)

Avant d’écrire une chronique d’un groupe inconnu au bataillon, on se dirige vers Google pour chercher quelques infos sur ledit groupe. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’Ocean Grove n’est autre que le backing-band des Jonas Brothers ! (ignominie issue des studios Disney il y a quelques années, demande à ta petite sœur). Surprise rapidement passée, cet Ocean Grove-là n’est en effet pas le même, celui-ci venant tout droit de Melbourne. Formé en 2012, le groupe a déjà sorti un EP (Outsider) et voici aujourd’hui son petit frère…

Perturbator – The Uncanny Valley

La synthwave sera t-elle le néo metal de notre époque ? Il y aurait en effet beaucoup à dire sur un genre qui semble exploser aujourd’hui, attirant toujours davantage de suiveurs, tentant de reproduire avec plus ou moins de succès ce que les leaders du genre se sont appliqués à construire patiemment. S’il y en a un qu’on ne peut pas taxer de suiveur, c’est bien Perturbator, dont la discographie déjà conséquente parle pour lui. James Kent c’est son nom (et pour évacuer tout de suite la dimension people dont on se fout mais qui peut donner des éléments [...]

Fallujah – Dreamless

L’album précédent de Fallujah, The Flesh Prevails, avait à raison beaucoup fait parler d’eux. Depuis ses débuts, le groupe s’essaye à repousser les limites du death metal, avec un son hybride entre death metal progressif et ambient futuriste, et cet album a vraiment représenté un aboutissement dans ce processus.
Dreamless a déjà une qualité immédiate par rapport à son prédécesseur, la production a corrigé les excès synthétiques et sur-compressés du précédent, gardant ce sentiment de bloc monolithique des guitares saturées contrastant avec les claviers lumineux. Le tout est beaucoup plus clair et la batterie sonne plus naturelle. Ils ne [...]