Chronique

Goblin Cock – Necronomidonkeykongimicon

Cela faisait de longues années que ces mystérieuses entités du stoner rock au nom fleuri n’avaient pas donné de nouvelles. Les gars de San Diego, responsables de clips particulièrement badass (matez donc ça et ça) il y a une dizaine d’années, sortent donc de leur silence en livrant enfin leur troisième album (le dernier étant sorti il y a huit ans) qui annonce une fois de plus la couleur: on joue sur le côté dark mais on ne se prend pas au sérieux (Necronomidonkeykongimicon, quel titre !).

Sink – Ark of Contempt and Anger

La bizzarerie de l’année sortie sur Svart Records (uniquement en vinyle, ne cherchez pas le cd), entre dark-folk, ambient et gothique, avec un chanteur à la voix superbe (on pense à Johann Edlund, et au Tiamat de A Deeper Kind of Slumber notamment sur « Dream Map »). Froid, mais non moins superbe même quand Sink se lance dans un instrumental tout électronique avec le superbe -donc- « Consolation ». Finalement Sink évoque un peu le Ulver des sorties récentes, avec un côté experimental et libéré qui croise le fer avec des mélodies envoûtantes.

The Album Leaf – Between Waves

Relapse a toujours été un label en marge, siège d’un maximum de groupes à fort statut depuis sa forte expansion dans les années 90/2000 au point de devenir une référence. L’éminent label a ces derniers temps fait pourtant preuve d’une étonnante ouverture d’esprit en signant des formations à mille lieues de leurs habitudes situées autour du metal et du hardcore, ainsi ont plus ou moins récemment rejoint leur roster des groupes comme les shoegazeux Nothing, les rétrofuturistes S.U.R.V.I.V.E. (la B.O de la série Stranger Things) ou les post-rockeux The Album Leaf qui nous intéressent aujourd’hui.

Billy Talent – Afraid of Heights

Sur le papier, les choses étaient simples : on annonçait un nouveau Biffy Clyro et un nouveau Billy Talent pour 2016. Si j’avais du parier sur l’un il est évident que j’aurais mis tous mes kopecks sur le premier, n’attendant plus grand chose du deuxième. Sauf que dans les faits, le nouveau Biffy (Ellipsis) s’avère malheureusement d’une médiocrité à pleurer, et à l’inverse Billy Talent se montre enfin à nouveau à la hauteur des promesses de ses deux premiers albums (je ne compte pas l’album sorti sous le nom de Pezz).

Gif From God – …Defragmented…Reformatted

Mélanger screamo/emo violence et grindcore semble passé de mode, la plupart de ces groupes « mélangeurs » ayant tout dit en début des années 2000 (remember Reversal Of Man, Love Lost But Not Forgotten ou encore Some Girls). Quelques rares groupes comme I Hate Joanna Lumley tentent de perpétuer ce genre de mix ces dernières années mais cela reste loin de l’effervescence Myspacienne qu’il y avait alors. .Gif From God débarque donc de Richmond, Virginie, avec un premier album en « name your price » rappelant au bon souvenir de cette scène mélangeant folie et agression.

Despised Icon – Beast

Comptant parmi les pionniers du deathcore, Despised Icon a imposé sa toute-puissance sur ce style devant des wagons de suiveurs. Très actif entre 2002 et 2010, c’est cette année-là que le groupe québécois, las de tournées incessantes, décida de stopper ses activités. Puis en 2014, ces derniers se sont laissés tenter par quelques concerts, puis l’envie est revenue, au point de sortir cette année un nouvel album, leur cinquième, bien nommé Beast.
Point de révolution chez Despised Icon, le deathcore est toujours leur dada. Mais attention, il n’est toujours pas question d’y caler des mélodies emo, le groupe est [...]

The Hammer – Vermin

Jeune groupe suédois originaire de Göteborg, The Hammer livre avec ce Vermin son second EP (faisant suite à No Escape, sorti il y a deux ans). Au menu de celui-ci (sortant sous un nouveau line-up), six titres (enfin cinq titres et une intro) d’un hardcore in your face particulièrement belliqueux.

Hellions – Opera Oblivia

L’Australie possède actuellement une scène en core plutôt active, et nombre de ces groupes atterrissent chez UNFD. Hellions vient de Sydney et propose avec ce Opera Oblivia son troisième album dont la fiche promo nous promet comme un vrai monument du genre. Si vous appréciez la scène « post-hardcore » ricaine (celle avec guillemets), ce sera peut-être le cas pour vous, sinon…

Above This Fire – S/T

Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Above This Fire n’est pas mort ! Huit ans de silence, ça fait pourtant long et entre-temps le petit monde du hardcore mélodique a connu une belle effervescence. Le groupe de Cleveland auteur de le très bon In Perspective (2005) revient donc faire un peu de bruit, toujours habité par la même passion.