Chronique

Feral – Doomwalk

Rejeton de la prolifique scène noise/hardcore montpelliéraine, Feral est la réunion de membres de groupes familiers pour ceux qui suivent un peu les groupes du coin. On retrouve ici en effet des membres issus de Stuntman, Morgue, Morse et Burne, réunis ici pour une vision du gros son bien différente de leurs groupes originels.

Street Sects – End Position

Après deux EPs (Gentrification I et II), les texans Street Sects ont attiré l’œil (via des artworks originaux, très BD alternative dans l’âme) et les oreilles du public et du très bon label The Flenser (Have A Nice Life, Sannhet…), structure sur laquelle sort End Position, premier long-format du duo Leo Ashline/Shaun Ringsmuth.

Ónefnt – Demó

La scène black metal islandaise connait un bel essor ces dernières années en nous offrant de superbes découvertes telles que Sinmara, Misþyrming ou encore Wormlust. Point commun entre ces groupes: une revisite toute personnelle d’un genre pour une vision à chaque fois unique. Ónefnt (« Anonyme ») est un (pas si) nouveau venu issu du véritable underground islandais, aucun nom, aucun titre, aucun site, aucune info sur les membres du groupe, une cover qui donne le tournis, de quoi susciter l’intérêt des amateurs de jeux de piste…

Unyielding Love – The Sweat Of Augury

Un peu de sauvagerie pure en provenance de Belfast, ça vous branche ? (oui, elle figure même sur la cover la branche, trolol !) Car en dépit de son nom (qui signifie littéralement « Amour Inébranlable »), Unyielding Love donne dans tout l’inverse, un déversement de haine survoltée entre blasts, chaos, larsens. Pour schématiser, on a là de l’extrémisme musical qui se pare de bruits parasites pour faire mal aux conduits auditifs, et finalement aussi au reste de ton pauvre petit corps.

Diploid – Is God Up There?

Si vous êtes amateurs de découvertes de groupes originaux made in Australia, vous vous devez de vous pencher sur Art As Catharsis, label qui s’impose sans bruit depuis quelques années, ayant permis les sorties de groupes de haute qualité dans des styles très divers tels que Serious Beak (expérimental/post/prog), We Lost The Sea (post-rock), Dumbsaint (post-metal) ou encore Siberian Hell Sounds (chaoscore/powerviolence) et le groupe qui nous intéresse aujourd’hui: Diploid.

Veilburner – The Obscene Rite

Je vous avais parlé de Veilburner lors de ma découverte du groupe il y a deux ans de ça avec The Three Lightbearers, prometteur premier album d’un black/death metal expérimental ultra chaotique. Le duo Mephisto Deleterio/Chrisum Infernium a ensuite poursuivi l’an dernier avec Noumenon avant de revenir cette année avec le troisième (et dernier) chapitre de leur trilogie conceptuelle, The Obscene Rite. Vous pouvez lire le descriptif thématique sur leur page Bandcamp, il est en tous cas tout aussi complexe que la musique du groupe !

Knocked Loose – Laugh Tracks

Pure Noise Records poursuit son ouverture sur des terrains davantage hardcore qu’emo ces derniers temps, signant notamment Stick To Your Guns dans son roster (je vous en parle bientôt). Avec ces derniers, on retrouve aussi comme nouvelle signature Knocked Loose, jeune quintet originaire du Kentucky, découvert avec l’EP Pop Culture en 2014) et adepte d’un hardcore idéal pour la bagarre.
Aussi lourd que torturé, le son de Knocked Loose se situe entre breakdowns balourds affiliés beatdown et quelques fulgurances de rapidité parfois enrobées dans une optique plus hachée, un peu à la manière de Code Orange. En tous cas, c’est [...]

Dysylumn – Chaos Primordial

Il y a tout pile un an sortait Conceptarium, second album de Dysylumn m’ayant permis de découvrir le duo et son surprenant black/death metal atmosphérique (un premier EP éponyme étant sorti en 2013). Une bonne surprise à l’époque qui voit aujourd’hui sortir sa suite, un EP intitulé Chaos Primordial prouvant que les lyonnais en ont encore sous le pied.

Meek Is Murder – Was

Quatrième album pour Meek Is Murder, trio new-yorkais considéré comme l’un des plus crédibles rejetons de Botch et autres Dillinger Escape Plan. Les mecs dominent leur chaos avec la même maestria depuis leurs débuts et délivrent avec ce Was un concentré de (souvent courtes) déflagrations qui devrait séduire l’amateur de violence alambiquée.

Touché Amoré – Stage Four

Certes leur patronyme peut prêter à sourire et même à se gausser, mais les américains de Touché Amoré savent y faire lorsqu’il s’agit de montrer à quel point le hardcore (sa frange la plus mélodique évidemment) peut être beau et foutrement émotionnel. Cet album qui traite de la mort et du deuil fait référence sur tous les titres à la mort de la mère du chanteur Jérémy Bolm, des suites d’un cancer (d’où le titre, Stage 4 donc). On sent une vraie sincérité dans le propos et une puissance émotionnelle non feinte. La plupart des titres de l’album sont au [...]