Chronique

Inclination – When Fear Turns To Confidence

En attendant l’arrivée du prochain Knocked Loose (dans très peu de temps et sous forme d’EP), son guitariste Isaac Hale prend le temps de sortir un EP avec son autre groupe nommé Inclination. Fraîchement signé sur Pure Noise Records, le groupe du Kentucky sort avec ce When Fear Turns To Confidence cinq titres de hardcore métallisé infusé d’influences straight edge et de metalcore du début des 2000’s.

Membrane – Burn Your Bridges

Comme la coupe du monde de foot, c’est tous les quatre ans que l’on prend rendez-vous avec Membrane pour un nouveau long-format. Entre-temps, le groupe de Vesoul n’aura pas chômé, ayant sorti en 2017 un live et un EP (Erase). Le trio n’a pas trop touché à sa recette depuis presque vingt ans, à savoir un mélange de noise et de post-hardcore (voire de post-metal), et montre avec ce Burn Your Bridges qu’il sait y faire pour installer un climat aussi tendu que mélancolique.

Vanum – Ageless Fire

Vanum est un projet monté il y a quelques années quelque part entre New York et Santa Fe par quatre gars dont deux membres issus de groupes de black metal parmi les plus intéressants de ces dernières années (en matière de black metal outre-Atlantique), à savoir Ash Borer, Fell Voices ou Yellow Eyes. Et si vous avez une faiblesse pour ces groupes, Vanum vous parlera forcément tant la filiation est évidente. Pourtant ce Ageless Fire nous offrira une vision assez singulière du black metal.

Mammoth Weed Wizard Bastard – Yn Ol I Annwn

Quatrième sortie pour les anglais de Mammoth Weed Wizard Bastard, valeur montante du stoner doom à forte tendances psychédéliques. Yn Ol I Annwn marque en réalité le troisième chapitre entamé en 2015 avec Noeth Ac Anoeth, et cet ultime volume se révèle comme un sacré voyage sensoriel, entre galaxies lointaines, substances plus ou moins toxiques, passages atmosphériques voire tristounets.

Never Loved – S/T

Originaire du sud de la Floride, Never Loved est un jeune groupe qui vient d’apparaître dans le roster d’Equal Vision. Le quartet semble âgé d’une vingtaine d’années mais semble posséder les mêmes références que tout adolescent de cette génération, qu’elles soient musicales (avec MTV quand il y passait encore un peu de musique) ou sentimentales (rien que le nom parlera à beaucoup d’anciens puceaux boutonneux).

Barque – Pyre Builders

Un peu plus de deux ans après la très bonne découverte Coffin Cutters, les lillois de Barque se remettent à l’eau avec ce Pyre Builders, nouvel EP mettant une fois de plus à contribution de nombreux labels internationaux (ils sont cette fois au nombre de douze !). Leur mélange de hardcore à tendance dark, chaotique et très émotionnelle (tout ça à la fois) n’a pas foncièrement changé, pour notre plus grand bonheur !

Raunchy – Velvet Noise

Je vous arrête tout de suite, ceci n’est pas un nouvel album de Raunchy mais une réédition de réédition de Velvet Noise. En effet, sorti une première fois en 2002 sur Nuclear Blast, le premier album du groupe danois a été réédité en 2007 par Drug(s). Douze ans plus tard, c’est donc Mighty Music qui le ressort. Mais qu’a donc de si spécial ce Velvet Noise pour être remis en avant de la sorte ?

Minors – Abject Bodies

Un peu plus d’un an après l’excellent Atrophy, les canadiens de Minors font leur retour, toujours chez Holy Roar Records, toujours aussi énervé ! Abject Bodies en est un solide successeur, mélangeant peut-être un peu plus de courants énervés pour une alchimie fatale !

The Flaying – Angry, Undead

En terme de death metal, Québec s’affirme depuis de longues années comme sa capitale mondiale ! De Cryptopsy à Gorguts en passant par Augury ou Blinded By Faith, nombreux sont les groupes qui ont mis cette région sur la carte du death metal. Formé en 2010, The Flaying débarque avec un second album après Unhope, sorti en 2014. Angry, Undead s’oriente vers un death aussi technique que groovy, situé à mi-chemin entre d’autres groupes de leur coin, à savoir Beyond Creation, Neuraxis, Kataklysm et autres Insurrection.

Rosetta – Sower Of Wind

Après une grosse tournée suite à Utopioid (2017), Rosetta a semble-t-il ressenti le besoin de souffler un peu, surtout son vocaliste Mike Armine qui se taira totalement le temps de ce Sower Of Wind. Faux ! Car cet EP quatre-titres contient en réalité des chutes non-utilisées de cet album. Il nous ramène donc du côté ambient qu’affectionne le groupe de Philadelphie depuis leurs débuts, plus précisément celui du second CD de The Gallilean Satellites (vous savez, celui qui peut s’écouter en simultané avec le CD1, qui lui est post-metal).