Chronique

Nesseria – Cette érosion de nous-mêmes

2017 est une année charnière pour Nesseria, le groupe orléanais actif depuis 2003 a récemment bouleversé son line-up en accueillant en ses rangs un nouveau vocaliste. Un changement d’effectif qui aura une énorme répercussion dans Cette érosion de nous-mêmes, leur troisième album long-format qui creuse un fossé de taille avec les albums précédents…

Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Moral Void – Deprive

La formule « crust + black metal » est l’une des tendances fortes de ces dernières années, il faut avouer que cette combinaison de styles contient ce qu’il faut pour appâter l’amateur d’extrémisme musical: de la vitesse, de l’agressivité, le tout baigné dans un univers so dark. Venant de Chicago, Moral Void est un trio, pas si nouveau dans le game. Fondé en 2012, le groupe a en effet derrière lui deux EPs de très bonne facture, ainsi qu’un split avec un autre groupe jouant plus ou moins dans la même cour: Young And In The Way.

Contaminated – Final Man

Formé en Australie en 2013 sous la forme d’un one-man band (celui du guitariste Lachlan McPherson), Contaminated est devenu l’année suivante un groupe à part entière avec l’arrivée de quatre nouveaux membres, majoritairement issus de Derailment, groupe de sludge/doom local. Après deux démos, le groupe de Melbourne est repéré par un label suédois, Blood Harvest (label spécialisé dans l’extrémisme underground, mais où on retrouve quelques noms plus connus tels que Impetuous Ritual, Atavism ou encore les bretons de Cadeveric Fumes), nouvelle bannière sous laquelle sort Final Man, premier long-format au fort goût de gadoue putréfiée.

Pyrrhon – What Passes For Survival

Pyrrhon est un groupe vraiment à part dans le monde du death metal, n’hésitant pas à briser les codes autant que les structures, au point même d’improviser pendant ses sessions d’enregistrement (comme ce fut le cas de deux des quatre titres de Running Out Of Skin, son dernier EP en date sorti l’an dernier). Les quatre new-yorkais sont de retour cette année avec un nouveau long-format, leur troisième, conservant leurs habitudes destructrices, leur incroyable technique instrumentale ainsi que leur constante volonté de repousser les limites de l’écoutable…

Elder – Reflections Of A Floating World

Pour les amateurs de Lore (2015) dont je fais partie, voir qu’Elder livrait un nouvel album cette année a été une très bonne nouvelle, même s’il demeurait toutefois une légère méfiance: le quartet de Boston est-il capable de faire mieux que ce fabuleux album ? La réponse est un grand oui, et même que ce Reflections Of A Floating World enterre carrément son prédécesseur !

Leprous – Malina

4ème album du groupe chroniqué dans ces pages, Malina affirme plus que jamais le groupe comme la chose d’Einar Solberg. Le charismatique chanteur au timbre si puissant, en plus d’être avec le guitariste Tor Oddmund Suhrke, le seul membre d’origine du combo norvégien (qui a vu défiler nombre de bassistes, batteurs et guitaristes différents depuis sa création en 2011), s’y réaffirme en effet comme l’élément prépondérant du groupe.

Bearings – Nothing Here Is Permanent

Fondé en 2014 du côté d’Ottawa, Bearings avait déjà sorti deux EPs avant celui-ci. Arrivant sous leur nouvelle bannière Pure Noise Records, ce Nothing Here Is Permanent signe le retour du label aux fondements de la pop-punk suite à son incartade Terror. Bearings correspond tout à fait à ce qu’on attend du style: des mélodies plutôt acidulées sur fond d’énergie et d’émotions.

Hell – S/T

Cela fait quelques années que ce groupe originaire de Salem fait parler de lui (des EPs, puis des splits, notamment avec Thou ou Mizmor, des membres de ces derniers étant d’ailleurs musiciens de session). Sa provenance tout comme son nom annoncent la couleur, Hell est infernal, Hell fait peur. Pour son premier full-length, le diablotin aux manettes (car oui, c’est le one-man band d’un mystérieux gaillard répondant aux initiales M.S.W.) ne déroge pas à la règle, coulant un béton armé putréfié dans nos conduits auditifs…