Chronique

Hot Water Music – Light It Up

Groupe référence pour bien des kids issus de la grande famille du punk, de l’emo ou encore du (post-) hardcore façon US, Hot Water Music est établi depuis maintenant 25 ans et livre depuis tout ce temps un mélange intact de ces courants. Pour son huitième album Light It Up (arrivant après plus de cinq ans de silence), le combo de Gainesville (Floride) n’a pas bouleversé sa musique d’un iota. De quoi s’inquiéter ou bien se réjouir ?

The Last Of Lucy – Ashvattha

Des champignons, un cerveau, une pyramide et plein d’autres éléments spatiaux, pas de doute à avoir, on va triper un maximum avec The Last Of Lucy. Sauf qu’avec leur logo, on peut tout de suite rejeter nos attentes stoner en faveur du death metal technique. En effet, le groupe en joue bien mais y incorpore de nombreux éléments issus d’autres styles comme du mathcore, du grind, un peu d’electro façon sci-fi et du jazz.

Sharptooth – Clever Girl

Sorti quasiment en même temps que les hashtags « Balance ton porc » et « Me too », Clever Girl s’inscrit dans la même mouvance de révolte féministe, passant cette fois par le hardcore. Le premier album de Sharptooth, jeune formation de Baltimore, est en effet habité de lyrics aussi explicites que provocateurs, traitant de violence et de misogynie , mais aussi de politique plus générale (leurs convictions à ce niveau étant exprimées dans l’ultra virulent « Fuck You Donald Trump ») ou encore de religion (« Jesus Loves You »), tout le monde en prend pour son grade. Un ou plutôt des messages qui passent à [...]

Quicksand – Interiors

22 ans. C’est le temps qu’il aura fallu aux new-yorkais de Quicksand pour décider de revenir aux affaires et sortir enfin un successeur à Manic Compression. Même si ce retour n’est qu’une demi-surprise en 2017, le groupe s’étant reformé en 2012 pour quelques tournées. Mais depuis 2013, le groupe enfermé en studio ne donnait plus beaucoup de nouvelles, et l’histoire nous avait appris à nous méfier avec eux (le fameux 3ème album qui devait sortir mais n’était au final jamais sorti).

Chaos Moon – Eschaton Mémoire

Alors qu’on pensait que 2017 allait être l’année rétrowave pour Blood Music, ayant sorti coup sur coup deux albums de Dynatron puis un de Dan Terminus, voilà que le label finlandais est reparti en fin d’année vers son ouverture d’esprit caractéristique en sortant le surprenant Polygondwanaland de King Gizzard & The Lizard Wizard (prog rock psychédélique) puis Eschaton Mémoire de Chaos Moon qui nous intéresse dans cette chronique.

Azathoth Circle – Across The Wounds

Même si on y regarde pas si souvent, la scène metal de l’est est particulièrement active. Aujourd’hui c’est vers l’Ukraine que l’on se dirige. Azathoth Circle vient en effet de Kiev et propose avec ce Across The Wounds son premier album (faisant suite à l’EP The Replacement). Mené par sa charismatique chanteuse Alexandra Babiy, le groupe livre un metal alternatif, opposant des parties burnées entre death metal et metalcore à des passages plus atmosphériques, voire gothiques… et bien plus encore !

Archspire – Relentless Mutation

Dans la grande famille du metal, il y a death technique et death technique. Celui qui ne jure que par la vitesse d’exécution, froide, clinique, sans aucune autre forme de procès, puis celui qui avec les mêmes arguments vient y ajouter quelques points d’accroche mélodique pour ne pas trop noyer l’auditeur sous son torrent de notes et de rythmiques. Les canadiens d’Archspire sont de la seconde catégorie, livrant avec Relentless Mutation, un étourdissant mais réjouissant second album.
Il y a assez peu d’albums dont les toutes premières mesures vous soufflent littéralement. « Involuntary Doppelganger » démarre à peine et on se [...]

Friendship – Hatred

Quand on vous dit que l’amitié n’attend pas, Friendship le prouve en signant un second album cette année (bon d’accord, le premier était la réédition de leurs deux EPs). Et de l’amitié à la haine, il n’y a qu’un pas que franchissent les japonais avec cet album bien nommé Hatred, vraisemblablement l’un des albums les plus brutaux de cette fin d’année 2017.

Dying Giants – Tales Of Giants

Premier EP pour Dying Giants, jeune formation toulousaine formée en 2015, ce Tales Of Giants propose quatre titres d’un sludge doom instrumental (avec quelques louches de stoner) totalement autoproduit. Un côté D.I.Y. qui se vérifie dans leur son « maison », pas aussi énorme qu’il aurait mérité d’être mais assez authentique pour agripper l’auditeur. Avec sa cover digne d’un film de série B, cet EP possède de quoi en signer une bande-son hypnotique.