Chronique

The new roses – Dead man’s voice

En 2016, pressé par la concurrence, un site qui se veut un tant soit peu sérieux doit à la vérité historique de reconnaitre que l’Allemagne a beaucoup de qualités mais pas celle d’avoir fait émerger l’excellence en matière de hard blues rock. Cette discipline est en effet plus à l’aise dans les pays anglo-saxons.

Trophy Eyes – Chemical Miracle

Trophy Eyes, c’est mon coup de cœur fun de cette fin d’année. Je n’avais pas du tout écouté leur premier album, j’ai donc accueilli leur deuxième album, ce « miracle chimique » avec une complète virginité auditive. La claque n’en a été que plus grande, leur mélange détonnant de punk rock, de pop, de hardcore et d’une louche de shoegaze (juste une louche ne fuyez pas) faisant mouche dès le premier titre, ce « Chlorine » qui démarre sans chichi et accroche directement l’auditeur. La pression saine ne retombe pas sur « Counting Sheep » et encore moins sur l’énorme « Nose Bleed » (meilleur titre de [...]

Twelve Foot Ninja – Outlier

Il y a des groupes dont le nom incite à venir écouter leur musique, puis il y a ceux pour qui c’est tout l’inverse. Je ne sais pas pourquoi mais rien qu’en lisant Twelve Foot Ninja au détour de chroniques ou de recommandations Youtube, la curiosité ne m’a jamais donné envie de cliquer dessus… jusqu’à ce qu’on m’envoie Outlier, leur second album (faisant suite à Silent Machine et deux EPs). Bon bah, essayons voir…

Balance And Composure – Light We Made

Il y a deux catégories de groupes, ceux contents de leur recette qui fonctionne, restant bien ancrés dans leur style musical avec le risque d’un peu se répéter mais avec l’assurance de ravir leur fanbase; puis il y a ceux qui font le choix de se remettre en question, quitte à changer de style et risquer d’un peu déboussoler leurs aficionados. Avec ce Light We Made, Balance And Composure appartient à cette seconde catégorie, changeant considérablement la donne en comparaison avec tout ce que le groupe de Doylestown, Pennsylvanie, avait produit auparavant.

Various Artists – Furi OST

Furi est un jeu vidéo sorti il y a quelques mois, qui met l’accent sur l’enchaînement de combats de boss avec pour routine la nécessité de trouver le point faible de chacun pour le terrasser. Un jeu sympathique avec des graphismes colorés, style manga, et dont la particularité (et bingo c’est ce qui nous intéresse particulièrement ici) est de bénéficier d’une bande originale monstrueuse, un peu à l’image du cultissime Hotline Miami, qui a énormément contribué à l’explosion d’un style électronique rétro qu’on qualifie usuellement de synthwave.

Stick To Your Guns – Better Ash Than Dust

Stick To Your Guns est aujourd’hui un groupe référence pour les amateurs de metalcore. Faisant très fréquemment partie des tournées de gros groupes du genre (par exemple Architects ou encore Being As An Ocean), le groupe d’Orange County existe depuis 2003 et livre de nouvelles sorties (albums comme EPs) tous les deux ans (voire moins), ces hyperactifs sortent en cette fin d’année un nouvel EP intitulé Better Ash Than Sound.

KoRn – The Serenity of Suffering

Au-delà de la laideur incroyable (au point que l’on continue d’espérer qu’il s’agisse d’un fake) de la pochette de ce nouvel album de KoRn qui devrait légitimement leur coûter quelques ventes, il faut bien reconnaître que le groupe y déploie un savoir-faire évident qui rappelle les grandes heures du groupe.

Feral – Doomwalk

Rejeton de la prolifique scène noise/hardcore montpelliéraine, Feral est la réunion de membres de groupes familiers pour ceux qui suivent un peu les groupes du coin. On retrouve ici en effet des membres issus de Stuntman, Morgue, Morse et Burne, réunis ici pour une vision du gros son bien différente de leurs groupes originels.

Street Sects – End Position

Après deux EPs (Gentrification I et II), les texans Street Sects ont attiré l’œil (via des artworks originaux, très BD alternative dans l’âme) et les oreilles du public et du très bon label The Flenser (Have A Nice Life, Sannhet…), structure sur laquelle sort End Position, premier long-format du duo Leo Ashline/Shaun Ringsmuth.

Ónefnt – Demó

La scène black metal islandaise connait un bel essor ces dernières années en nous offrant de superbes découvertes telles que Sinmara, Misþyrming ou encore Wormlust. Point commun entre ces groupes: une revisite toute personnelle d’un genre pour une vision à chaque fois unique. Ónefnt (« Anonyme ») est un (pas si) nouveau venu issu du véritable underground islandais, aucun nom, aucun titre, aucun site, aucune info sur les membres du groupe, une cover qui donne le tournis, de quoi susciter l’intérêt des amateurs de jeux de piste…