Chronique

Abstracter/Dark Circles – Split

Deux visions du sombre et du désespoir sont au menu de ce split réunissant Abstracter, groupe californien de post-doom-machin-sludge-black metal dont j’avais parlé l’an dernier, et Dark Circles, groupe québecois davantage porté sur le crust dont la démo sortie en 2014 avait fait son petit effet.

The Drones – Feelin’ Kinda Free

Voilà un groupe qui met en accord son image et le contenu : car la pochette déglingos de ce Feelin’ Kinda Free est pour le coup parfaitement raccord avec le côté non moins déglingos et foutraque de la musique de ces poètes punk australiens. A tel point que si vous n’êtes pas familier de leurs œuvres passées, il est probable que votre première réaction soit un gros WTF?!, notamment en entendant la voix si particulière de Gareth Liddiard au démarrage de « Private Execution ».

O’ Brother – Endless Light

O’Brother sont américains, et même si Endless Light est leur 4ème album, il est probable que vous n’ayiez (vous non plus) jamais entendu parler de ce groupe, qui bénéficie malheureusement d’assez peu de publicité en dehors de sa contrée natale. C’est d’autant plus injuste que la qualité de ce nouvel album est assez époustouflante sincèrement, avec un potentiel d’adhésion assez immense tant le genre pratiqué par le groupe peut être fédérateur.

Fall Of Minerva – Portraits

Quand on découvre un nouveau groupe ayant l’appellation « post-hardcore », difficile de savoir désormais à quoi on a affaire: à sa version première du nom (initiée par Quicksand entre autres), à sa version sludgy atmo ou bien à sa version ricaine qui mixe metalcore et emo ? Fall Of Minerva et son nouvel album pencheraient plutôt vers la seconde option mais…

Graf Orlock – Crime Traveller

Comme promis dans ma chronique du dernier album de Ghostlimb, voici venir celle du nouvel album de Graf Orlock, second groupe du vocaliste Jason Schmidt (épaulé par Karl Bournze derrière le micro). Si autant l’album de Ghostlimb montrait une certaine prise de risque donc une évolution, rien de neuf sous le soleil du comte Nosferatu (Graf Orlock étant le véritable nom du fameux vampire) car furie grindcore (mais pas que) barrée et samples de films sont une nouvelle fois au menu.

Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows

Si Lowgazers (2014) avait mis du temps pour me convaincre, la bascule du hardcore chaotique vers le black metal ayant rendu le second album de Plebeian Grandstand bien difficile à apprivoiser, ce False Highs, True Lows poursuit deux ans plus tard cette exploration de « l’art noir » en occultant (presque) tout son passif hardcore. Une suite de l’évolution des toulousains les plaçant désormais en tête de gondole du black metal made in France.

The Jezabels – Synthia

The Jezabels sont australiens et n’en sont pas à leur coup d’essai, puisque Synthia est leur 3ème album. Vous avez pu par le passé tomber sur leur single « Endless Summer » qui a bien contribué à les faire exploser en Océanie.

Ghostlimb – Difficult Loves

Lors de ma chronique du dernier EP de Graf Orlock (Trailer), j’espérais alors que la suite sortirait rapidement. Or cette sortie n’est arrivée qu’en février dernier, soit plus d’un an plus tard. Pourquoi je parle de Graf Orlock ? Car Ghostlimb est le side-project de son chanteur/guitariste Justin Smith, et que Graf Orlock sort son nouvel album Crime Traveller le même jour, et sur le même label ! Bref, en fait de branleurs, on aurait en réalité des bourreaux de travail ?

Textures – Phenotype

Phenotype est déjà le 5ème album des hollandais Textures, désormais bien établis comme tètes d’affiche de la scène metal prog. 5 ans pourtant qu’est sorti Dualism, album qui proposait un certain apaisement de leur musique, qui cependant a toujours été positionnée dans la branche la plus extrême du metal prog. Sur Phenotype, le groupe revient à un son plus agressif, rappelant parfois leur premier album, le passage typé thrash de « Shaping a Single Grain of Sand » est caractéristique, on n’en trouvait plus depuis Polars.
Plus vraiment d’influences directes de Meshuggah par contre, le groupe auquel Textures était perpétuellement comparé [...]

Unru – Als Tier Ist Der Mensch Nichts

Qui a dit qu’un album de black metal devait obligatoirement avoir sa cover pleine de squelettes avec un logo illisible sur fond de forêt ? Sans logo et hors de tout cliché, celle du dernier Unru pourrait être digne d’un projet d’arts plastiques de collégiens sur le thème du corps humain, mais en la regardant d’un peu plus près, celle-ci se révèle plutôt dérangeante, et au vu du son produit par les allemands, on peut dire qu’elle colle plutôt bien (comme la Uhu ayant servi à sa réalisation).