Chronique

Frontierer – Orange Mathematics

Frontierer est un trio composé de membres de Sectioned et A Dark Orbit. Pour qui (re)connait ces noms sera forcément alléché étant données les qualités de ces derniers, les aficionados du mathcore à tendance maousse costaud ne seront en effet pas dépaysés pour un sou. Le groupe international (partagé entre Écosse et Missouri) est tel un mur de son pris en pleine poire, et ce à quinze reprises !

Valve – Apnée

Pour appeler son album Apnée, il faut au moins officier dans un style qui s’y prête. C’est bien le cas pour Valve dont le dernier album comprend une atmosphère lourde et suffocante, entre sludge, doom et post-hardcore, soit un cran au-dessus de ce qu’on avait pu entendre sur la première démo du groupe sortie en 2012.

Coldrain – Vena

La scène post-hardcore « à la ricaine » actuelle pond des œufs un peu partout, j’en veux pour preuve Coldrain, groupe japonais dont on n’aurait jamais pu savoir la provenance avant de recevoir la fiche promo de ce Vena, soient onze titres comprenant pas mal de poncifs inhérents au genre mais aussi pas mal de qualités pour qui apprécie un tant soit peu le style.

The Rodeo Idiot Engine – Malaise

Un album tous les deux ans, tel est le rythme que semble s’imposer The Rodeo Idiot Engine. Restant sur le bon souvenir de l’éprouvant Consequences (2013), la réception du nouvel album des basques s’est faite avec une certaine excitation et une réelle curiosité devant la nouvelle appellation donnée à leur genre: du « blackened screamo ». Alors, Malaise ou bien ?

Haunt The City – Lost In A Place No One Is Able To Find

Comme je le déplore régulièrement quand j’aborde ce style, le metalcore n’est pas très souvent intéressant ces derniers temps, peu de groupes y apportant une réelle touche d’originalité et la plupart d’entre eux se contentant de suivre un modèle déjà vu sous tous les angles. Débarque de Marburg (en Allemagne) Haunt The City, jeune formation qui va réussir le tour de force de créer quelque chose d’un peu à part dans cette scène…

Chroniques en Vrac – Novembre 2015

Un vrac de novembre sous le signe de vétérans et des retours réussis en 2015 : le rock puissant et irrésistible de Clutch, le post-punk aux atours new wave de Killing Joke, le black norvégien de Kampfar, et enfin le metalcore de Vision of Disorder qui signe son 2ème album depuis son come-back discographique de 2012. L’expérience au service de la qualité en somme. On en redemande…

Grimes – Art Angels

Après un pavé dans la mare balancé en 2012 avec un Visions intriguant (mais pas totalement convaincant pour ma part), Claire Boucher, frêle canadienne d’une petite vingtaine d’années qui se fait appeler Grimes, nous revient cette année avec cet Art Angels qui devrait faire quelque bruit.

Blindside USA – Wave Of Regret

Blindside USA ne compte pas baisser le pied et continue de mener sa (très) jeune carrière à cent à l’heure. Alors que le groupe de Kansas City nous avait déjà gratifié d’une démo en début d’année, voici qu’il récidive avec ce Wave Of Regret, présentant six nouveaux titres de hardcore on ne peut plus rugueux.

This Gift is a Curse – All Hail the Swinelord

Une boucherie… Une furie proprement phénoménale. On a forcément l’habitude de rencontrer et écouter des albums très violents ou extrêmes mais il faudrait être instable ou franchement blasé (voire baisé de la tête) pour ne pas se laisser impressionner et reconnaître que ce nouvel album de This Gift is a Curse est probablement le truc le plus malsain et étouffant que vous pourrez entendre cette année.

Heart of a Coward – Deliverance

Sur le papier Heart of a Coward a tout du groupe qui ne m’intéresse pas. La musique des anglais se situe en effet aux frontières du djent (avec des riffs meshuggesques typiques), du metalcore voire du deathcore, soit globalement les genres qui m’intéressent le moins sur la scène metal.
Sauf qu’à toute bonne règle ses exceptions… Et ce Deliverance s’est imposé à mes oreilles comme une petite bombe qui vient idéalement compenser mon manque d’intérêt et de conviction sur la durée à l’écoute du dernier Lamb of God ou des dernières offrandes de Unearth. Pas que les anglais officient à [...]