Styles

Benoit – Master

Pas d’inspiration pour un nom de groupe ? Prenez un prénom ! Après Boris, Jean Jean et autres Toto, voici Benoit, qui ne se tourne pas et qui ne doit pas son nom à votre humble serviteur mais au célèbre catcheur Chris Benoit, star de la discipline ayant pété les plombs en assassinant sa famille et en se suicidant juste après. Contenant d’actuels et anciens membres de Black Sheep Wall, Colombian Necktie, Law, Drool et Wuss, Benoit joue un hardcore torturé teinté de sludge, de crust et de noise, le genre de mixture qui aurait pu sortir de chez [...]

Counterparts – Private Room

Un an après You’re Not You Anymore, Counterparts fait son retour avec un nouvel EP pas vraiment composé de nouveaux titres ! En effet, les trois titres présents sur ce Private Room sont en fait des face-B d’albums précédents. Trois titres pour à peine six minutes, autant dire que les canadiens n’ont pas eu ici l’intention de s’étendre, et on ne le fera pas vraiment non plus.

Frontierer – Unloved

Quelques mois seulement après le dernier Sectioned, voici son faux jumeau qui se ramène à son tour ! Mais si les deux groupes ont beaucoup en commun (dont certains musiciens, notamment sa tête pensante Pedram Valiani), on distingue quelques différences notables, notamment l’utilisation assez récurrente de riffs façon djent, de bidouillages sonores et surtout un chanteur américain, Chad Kapper, qui officie aussi chez les excellents A Dark Orbit. A côté de ça, l’effet provoqué par les deux groupes reste assez similaire, et Unloved va se montrer aussi dévastateur que son prédécesseur…

Innumerable Forms – Punishment In Flesh

Innumerable Forms est un projet monté en 2007 par Justin DeTore (Sumerlands, Mind Eraser, Magic Circle), figure de la scène hardcore bostonienne. Ce dernier a su s’entourer pour former ce groupe puisque l’on retrouve à la guitare quelques membres d’illustres groupes du coin tels que Jensen Ward (Iron Lung), Chris Ulsh (Power Trip, Mammoth Grinder), Doug Cho (The Rival Mob) et Connor Donnegan (Genocide Pact). Et si la plupart de ses membres officie dans une scène affiliée hardcore/powerviolence et compagnie, ce n’est pas pour autant qu’Innumerable Forms prend le même chemin tout en rage et vitesse. Non, c’est plutôt [...]

Alice in Chains – Rainier Fog

Bonne nouvelle, la bande à Cantrell revient pour accompagner notre dépression pré-hivernale (même si l’hiver paraît pour le moment encore assez loin). Et encore mieux que cette simple nouvelle déjà réjouissante pour les masochistes que nous sommes : ce nouvel album marque le retour de l’excellence qu’avait déjà atteint le groupe avec son grand retour sur Black Gives Way to Blue, se perdant quelque peu par la suite, sur le plus hétérogène The Devil Put Dinosaurs Here.

Infant Island – S/T

Etre novateur en matière de screamo est souvent une rude affaire pour les groupes du genre. Tout ou presque semble avoir été fait par les cadors des années 90, mais une jeune génération  (basée essentiellement en Virginie, comme Ostraca par exemple) se réapproprie ces influences et parvient parfois à redistribuer les cartes, Infant Island pourrait bien devenir un grand nom à suivre avec un premier album de cet acabit.

Greyhaven – Empty Black

Commençons par préciser que le Greyhaven dont il s’agit ici n’est pas le Greyhaven anglais mais bien le Greyhaven américain. Ça tombe bien, il s’agit du plus intéressant des deux groupes. Les américains sur Empty Black, leur premier album, pratiquent un metalcore/rock qui rappelle Norma Jean ou Every Time I Die par exemple, mais avec un volet métal et à la fois plus mélodique qui les distingue de ces deux modèles.

Jesus Piece – Only Self

Jesus Piece est un quintet de Philadelphie repéré par Southern Lord suite à leurs précédentes sorties: deux EPs et un split avec Malice At The Palace. Le jeune groupe a tenu à ne pas rester cantonner dans la scène hardcore de laquelle il est pourtant pleinement intégré, leur son apparaît sur ce Only Self particulièrement massif, infusé par une aura beatdown bien crue ainsi que des parties plus violentes issues du death ou du grind.

Svältvinter – Att Öde Vara

Second EP pour ces jeunes suédois originaires de Trollhättan (comme Manhattan mais chez les trolls, désolé), Svältvinter semble ne pas avoir une énorme expérience mais prouve que la valeur n’attend pas le nombre des années tant ce Att Öde Vara s’avère séduisant. Prenant un black metal de tradition nordique, blindé de mélodies directes et accrocheuses, le quintet l’accommode à sa sauce en y intégrant avec succès quelques éléments extérieurs pleins de fraîcheur.

Tragedy – Fury

Est-ce que tu m’entends hé ho ? Tragedy est de retour ! Le groupe de Memphis (ayant migré à Portland) débuté en 2000 sur les cendres de His Hero Is Gone et de Deathreat revient réjouir les crustos de tous poils (de chiens) avec un nouvel EP au nom évocateur: Fury. Une furie qui est donc toujours intacte et un bonheur de retrouver cette alliance de hargne et de mélodies puissantes après six ans d’absence.