alt/indie rock

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Deafcult – Auras

Révélé en 2015 par une excellente démo éponyme (contenant l’énorme morceau « Akira » dont le clip emprunte des images du culte « The Doom Generation » de Gregg Araki), Deafcult a bien pris son temps pour mieux revenir deux ans plus tard avec leur premier full-length sous le bras. Les six australiens n’ont pas changé leur fusil d’épaule, confirmant les attentes engendrées par leur démo.

Manchester Orchestra – A Black Mile to the Surface

Ça commence bien gentiment avec « The Maze » qui ressemble finalement davantage à une introduction… Une introduction pour nous amener à la claque monumentale que va être la suite de cet album fabuleux. Manchester Orchestra ne sont pas anglais mais américains, se sont formés en 2004, et A Black Mile to the Surface est leur 5ème album. Voilà pour les présentations rapides, mais c’est la musique qui compte et on ne peut pas être déçu à l’écoute de ces chansons magnifiques.

Can’t Swim – Fail You Again

Les jeunots du New Jersey font leur retour un an après Death Deserves A Name, premier EP assez bancal mais qui contenait tout de même quelques bonnes choses. Fail You Again, premier full-length du groupe, se présente sous les mêmes apparats: une cover portrait d’une jeune femme (la même que celle de l’EP ?) et un mix de pop-punk et de (gentil) post-hardcore.

Sun Q – Charms

Après un EP sorti en 2015 et de nombreux singles (dont un de Noël), Sun Q passe au long-format avec ce Charms. Et du charme il y en a pas mal dans ce premier album des moscovites, notamment sa chanteuse Elena Tiron, ravissant argument de vente pour le groupe qui la place souvent seule sur ses photos promo. Sa voix est elle aussi plutôt séduisante puisque elle se marie parfaitement avec les compos aux accents garage/psychés distillées par ses trois comparses (voire plus, car cet album contient pas mal d’invités).

Bad Sign – Live & Learn

Chez Bad Sign on sait vous balancer un bon gros riff de bûcheron dans la poire. Et comme on ne tourne pas autour du pot et qu’on la joue franc du collier, ces riffs on les balance dès l’entrée, sur l’excellent « Liars & Lovers », histoire de bien mettre l’auditeur en condition pour la suite.

Hundredth – Rare

Se remettre en question quand on est un groupe est quelque chose qui arrive. Cela entraîne parfois des changements de membres, voire de nom ou encore de style. Ce dernier cas est toutefois un peu plus rare, et coïncidence, c’est justement le titre du nouvel album de Hundredth qui a pris une étonnante décision: quitter le monde du hardcore mélodique au profit d’un revival post-punk/shoegaze. De quoi bien calmer les kids dans le pit !

Le Skeleton Band – Tigre-Teigne

Déjà trois ans que l’on s’était fait castagner par les montpelliérains du Skeleton Band, le quartet bourlingueur (les mecs parcourant l’Europe pour défendre ce nouvel album, de l’Allemagne à la Sardaigne) n’a toujours pas son pareil pour nous conter ses aventures de manière plus qu’originale, entre folk et blues.

Tornado Kid – Hateful 10

Et si le renouveau du southern rock passait par la Russie ? Une question qui peut paraître incongrue mais qui peut se poser à l’écoute de ce premier album de Tornado Kid, groupe de Saint-Petersbourg qui a façonné sa musique au son des classiques du genre (ou pas), Motörhead, Wilson ou Everytime I Die (en version plus accessible).

JFDR – Brazil

JFDR est le dernier projet en date de Jófríður Ákadóttir, hyperactive musicienne islandaise que l’on retrouvait jusqu’alors dans divers projets comme Samaris, Gangly ou Pascal Pinon (ce dernier en compagnie de sa soeur, des projets que je vous recommande très chaudement). JFDR étant les consonnes contenues dans son prénom, on pourrait donc considérer ce projet comme son plus personnel.