alt/indie rock

Slowly Building Weapons – Sunbirds

En 2007, Slowly Building Weapons faisait une entrée en fanfare dans la scène hardcore australienne avec Nausicää, premier album dévastateur de « big-chord-core » (étiquette autoproclamée) mixant chaos et extrême. Des promesses à l’époque totalement balayées lorsque le groupe annonçait la fin de ses activités seulement un an après avoir livré cette bombe. Dix ans plus tard, c’est avec surprise qu’Art As Catharsis annonce le retour du gang de Sydney avec un second album tout aussi méchant que son prédécesseur mais aux champs beaucoup plus ouverts.

Seaway – Vacation

Dans le genre mauvais timing, Seaway et ce Vacation se posent comme un joli loupé promotionnel. De son titre à sa cover avec une valise dessus jusqu’à sa musique, tout, absolument tout évoque les vacances d’été, le fun, l’insouciance. Alors pourquoi sortir cet album après coup ? Alors qu’à cette époque l’esprit est au boulot et au raccourcissement des jours. Autant dire que le groupe canadien entend nous remettre de bonne humeur avec du soleil estival dans les oreilles.

Live-report: The Flatliners/Prawn

The Flatliners/Prawn/Not Scientists – Prague (Klub 007), le 30/09/2017
Dans de nombreuses salles de concert, la ponctualité est un élément abstrait. L’affiche a beau marquer une certaine heure de départ, la musique démarre bien souvent une bonne demi-heure (voire parfois une heure) après, le temps de siroter un (ou quelques) breuvage(s) en attendant. Il se trouve que pour certaines salles de Prague, c’est tout l’inverse. Pour le Klub 007 en l’occurrence, démarrer tôt est essentiel pour pouvoir terminer avant 22 heures car après c’est tapage nocturne. Et pour une salle située au milieu de la plus grosse cité U [...]

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Deafcult – Auras

Révélé en 2015 par une excellente démo éponyme (contenant l’énorme morceau « Akira » dont le clip emprunte des images du culte « The Doom Generation » de Gregg Araki), Deafcult a bien pris son temps pour mieux revenir deux ans plus tard avec leur premier full-length sous le bras. Les six australiens n’ont pas changé leur fusil d’épaule, confirmant les attentes engendrées par leur démo.

Manchester Orchestra – A Black Mile to the Surface

Ça commence bien gentiment avec « The Maze » qui ressemble finalement davantage à une introduction… Une introduction pour nous amener à la claque monumentale que va être la suite de cet album fabuleux. Manchester Orchestra ne sont pas anglais mais américains, se sont formés en 2004, et A Black Mile to the Surface est leur 5ème album. Voilà pour les présentations rapides, mais c’est la musique qui compte et on ne peut pas être déçu à l’écoute de ces chansons magnifiques.

Can’t Swim – Fail You Again

Les jeunots du New Jersey font leur retour un an après Death Deserves A Name, premier EP assez bancal mais qui contenait tout de même quelques bonnes choses. Fail You Again, premier full-length du groupe, se présente sous les mêmes apparats: une cover portrait d’une jeune femme (la même que celle de l’EP ?) et un mix de pop-punk et de (gentil) post-hardcore.

Sun Q – Charms

Après un EP sorti en 2015 et de nombreux singles (dont un de Noël), Sun Q passe au long-format avec ce Charms. Et du charme il y en a pas mal dans ce premier album des moscovites, notamment sa chanteuse Elena Tiron, ravissant argument de vente pour le groupe qui la place souvent seule sur ses photos promo. Sa voix est elle aussi plutôt séduisante puisque elle se marie parfaitement avec les compos aux accents garage/psychés distillées par ses trois comparses (voire plus, car cet album contient pas mal d’invités).

Bad Sign – Live & Learn

Chez Bad Sign on sait vous balancer un bon gros riff de bûcheron dans la poire. Et comme on ne tourne pas autour du pot et qu’on la joue franc du collier, ces riffs on les balance dès l’entrée, sur l’excellent « Liars & Lovers », histoire de bien mettre l’auditeur en condition pour la suite.

Hundredth – Rare

Se remettre en question quand on est un groupe est quelque chose qui arrive. Cela entraîne parfois des changements de membres, voire de nom ou encore de style. Ce dernier cas est toutefois un peu plus rare, et coïncidence, c’est justement le titre du nouvel album de Hundredth qui a pris une étonnante décision: quitter le monde du hardcore mélodique au profit d’un revival post-punk/shoegaze. De quoi bien calmer les kids dans le pit !