black metal

Wykan – Brigid – Of The Night

« Pink Floyd meeting Black Sabbath meeting Mayhem« , c’est par cette étrange mais alléchante description que Wykan aime se décrire. Le groupe quebecois fondé en 2017 est en effet adepte des mélanges, le doom psychédélique côtoyant le stoner rock, le heavy blues et donc le black metal. Un an après Solace, leur premier EP, le quartet montréalais remet le couvert avec ce Brigid – Of The Night, pour trois nouveaux titres mouvementés.

Remete – Into Endless Night

Remete est un des nombreux projets de D. (oui c’est comme ça qu’il se fait appeler), homme à tout-faire derrière des groupes comme Forest Mysticism et Woods Of Desolation. L’australien a une spécialité: faire du black metal à tendance atmosphérique comme personne d’autre. Cela se vérifie avec Into Endless Night, le nouveau chapitre de son groupe Remete.

Suspiral – Chasm

Composé de membres actifs au sein de l’underground espagnol, Suspiral est un mystérieux duo ayant décidé de mêler le black/death metal le plus raw et malsain à des éléments psychédéliques voire issus du krautrock. En résulte ce Chasm, nouvel album prenant la suite de leur Delve Into The Mysteries Of Transcendance (2016), premier jet qui nous infligeait déjà un beau bordel auditif !

JØTNARR – S/T

Si l’on s’en était tenu à la simple lecture de son nom, tout porterait à croire que JØTNARR est un nouveau groupe venu de Norvège voire du Danemark, mais raté, ce trio barbu débuté en 2013 vient d’un peu plus au sud, de Grande-Bretagne plus précisément (Colchester). Mais forcément avec un tel patronyme, l’influence nordique transparaît dans leur musique. Le black metal occupe une place prépondérante mais se voit complété par des éléments venus du crust, du screamo comme du sludge, tout ça pour un résultat final bien loin de la mode « post-black » actuelle.

Mord’a’Stigmata – Dreams of Quiet Places

Oh you you, la grosse fessée cul nu que voici encore! Mord’a’Stigmata sont polonais et n’en sont pas à leur coup d’essai puisque ce Dreams of Quiet Places dont il s’agit aujourd’hui, est leur 5ème album. On n’a donc pas affaire à des lapereaux de 3 semaines, et laissez-moi vous dire que ça s’entend sur cet album qui sent l’expérience et la bouteille. Mon camarade Beunz avait chroniqué leur 3ème album dans ces pages, mais j’avoue n’y avoir jamais jeté d’oreille à l’époque, et je suis tout autant passé à côté de l’album qui a suivi. Mon premier contact [...]

Kampfar – Ofidians Manifest

Si l’avant-dernier album en date de Kampfar, Profan, était sorti un peu plus d’un an après le monumental Djevelmakt, il a cette fois-ci fallu attendre plus de 3 ans pour voir les norvégiens revenir avec ce tout nouvel album, Ofidians Manifest.
Problèmes internes ou break salutaire, on ne se lancera pas dans des spéculations hasardeuses, d’autant que, et c’est bien là le plus important, le groupe revient en très bonne forme, puisqu’Ofidians Manifest est encore une fois une insolente réussite dans un genre sur lequel les norvégiens règnent indubitablement en maîtres.
Du reste, il n’y a pas de changement [...]

Numenorean – Adore

Il m’a fallu un peu de temps et plusieurs écoutes pour succomber devant Adore, deuxième album des canadiens de Numenorean, groupe monté en 2011 par les frères Lemley, Brandon et Byron. Pourtant aujourd’hui, je m’enfile ses 43 minutes pour la (probablement) 15ème fois ou pas loin, et clairement elles passent en un éclair et j’en viens à trouver ce formidable album trop court. La magnifique pochette n’est certainement pas étrangère à mon insistance et à mon retour régulier vers ce disque. Numenorean avait déjà pu marquer les esprits avec la pochette de leur précédent album, évocatrice, choquante pour certains, [...]

Decoherence – S/T

Non, ce n’est pas le retour de Decoherence, le groupe de death metal parisien qui a émergé au début des années 2000 avant de disparaître. Ce Decoherence-là est anglais et joue du black metal. Il s’agit en fait du projet de deux gars: un certain Stroda (tous instruments) et Tahazu (chant), si le mystère plane totalement sur l’identité du premier, le second a participé à divers projets plutôt confidentiels comme Ordo Malum ou SludgeFactory. Pour sa première sortie, le duo se voit chapeauté par Sentient Ruin, signe que leur musique doit faire un minimum de boucan.

Hedonihil – I

Hedonihil est le nouveau groupe (fondé en début d’année) de trois membres de Swallow The Sun. Miko Kotamäki (chant), Juho Räihä (guitare) et Juuso Raatikainen (batterie) en ont donc eu marre de leur doom mélodique lancinant, souhaitant injecter un peu de vitesse et une dimension nihiliste à leur musique. Hedonihil correspond donc à une vision de la mort un peu aux antipodes de celle défendue dans Swallow The Sun. Plutôt que le désespoir et la tristesse, ce nouveau groupe se veut « une insulte sonique et directe à l’existence. Prenez ou partez, negative vibes only! ».

Devil Master – Satan Spits On Children Of Light

Un peu moins exposé qu’il y a quelques années de ça, Relapse Records est toujours debout, défendant toujours le metal extrême quel qu’il soit et sortant régulièrement des sorties intéressantes entre les « gros » groupes (Obscura l’an dernier par exemple), les valeurs sûres (Inter Arma) et quelques découvertes telles que ce Devil Master, jeune groupe de Philadelphie qui signe donc ici son premier véritable album.