black metal

Feral Light – A Sound Of Moving Shields

Originaire du Minnesota et contenant des ex Wolvhammer, Empires, Manetheren, et Finger Of Scorn, Feral Light est un nouveau venu sur la scène black metal, attention pas la « pure » (bien que pas si loin) mais celle qui ne rechigne pas à aller un peu en périphérie pour flirter avec le crust et le post-metal. Fraîchement signés sur Sentient Ruin Laboratories, le jeune groupe signe un premier cinq-titres plutôt prometteur.

Fange – Purge

Après le très bon Poisse, Fange a connu quelques mouvements de line-up: Boris Louvet (Aeris) arrive au poste de batteur tandis que Jean-Baptiste Lévêque, chanteur jusqu’alors, quitte le micro pour faire du « bruit », laissant la place libre à un remplaçant de luxe en la personne de Matthias Jungbluth (boss de Throatruiner et hurleur chez Calvaiire). Bref, de quoi donner de nouvelles perspectives à la musique de Fange…

Zygoma – The Highest Court

Les apparences sont parfois trompeuses. Zygoma tend à montrer qu’il a choisi la simplicité en prenant ce patronyme, nommé auparavant The Zygoma Disposal. Zygoma, ça va plus vite et ça se retient plus facilement (et ça se classe forcément à la fin de l’alphabet), mais musicalement le groupe belge n’a pas souhaité traiter sa musique de la même manière, The Highest Court étant un album ultra dense, complexe, mélangeant les styles et les ambiances dans un maelström dévastateur.

Karcavul – Intersaone

Une petite natation dans les eaux de la Saône commentée par Pierre Bellemare himself, ça vous branche ? Dit comme ça, ça ressemble à une partie de kamoulox mais c’est bien ce que renferme ce Intersaone, premier long-format du trio lyonnais Karcavul (faisant suite à une démo et un split avec UHL). Nous avons donc affaire ici à une croisière champêtre que nous offre le groupe, pleine de réjouissances sonores dans un cadre bucoliq… Comment ça c’est tout le contraire ?!

Vredehammer – Violator

Le défouloir de l’année s’appelle Violator, et est signé des norvégiens de Vredehammer. Le groupe formé en 2009 livre cette année son 2ème album longue durée (le premier sorti en 2014 avait été chroniqué par notre collègue Darkantisthène), un album assez irrésistible pour qui entend trouver un défouloir de qualité conjuguant violence, efficacité et mélodie.

Ceipheide – Respire

Les parisiens de Ceipheide donnent enfin une suite à leur premier album De silence et de suie. Respire ne se compose que de deux titres mais particulièrement longs (17 et 19 minutes) afin de permettre au groupe de développer son black metal atmosphérique fait de douleur lancinante, de rage torturée et de tristesse, beaucoup de tristesse…

Selva – Eléo

Originaire d’Italie, Selva est une formation combinant des éléments de styles « post » (rock, metal, hardcore) qu’elle mixe avec une base mêlant elle-même black metal et screamo. Après un premier essai saisissant (Life Habitual, sorti il y a deux ans), le groupe remet ça avec Eléo, soient quatre nouveaux titres toujours aussi intenses.

Korgonthurus – Vuohen Siunaus

Second album pour Korgonthurus après Marras (2009), premier long-format ayant semble-t-il reçu un accueil très mitigé. Découvrant le groupe finlandais avec ce Vuohen Siunaus, c’est sans apriori aucun que j’aborde la musique de ce groupe, dont le leader n’est autre que Corvus, ancien vocaliste chez Horna. En tous cas avec ses arbres, son bouc et son logo avec croix renversée pile au milieu (le précédent logo, tout en branche d’arbre, était pourtant joli), la cover accumule les pistes indiquant le style de son auquel on va avoir affaire…

Grey Aura – Waerachtighe Beschryvinghe Van drie Seylagien, Ter Werelt Noyt Soo Vreemt Ghehoort

Waerachtighe beschryvinghe van drie seylagien, ter werelt noyt soo vreemt ghehoort (à vos souhaits) est le premier album de Grey Aura. Sorti une première fois indépendamment en 2014, Blood Music, label ayant le vent en poupe en ce moment (Perturbator, Astronoid…), profite de sa nouvelle notoriété pour faire découvrir ce duo néerlandais atypique à un plus large public.

Die Trying – Blues For The Cursed

Second EP pour les milanais de Die Trying, Blues For The Cursed attire l’œil dans un premier temps grâce à sa cover cartoonesque et colorée. Ce rat hargneux crachant la mort représente plutôt bien la musique balancée par le groupe, un metal autant influencé par la scène scandinave (black et death) que par la scène southern hardcore’n roll US. Le mélange est donc forcément détonnant.