black metal

Coldborn – Lingering Voidwards

Projet black metal fondé en 2007 en Belgique par un certain Norgaath, Coldborn aura pourtant attendu presque une décennie pour sortir un premier album. Il faut dire que le gaillard a été entre-temps très actif dans divers groupes comme Nightbringer, Grimfaug, Onirik ou encore en live/session chez Corpus Christii et Urzamoth (et bien d’autres). Bref, l’amateur de black metal averti aura certainement reconnu des noms parmi ses autres projets. Dans Coldborn (où il a été rejoint par un certain Menthor à la batterie), pas de surprise, Norgaath en joue aussi mais y ajoute une bonne dose d’atmosphères épico-glaciales…

Violent Magic Orchestra – Catastrophic Anonymous

Violent Magic Orchestra (simplifié en VMO), c’est un projet né de la rencontre entre Vampillia, excellent groupe japonais mêlant black metal et ambiances plus éthérées (parfois post-rock), Pete Swanson (ex-Yellow Swans, groupe de noise à tendance electro qui venait du côté de Portland) et du surdoué frenchie Paul Régimbeau, connu pour ses activités électroniques dans Mondkopf ou Extreme Precautions. Un melting-pot d’influences complété par des invités haut-de-gamme puisque Attila Csihar (Mayhem) et Chip King (The Body) viennent apposer leurs voix sur ce Catastrophic Anonymous, premier album forcément très original… et pas vraiment destiné à toutes les oreilles !

Kratornas – Devoured By Damnation

Originaire des Philippines et exilé au Canada, Kratornas n’est pas un nouveau venu puisque le projet est actif depuis 1995 (et même depuis 1991 sous le nom Zamora, nom de sa tête pensante renommée Zachariah). Zachariah était donc jusqu’alors seul aux commandes du vaisseau Kratornas avant d’être rejoint cette année par un batteur nommé GB Guzzarin. Voilà pour les présentations, passons maintenant au contenu. Que ce soit par son titre ou sa cover, pas de mystère, Kratornas est en plein dans le metal extrême bien bas du ciboulot, contenant notamment du black metal, du thrash et du grindcore.

Khonsu – The Xun Protectorate

Khonsu, c’est l’entité de S. Gronbech, qui n’est autre que le frère d’Obsidian Claw, leader de Keep of Kalessin. Le norvégien qui a déjà sorti le très bon Anomalia, il y a plus de 4 ans, sur lequel il était épaulé par Thebon (alors chanteur de Keep of Kalessin) revient avec un Xun Protectorate sur lequel il conserve le côté futuriste mais accentue le côté extrême et les accointances avec le black pour aboutir à une sorte de post black futuriste particulièrement bien fait et encore plus ambitieux (à l’image de la pochette de l’album, assez époustouflante au demeurant).

Oathbreaker – Rheia

Si j’étais honnête intellectuellement, je vous avouerais ne pas avoir particulièrement prêté attention au premier album d’Oathbreaker que j’avais paresseusement classé avec Deafheaven parmi tous les groupes de post / black / shoegaze, chapelle musicale aussi excitante qu’un brunch un dimanche matin à Châteauroux.
J’ai eu visiblement tort, puisqu’à travers Rheia, les belges se démarquent brillamment des leurs monotones congénères en grande partie grâce à la voix possédée de Caro Tanghe qui alterne avec une intensité rare les hurlements à glacer le sang et les parties chantées dans un registre voisin de celui Julie Christmas (Made out of Babies, Battle [...]

Ónefnt – Demó

La scène black metal islandaise connait un bel essor ces dernières années en nous offrant de superbes découvertes telles que Sinmara, Misþyrming ou encore Wormlust. Point commun entre ces groupes: une revisite toute personnelle d’un genre pour une vision à chaque fois unique. Ónefnt (« Anonyme ») est un (pas si) nouveau venu issu du véritable underground islandais, aucun nom, aucun titre, aucun site, aucune info sur les membres du groupe, une cover qui donne le tournis, de quoi susciter l’intérêt des amateurs de jeux de piste…

Unyielding Love – The Sweat Of Augury

Un peu de sauvagerie pure en provenance de Belfast, ça vous branche ? (oui, elle figure même sur la cover la branche, trolol !) Car en dépit de son nom (qui signifie littéralement « Amour Inébranlable »), Unyielding Love donne dans tout l’inverse, un déversement de haine survoltée entre blasts, chaos, larsens. Pour schématiser, on a là de l’extrémisme musical qui se pare de bruits parasites pour faire mal aux conduits auditifs, et finalement aussi au reste de ton pauvre petit corps.

Veilburner – The Obscene Rite

Je vous avais parlé de Veilburner lors de ma découverte du groupe il y a deux ans de ça avec The Three Lightbearers, prometteur premier album d’un black/death metal expérimental ultra chaotique. Le duo Mephisto Deleterio/Chrisum Infernium a ensuite poursuivi l’an dernier avec Noumenon avant de revenir cette année avec le troisième (et dernier) chapitre de leur trilogie conceptuelle, The Obscene Rite. Vous pouvez lire le descriptif thématique sur leur page Bandcamp, il est en tous cas tout aussi complexe que la musique du groupe !

Dysylumn – Chaos Primordial

Il y a tout pile un an sortait Conceptarium, second album de Dysylumn m’ayant permis de découvrir le duo et son surprenant black/death metal atmosphérique (un premier EP éponyme étant sorti en 2013). Une bonne surprise à l’époque qui voit aujourd’hui sortir sa suite, un EP intitulé Chaos Primordial prouvant que les lyonnais en ont encore sous le pied.

Vrtra – My Bones Hold a Stillness

Très habile lorsqu’il s’agit de dénicher des jeunes groupes prometteurs, Sentient Ruin nous a trouvé là une démo pas piquée des hannetons par un mystérieux groupe californien (de Sacramento), Vrtra. Les conditions semblent idéales, retenez votre souffle car l’immersion promet d’être douloureuse. My Bones Hold a Stillness possède seulement trois titres mais environ une demi-heure de voyage dans un vortex opaque mélangeant black, death et doom…