black metal

Karcavul – Intersaone

Une petite natation dans les eaux de la Saône commentée par Pierre Bellemare himself, ça vous branche ? Dit comme ça, ça ressemble à une partie de kamoulox mais c’est bien ce que renferme ce Intersaone, premier long-format du trio lyonnais Karcavul (faisant suite à une démo et un split avec UHL). Nous avons donc affaire ici à une croisière champêtre que nous offre le groupe, pleine de réjouissances sonores dans un cadre bucoliq… Comment ça c’est tout le contraire ?!

Vredehammer – Violator

Le défouloir de l’année s’appelle Violator, et est signé des norvégiens de Vredehammer. Le groupe formé en 2009 livre cette année son 2ème album longue durée (le premier sorti en 2014 avait été chroniqué par notre collègue Darkantisthène), un album assez irrésistible pour qui entend trouver un défouloir de qualité conjuguant violence, efficacité et mélodie.

Ceipheide – Respire

Les parisiens de Ceipheide donnent enfin une suite à leur premier album De silence et de suie. Respire ne se compose que de deux titres mais particulièrement longs (17 et 19 minutes) afin de permettre au groupe de développer son black metal atmosphérique fait de douleur lancinante, de rage torturée et de tristesse, beaucoup de tristesse…

Selva – Eléo

Originaire d’Italie, Selva est une formation combinant des éléments de styles « post » (rock, metal, hardcore) qu’elle mixe avec une base mêlant elle-même black metal et screamo. Après un premier essai saisissant (Life Habitual, sorti il y a deux ans), le groupe remet ça avec Eléo, soient quatre nouveaux titres toujours aussi intenses.

Korgonthurus – Vuohen Siunaus

Second album pour Korgonthurus après Marras (2009), premier long-format ayant semble-t-il reçu un accueil très mitigé. Découvrant le groupe finlandais avec ce Vuohen Siunaus, c’est sans apriori aucun que j’aborde la musique de ce groupe, dont le leader n’est autre que Corvus, ancien vocaliste chez Horna. En tous cas avec ses arbres, son bouc et son logo avec croix renversée pile au milieu (le précédent logo, tout en branche d’arbre, était pourtant joli), la cover accumule les pistes indiquant le style de son auquel on va avoir affaire…

Grey Aura – Waerachtighe Beschryvinghe Van drie Seylagien, Ter Werelt Noyt Soo Vreemt Ghehoort

Waerachtighe beschryvinghe van drie seylagien, ter werelt noyt soo vreemt ghehoort (à vos souhaits) est le premier album de Grey Aura. Sorti une première fois indépendamment en 2014, Blood Music, label ayant le vent en poupe en ce moment (Perturbator, Astronoid…), profite de sa nouvelle notoriété pour faire découvrir ce duo néerlandais atypique à un plus large public.

Die Trying – Blues For The Cursed

Second EP pour les milanais de Die Trying, Blues For The Cursed attire l’œil dans un premier temps grâce à sa cover cartoonesque et colorée. Ce rat hargneux crachant la mort représente plutôt bien la musique balancée par le groupe, un metal autant influencé par la scène scandinave (black et death) que par la scène southern hardcore’n roll US. Le mélange est donc forcément détonnant.

Glorior Belli – Sundown (The Flock that Welcomes)

2015 fut une putain de bonne année pour le black metal, alors forcément la barre est haute pour 2016, et force est de constater que sans surprise l’année a démarré plutôt doucement pour le metal noir. Mais encore une fois c’était sans compter sur Agonia Records et la France, association qui a prouvé son efficacité (voir l’album de VI) et qui la démontre encore une fois d’une fort belle manière avec la sortie du nouvel album de Glorior Belli.

Abstracter/Dark Circles – Split

Deux visions du sombre et du désespoir sont au menu de ce split réunissant Abstracter, groupe californien de post-doom-machin-sludge-black metal dont j’avais parlé l’an dernier, et Dark Circles, groupe québecois davantage porté sur le crust dont la démo sortie en 2014 avait fait son petit effet.

Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows

Si Lowgazers (2014) avait mis du temps pour me convaincre, la bascule du hardcore chaotique vers le black metal ayant rendu le second album de Plebeian Grandstand bien difficile à apprivoiser, ce False Highs, True Lows poursuit deux ans plus tard cette exploration de « l’art noir » en occultant (presque) tout son passif hardcore. Une suite de l’évolution des toulousains les plaçant désormais en tête de gondole du black metal made in France.