black metal

Satan – Un Deuil Indien

Après Sordide, nous connaissons un renouveau black metal (en) français. Cette fois c’est Satan qui débarque sur Throatruiner, le groupe de Grenoble auteur du très bon L’Odeur du Sang (2015) se voit offrir les faveurs du label du sieur Jungbluth. Autrefois davantage porté sur le grind (le bassiste s’occupant du label spécialisé dans le style Witch Bukkake Records), le groupe a presque mis au rebut cet aspect de leur personnalité au profit d’un son plus cru, entre black metal et punk.

Woe – Hope Attrition

Quatrième album pour Woe, groupe de black metal de Philadelphie, fier représentant de la scène USBM actuelle. Hope Attrition vient briser quatre ans de silence et pourrait bien faire date tant il subjugue…

Macerie – To K***

Après presque trois ans de silence suite à leur redoutable premier EP éponyme sorti chez Sentient Ruin Laboratories, les italiens de Macerie reprennent du service en autoprod en sortant un nouvel EP de seulement deux titres. Déjà qu’avec quatre, on était un peu resté sur notre faim, autant dire que deux titres seulement, c’est un peu court jeune homme !

A Lie Nation – Begin Hate

Formé en 2010 du côté d’Oulu (Finlande), A Lie Nation (vous avez remarqué, ça fait « Alienation » en fait, bien pensé !) est un jeune groupe ayant attendu quelques années avant de finalement se lancer en 2015, date de la sortie de Human Waves. Un premier EP présentant leur « metal extrême », soient de nombreuses influences black et death metal et pas mal de mélodies, une recette inchangée sur Begin Hate, leur nouvel EP…

Kriegsmaschine – Enemy of Man

Oui parce qu’avant Exercises in Futility le fabuleux, il y avait Enemy of Man… le fabuleux. Et que ce dernier mérite tout autant que le premier, de porter les louanges qui lui vont si bien, et de se voir enfin incarné par quelques mots dans ces colonnes, tant il prouve tous les jours sa longévité et son inusabilité.

Balance Interruption – Door 218

En voilà un qui est passé sous nos radars en 2016… Et qui aurait pourtant mérité de figurer en bonne place dans les meilleures sorties black de l’année. Car les ukrainiens de Balance Interruption nous ont concocté pour leur 3ème album, rien de moins qu’une petite bombe d’avant-garde qui devrait notamment parler aux amateurs d’Abigor ou Dodheimsgard.

GDLH – « Gyrophares de la haine »

« Alerte ! Les Gyrophares de la haine arrivent ! Protégez-vous de leurs lueurs infernales ! Barricadez-vous chez vous et n’ouvrez à personne car ils ne viennent pas avec de bonnes intentions ! » Débarquant de Rouen avec ce patronyme pour le moins original et pouvant prêter à rire, on ne rit plus du tout lorsque l’on lance la première démo éponyme du groupe, semant la désolation – et donc la haine – partout où elle passe…

Coldborn – Lingering Voidwards

Projet black metal fondé en 2007 en Belgique par un certain Norgaath, Coldborn aura pourtant attendu presque une décennie pour sortir un premier album. Il faut dire que le gaillard a été entre-temps très actif dans divers groupes comme Nightbringer, Grimfaug, Onirik ou encore en live/session chez Corpus Christii et Urzamoth (et bien d’autres). Bref, l’amateur de black metal averti aura certainement reconnu des noms parmi ses autres projets. Dans Coldborn (où il a été rejoint par un certain Menthor à la batterie), pas de surprise, Norgaath en joue aussi mais y ajoute une bonne dose d’atmosphères épico-glaciales…

Violent Magic Orchestra – Catastrophic Anonymous

Violent Magic Orchestra (simplifié en VMO), c’est un projet né de la rencontre entre Vampillia, excellent groupe japonais mêlant black metal et ambiances plus éthérées (parfois post-rock), Pete Swanson (ex-Yellow Swans, groupe de noise à tendance electro qui venait du côté de Portland) et du surdoué frenchie Paul Régimbeau, connu pour ses activités électroniques dans Mondkopf ou Extreme Precautions. Un melting-pot d’influences complété par des invités haut-de-gamme puisque Attila Csihar (Mayhem) et Chip King (The Body) viennent apposer leurs voix sur ce Catastrophic Anonymous, premier album forcément très original… et pas vraiment destiné à toutes les oreilles !

Kratornas – Devoured By Damnation

Originaire des Philippines et exilé au Canada, Kratornas n’est pas un nouveau venu puisque le projet est actif depuis 1995 (et même depuis 1991 sous le nom Zamora, nom de sa tête pensante renommée Zachariah). Zachariah était donc jusqu’alors seul aux commandes du vaisseau Kratornas avant d’être rejoint cette année par un batteur nommé GB Guzzarin. Voilà pour les présentations, passons maintenant au contenu. Que ce soit par son titre ou sa cover, pas de mystère, Kratornas est en plein dans le metal extrême bien bas du ciboulot, contenant notamment du black metal, du thrash et du grindcore.