black metal

Negativa – 03

Comme souvent avec les nouvelles sorties estampillés Sentient Ruin, on a un groupe mystérieux qui cache son identité derrière des initiales et qui sort son second album après quelques splits/EP/démos (et un premier album nommé 02) très confidentiels. Venant d’Espagne, Negativa (à ne donc pas confondre avec le groupe de death canadien du même nom) joue un black metal qui sort pourtant pas mal du cahier des charges habituel du label.

Nature Morte – NM1

Formation parisienne jouant sur l’anonymat de ses membres, Nature Morte est née en 2015 et a sorti une démo un an plus tard. Deux ans de plus se sont écoulés avant ce NM1, premier véritable album sortant chez Argonauta Records. La cover nous offre déjà quelque chose d’assez peu commun pour un groupe de black metal: une image de jungle par-dessus laquelle on trouve le logo du groupe, assez classe. La raison est peut-être la présence du « post » devant le black metal du trio.

Bliss Signal – S/T

James Kelly est quelqu’un d’imprévisible. Alors qu’on le pensait calmé suite à la fin d’Altar Of Plagues et son virage electro Wife (vu en live en première partie d’Oathbreaker l’an dernier), le voici embarqué dans un tout nouveau projet. Pour l’occasion, il sera accompagné par un certain Mumdance, producteur britannique habituellement investi dans des sonorités entre harsh noise et abstract hip hop. Une rencontre qui fait donc des étincelles, matérialisée dans Bliss Signal déjà auteur d’un EP en juin dernier et qui sort quelques mois plus tard un premier full-length sous l’égide hautement qualitative de Profound Lore.

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

Embryonic Cells – Horizon

Qu’elle soit post ou orthodoxe, la scène black metal n’a pas cessé d’évoluer pendant ces dernières années, intégrant de nouvelles influences au sein d’une base « traditionnelle ». Puis il y a les résistants, ces groupes préférant conserver l’aura d’origine du black/death metal scandinave à tendance mélodique typique de la fin 90’s/début 2000. Fondé en 1994 du côté de Troyes, Embryonic Cells poursuit donc cette exploration dans son nouvel album Horizon.

Demande à la poussière – S/T

Tirant son nom du best-seller de John Fante, Demande à la poussière est un jeune groupe parisien monté l’an dernier autour de Jeff Grimal (ex The Great Old Ones). Ce dernier a réuni autour de lui des musiciens au background divers puisque l’on retrouve des gens qui sont ou ont été dans Omrade, No Return ou encore Würm. Signé sur Argonauta Records (qui se fait mine de rien un catalogue de qualité), le groupe délivre un premier album très dense d’un black metal infusé de différents genres annexes et intégralement chanté en français.

Dysylumn – Occultation

Deux ans après l’EP Chaos Primordial, les lyonnais de Dysylumn font leur retour avec ce Occultation, l’occasion pour nous replonger dans l’obscurité que ce soit au niveau sonore comme au niveau visuel semblant signifier un retour dans l’espace. Le black/death metal teinté de doom du groupe se défait (quasi) intégralement du chaos qui l’habitait autrefois pour partir désormais dans des structures beaucoup plus claires, toujours majestueuses.

Faanefjell – Dovrefall

Le mélange entre folk, viking et black metal est souvent un piège, la scène dite pagan ayant connu une certaine hype il y a quelques années nous gratifiant de groupes plutôt festifs tels que Finntroll, Trollfest et autres Korpiklaani, rameutant en festival de nombreux gueux descendant des bières dans leurs cornes en plastique. Une exposition (et un succès) ne permettant pas vraiment de distinguer les groupes à la musique plus « sérieuse ». Faanefjell appartient à cette catégorie, s’affirmant davantage comme des héritiers de Windir.

Atrament – Scum Sect

Atrament fait enfin son retour ! Composé d’actuels et anciens membres de la fine fleur de la brutalité californienne actuelle (Vastum, Necrot, Mortuous, Abstracter, Moral Void, Black September), le quartet vient donner une suite toute aussi véhémente à son excellent premier LP. Mélangeant une fois de plus la radicalité du crust/punk à la putréfaction du black/death, la recette est une fois de plus une orgie de bestialité.