dark/doom metal

Mammoth Weed Wizard Bastard – Yn Ol I Annwn

Quatrième sortie pour les anglais de Mammoth Weed Wizard Bastard, valeur montante du stoner doom à forte tendances psychédéliques. Yn Ol I Annwn marque en réalité le troisième chapitre entamé en 2015 avec Noeth Ac Anoeth, et cet ultime volume se révèle comme un sacré voyage sensoriel, entre galaxies lointaines, substances plus ou moins toxiques, passages atmosphériques voire tristounets.

Fange – Punir

Après nous avoir gratifié d’artworks morbides mais laissant faire l’imagination sur Purge (2014) puis sur Pourrissoir (2017), Fange passe au concret avec celui de Punir, qu’on pourrait qualifier de « mort-bide » cette fois. La représentation de ce gars décapité s’étant lui-même éviscéré repousse autant qu’il intrigue. Et si avec ce gros indice graphique, on s’attendait à ce que les limites audibles soient à nouveau repoussées, Fange surprend avec sa nouvelle approche…

Helevorn – Aamamata

Helevorn tient son nom d’un lac dans le Simarillion de Tolkien et vient d’Espagne (contrairement à ce que son titre d’album laissait paraître, j’aurais pensé à un groupe finlandais de prime abord). Le groupe s’est formé il y a déjà vingt ans et a sorti trois albums et une démo avant ce Aamamata. Œuvrant dans un doom metal allant chercher du côté gothique de la force, les espagnols nous ramènent pendant quasiment une heure dans le sillage de groupes comme Swallow The Sun, Theatre Of Tragedy ou encore Draconian.

Miscarriage – Imminent Horror

Vous connaissez le goregrind, ce sous-genre souvent débile du death metal avec ses voix pitchées au maximum et aux grooves souvent entraînants. Eh bien Miscarriage part sur ce style mais en diminue drastiquement la vitesse pour que l’on atteigne celle du sludge/doom. En résulte donc un mélange inédit, dans le genre « on repousse les limites le plus loin possible », la nouvelle signature de Sentient Ruin Laboratories, et son album Imminent Horror (portant très bien son nom, autant au niveau sonore que visuellement) devraient faire date au milieu du roster déjà infernal du label californien.

Rotting Christ – The Heretics

Vous le savez si vous nous suivez depuis plusieurs années, je suis personnellement très client du dark metal de Rotting Christ. Depuis que j’ai littéralement flashé sur le monstrueux Sanctus Diavolos (et la redécouverte dans la foulée de son prédecesseur Genesis qui est à peine moins bon), je les suis avec plaisir dans toutes leurs aventures.

Dead Witches – The Final Exorcism

Après une partie de Ouija il y a deux ans, Dead Witches nous propose aujourd’hui un exorcisme final. Vous l’aurez compris, le groupe anglais monté autour du batteur Mark Greening (ex Ramesses, Electric Wizard, With The Dead) possède comme thèmes de prédilection les sorcières, l’occultisme ainsi qu’une louche de satanisme tant qu’à y être. Et quoi de mieux que le stoner/doom pour délivrer cette messe noire ?

Kontinuum – No Need to Reason

Encore un rattrapage de 2018 (peut-être le dernier enfin…)!
Pour leur passage chez Season of Mist (après 2 albums remarquables sortis sur Candlelight), les islandais de Kontinuum n’ont pas cherché à révolutionner leur recette, accentuant même encore davantage le côté apaisé de leur musique.
Et Dieu/Satan que c’est beau une fois de plus!

Ayyur – The Lunatic Creature

Sentient Ruin Laboratories et Vendetta records aiment arpenter la planète à la recherche d’obscures formations plus ou moins exotiques, et quand elles joignent leurs forces elles arrivent à dénicher de sombres pépites. L’étape du jour nous emmène en Afrique du Nord, en Tunisie plus précisément, d’où provient le duo Ayyur, composé de Dagon (guitare) et Angra Mainyu (chant, guitare, basse). Et pour l’anecdote, un troisième larron est intervenu pour l’enregistrement de The Lunatic Creature, Shaxul, premier chanteur de Deathspell Omega (ici à la batterie).