dark/doom metal

Khonsu – The Xun Protectorate

Khonsu, c’est l’entité de S. Gronbech, qui n’est autre que le frère d’Obsidian Claw, leader de Keep of Kalessin. Le norvégien qui a déjà sorti le très bon Anomalia, il y a plus de 4 ans, sur lequel il était épaulé par Thebon (alors chanteur de Keep of Kalessin) revient avec un Xun Protectorate sur lequel il conserve le côté futuriste mais accentue le côté extrême et les accointances avec le black pour aboutir à une sorte de post black futuriste particulièrement bien fait et encore plus ambitieux (à l’image de la pochette de l’album, assez époustouflante au demeurant).

Oldd Wvrms – Ignobilis

Oldd Wvrms ne chôme pas ! Découvert en fin d’année dernière avec NØT, intéressant EP mêlant doom et sludge au sein d’une atmosphère au fort goût d’occulte. Le groupe belge a depuis sorti Ritae en avril dernier, une compilation regroupant toutes leurs premières démos et titres bonus (le tout réenregistré avec leur nouveau chanteur), puis voici Ignobilis, nouvel EP (de quarante minutes) à la cover confirmant que le groupe est toujours dans la même ligne directrice: ésotérisme, occulte et histoires de sorcières sont encore au menu.

Bölzer – Hero

Oh qu’il était attendu ce premier album des suisses de Bölzer… Après 3 EP, le duo se devait de concrétiser les espoirs placés en lui, notamment sur le fabuleux (2ème EP) Aura d’autant que sa dernière sortie en date, Soma, avait quelque peu douché les espoirs de certains (dont les miens). Le tandem allait-il réussir à accoucher de son premier album sans décevoir ses fans ?

Veilburner – The Obscene Rite

Je vous avais parlé de Veilburner lors de ma découverte du groupe il y a deux ans de ça avec The Three Lightbearers, prometteur premier album d’un black/death metal expérimental ultra chaotique. Le duo Mephisto Deleterio/Chrisum Infernium a ensuite poursuivi l’an dernier avec Noumenon avant de revenir cette année avec le troisième (et dernier) chapitre de leur trilogie conceptuelle, The Obscene Rite. Vous pouvez lire le descriptif thématique sur leur page Bandcamp, il est en tous cas tout aussi complexe que la musique du groupe !

Dysylumn – Chaos Primordial

Il y a tout pile un an sortait Conceptarium, second album de Dysylumn m’ayant permis de découvrir le duo et son surprenant black/death metal atmosphérique (un premier EP éponyme étant sorti en 2013). Une bonne surprise à l’époque qui voit aujourd’hui sortir sa suite, un EP intitulé Chaos Primordial prouvant que les lyonnais en ont encore sous le pied.

Vrtra – My Bones Hold a Stillness

Très habile lorsqu’il s’agit de dénicher des jeunes groupes prometteurs, Sentient Ruin nous a trouvé là une démo pas piquée des hannetons par un mystérieux groupe californien (de Sacramento), Vrtra. Les conditions semblent idéales, retenez votre souffle car l’immersion promet d’être douloureuse. My Bones Hold a Stillness possède seulement trois titres mais environ une demi-heure de voyage dans un vortex opaque mélangeant black, death et doom…

Découvre un groupe qui tue : Barishi

Si vous êtes comme moi, il est probable que vous n’ayez jamais entendu parler de Barishi, ce groupe américain formé en 2012 dans le Vermont, et qui sort cette année son 2ème album chez Season of Mist : Blood from the Lion’s Mouth. Or il se trouve que cet album, et plus généralement ce groupe m’ont mis une claque pas possible, claque accentuée par la découverte des deux autres réalisations du groupe précédant ce nouvel album.

Wrist Deep – Silver & Nails

Les ricains ont toujours été habitués à ces phénomènes de mini-tornades, ces putains de spirales de vent fou qui débarquent de nulle part et qui dévastent tout sur leur passage, ne laissant que des miettes derrière elles. Wrist Deep, c’est un peu la même tambouille. Jeune trio formé l’an dernier du côté de Brooklynn, les mecs débarquent avec un second EP qui tend à confirmer les promesses perçues sur leur premier (Pescador, sorti il y a un an).

Sink – Ark of Contempt and Anger

La bizzarerie de l’année sortie sur Svart Records (uniquement en vinyle, ne cherchez pas le cd), entre dark-folk, ambient et gothique, avec un chanteur à la voix superbe (on pense à Johann Edlund, et au Tiamat de A Deeper Kind of Slumber notamment sur « Dream Map »). Froid, mais non moins superbe même quand Sink se lance dans un instrumental tout électronique avec le superbe -donc- « Consolation ». Finalement Sink évoque un peu le Ulver des sorties récentes, avec un côté experimental et libéré qui croise le fer avec des mélodies envoûtantes.