dark/doom metal

Rotting Sky – Sedation

Rotting Sky est le projet solo de Tim Messing (ex Nux Vomica, groupe regretté de crust punk de Portland). Pour Sedation, son premier album (quatre titres pour environ 40 minutes), le gaillard a troqué les riffs frontaux de son style originel pour partir dans un black metal à tendance noise et drone. Ce premier album, paru une première fois en 2014, connait aujourd’hui une ressortie remasterisée chez Sentient Ruin Laboratories, trouvant ici un concurrent de poids à un autre de ses groupes: Sutekh Hexen.

ISON – Andromeda Skyline

ISON est un duo suédois formé par Heike Langhans (Draconian, LOR3L3I) et Daniel Anghede (Crippled Black Phoenix, Hearts Of Black Science) en 2015. La même année, le duo a sorti son premier EP Cosmic Drone, un EP qui voit enfin sa suite sortir après trois ans de silence…

Calligram – Askesis

Groupe international, comprenant des membres italiens, brésiliens et français, basé à Londres, Calligram s’est fait remarqué par Basick Records, label autrefois très en vue (mais beaucoup plus discret ces dernières années) en matière de metal à tendance progressive voire djent (qui a vu éclore de nombreux groupes talentueux comme The Arusha Accord, Devil Sold His Soul ou encore No Made Sense) . Rien à voir chez ce jeune groupe officiant plutôt dans un blackened hardcore particulièrement féroce.

Greber – Cemetery Preston

Greber est un duo pas né d’hier mais dont je n’ai appris l’existence qu’avec ce Cemetary Preston. Et mieux vaut tard que jamais car dix ans après la naissance du groupe (après deux albums et quelques splits), le duo derrière le projet livre ici une prestation très marquante. Qui sont ces deux personnes au fait ? Et bien à la basse et au chant, on retrouve Marc Bourgon (ex-Fuck The Facts) accompagné à la batterie et au chant par Steve Vargas (The Great Sabatini), bref des gars ayant de la bouteille dans le monde du gras et/ou méchant canadien.

Mortis Mutilati – The Stench Of Death

Après un rapide coup d’œil, The Stench Of Death se pose déjà comme l’une des covers les plus dérangeantes de l’année. Cette photo de mariage à l’ancienne particulièrement glauque colle pourtant parfaitement avec la musique délivrée par Mortis Mutilati, one-man-band monté en 2011 par un certain Macabre (Moonreich, The Negation), à savoir un black metal agrémenté d’une ambiance singulière, mélancolique voire funéraire pourrait-on dire étant donné son thème principal.

Chaos Moon – Eschaton Mémoire

Alors qu’on pensait que 2017 allait être l’année rétrowave pour Blood Music, ayant sorti coup sur coup deux albums de Dynatron puis un de Dan Terminus, voilà que le label finlandais est reparti en fin d’année vers son ouverture d’esprit caractéristique en sortant le surprenant Polygondwanaland de King Gizzard & The Lizard Wizard (prog rock psychédélique) puis Eschaton Mémoire de Chaos Moon qui nous intéresse dans cette chronique.

Azathoth Circle – Across The Wounds

Même si on y regarde pas si souvent, la scène metal de l’est est particulièrement active. Aujourd’hui c’est vers l’Ukraine que l’on se dirige. Azathoth Circle vient en effet de Kiev et propose avec ce Across The Wounds son premier album (faisant suite à l’EP The Replacement). Mené par sa charismatique chanteuse Alexandra Babiy, le groupe livre un metal alternatif, opposant des parties burnées entre death metal et metalcore à des passages plus atmosphériques, voire gothiques… et bien plus encore !

Dying Giants – Tales Of Giants

Premier EP pour Dying Giants, jeune formation toulousaine formée en 2015, ce Tales Of Giants propose quatre titres d’un sludge doom instrumental (avec quelques louches de stoner) totalement autoproduit. Un côté D.I.Y. qui se vérifie dans leur son « maison », pas aussi énorme qu’il aurait mérité d’être mais assez authentique pour agripper l’auditeur. Avec sa cover digne d’un film de série B, cet EP possède de quoi en signer une bande-son hypnotique.