dark/doom metal

Hourvari – S/T

Sorti initialement en 2011, le jeune label montpelliérain Lost Pilgrims réédite cette année le premier EP de Hourvari, groupe made in Laval comprenant la fine fleur locale, c’est-à-dire des membres de Birds In Row, As We Draw mais aussi de Puzzle, groupe un peu plus méconnu que les deux autres.

Watain – The Wild Hunt

Vous les voyez? Ils sont là, planqués, en embuscade, prêts à passer à l’action. Prêts à assassiner d’avance et à clouer au piloris le nouvel album de Watain, ce groupe qualifié de false par nombre d’adorateurs de Satan. Ce qu’il récolte aujourd’hui, Erik Danielsson, leader du trio suédois l’a bien cherché à coup de provoc’ et de déclarations chocs. C’est aussi la rançon du succès, lorsque l’on commence à faire son trou et à dépasser les frontières du milieu replié sur lui-même du black metal.

Cowards – Hoarder

Si dans ma chronique de Shooting Blanks & Pills, j’avais été impressionné par la vitesse de rendement de Cowards (pour rappel, quelques mois seulement s’étaient écoulés entre la création du groupe et la sortie de son premier album), je me vois là obligé d’y faire une nouvelle fois référence: nous avons droit à un nouvel EP même pas un an après ! (et c’est encore plus étonnant quand on sait que ce groupe est un side-project).

Globe And Beast – Grandfather’s Axe

Si vous cherchiez du hargneux, Globe And Beast pourrait vous rassasier pour un bon moment. Pour leur premier album, ces jeunes californiens frappent en effet un grand coup. Aucun état d’âme, ni sentiment, nos cinq bûcherons créent un mur dissonant d’un hardcore nourri au chaos maltraité par le doom.

Crumbling Ghost – II

Amis adeptes de la fumette (et les autres aussi), voici encore une belle pièce de choix. J’étais personnellement passé à côté du premier album de ce combo anglais, mais une écoute de quelques nouveaux titres sur le bandcamp et je brandissais déjà mon mot de passe paypal pour m’acquitter d’une modeste somme me garantissant un téléchargement complet de ce nouvel album, et un digipack qui arrivera prochainement chez moi.
Ma conscience professionnelle étant sans faille, et ma générosité sans limite quand il s’agit de partager les bonnes choses, me voilà déjà en train de vous parler de ce très [...]

Adora Vivos – Toward the Empyrean (EP)

Paru en début d’année uniquement pour le moment au format digital et en auto-production, cet EP est un véritable petit bijou. Ces américains nous proposent en près de 30 minutes, de réciter leurs gammes d’un doom mélodique superbement mis en oeuvre, avec force mélodies, voix claires et choeurs magnifiques et épanchements black soudains.

Eibon – II

Trois ans après Entering Darkness, chroniqué en ces pages par mon collègue Krakoukass, revoici les parisiens d’Eibon avec un second album sous le bras. Ce dernier, sobrement appelé II, n’est étonnamment composé que de deux morceaux. Avant de hurler à la fumisterie, il est opportun de jeter un œil à la durée desdits morceaux, et là ça annonce du costaud puisqu’ils font respectivement 19 et 24 minutes !

Rorcal – Vilagvege

S’il reste des survivants à l’abyssal Heliogabalus, la précédente offrande du groupe qui n’est constituée que d’une unique piste de 70 minutes de doom suffocant, ceux-ci peuvent se réjouir du retour du Rorcal. Les suisses sont en effet sortis de leur gouffre pour mieux y retourner, cette fois avec un peu de feu directement importé des enfers…

Intronaut – Habitual Levitations

L’approche de Intronaut est paradoxale, venus du metal extrême, ils ont évolué de plus en plus, album après album vers un métal progressif – et appaisé – bien à eux. Formé de musiciens ayant fait parti de groupes de death et grind bien connus et dont le premier EP était un manifeste de rudesse sludge – certes déjà trop complexe pour le style -, on arrive aujourd’hui à un groupe formé des 4 mêmes musiciens mais transformé musicalement. Intronaut semble avoir trouvé une certaine sérénité, plaçant la mélodie au premier plan. Les arpèges sont certes gorgés de saturations, mais [...]

Primitive Man – Scorn

Vous vous souvenez sûrement de Clinging To The Trees Of A Forest Fire, auteur l’an dernier d’un terrifiant split en compagnie de nos brutaux noisecoreux nationaux Nesseria. Eh bien figurez-vous que le « funeral grind » ne suffit plus à leur brailleur, ainsi on retrouve là dans ce nouveau projet une volonté de ralentissement de tempo et de lourdeur doooomesque. Bref, même si ça annonce une filiation sonore plus ou moins directe à CTTTOAFF, nous voilà là avec un nouveau groupe: Primitive Man, toujours chez Throatruiner.