death/grind

Insurrection – Extraction

Formé en 2003 du côté de Gatineau (Québec), Insurrection est un groupe de death metal un peu dans l’ombre en comparaison avec ses collègues/voisins Beyond Creation, Gorguts ou Cryptopsy. Pourtant le quintet de beaux barbus, déjà responsable de trois albums auparavant, mériterait une reconnaissance similaire tant leur son impressionne. Mixant death et thrash avec une technique supersonique et un chant guttural mi-anglais, mi-français, ce qui apporte une certaine originalité.

Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Contaminated – Final Man

Formé en Australie en 2013 sous la forme d’un one-man band (celui du guitariste Lachlan McPherson), Contaminated est devenu l’année suivante un groupe à part entière avec l’arrivée de quatre nouveaux membres, majoritairement issus de Derailment, groupe de sludge/doom local. Après deux démos, le groupe de Melbourne est repéré par un label suédois, Blood Harvest (label spécialisé dans l’extrémisme underground, mais où on retrouve quelques noms plus connus tels que Impetuous Ritual, Atavism ou encore les bretons de Cadeveric Fumes), nouvelle bannière sous laquelle sort Final Man, premier long-format au fort goût de gadoue putréfiée.

Pyrrhon – What Passes For Survival

Pyrrhon est un groupe vraiment à part dans le monde du death metal, n’hésitant pas à briser les codes autant que les structures, au point même d’improviser pendant ses sessions d’enregistrement (comme ce fut le cas de deux des quatre titres de Running Out Of Skin, son dernier EP en date sorti l’an dernier). Les quatre new-yorkais sont de retour cette année avec un nouveau long-format, leur troisième, conservant leurs habitudes destructrices, leur incroyable technique instrumentale ainsi que leur constante volonté de repousser les limites de l’écoutable…

SphereDemonis – The Revelation Of The Pyramids

Formé en 2013 du côté de Moscou, SphereDemonis aura attendu quatre ans pour sortir un véritable premier album. Le quintet russe puise son inspiration autour des civilisations accadiennes et sumériennes qu’il met en musique dans un mix de death metal (mélodique comme brutal) et de deathcore plus moderne, le tout surplombé d’un côté symphonique.

Helpless – Debt

Sans mauvais jeu de mots (ou peut-être que si), voici l’album ouragan de cette rentrée. Helpless, c’est un jeune trio qui nous vient de Plymouth (UK) repéré par Holy Roar Records (Employed To Serve pour qui l’un des membres de Helpless a d’ailleurs réalisé un clip, Pariso, etc.) suite à son prometteur EP éponyme (2015), et auteur cette année de l’un des albums les plus radicaux sorti ces derniers temps.

Blank Look – Void

Quatrième sortie en deux ans d’existence pour Blank Look. Dit comme ça, ça peut paraître impressionnant, or c’est dans les formats courts qu’excelle le groupe originaire de Tempe, Arizona. Des EPs, un promo et une démo qui ont pour points communs d’être expéditifs et sacrément violents. Ce que l’on peut vérifier une nouvelle fois dans ce Void.

Protosequence – Biophagous

Technique et brutalité font parfois bon ménage. Inscrit dans la lignée de groupes comme Abiotic, The Shoenberg Automaton, Archspire ou des débuts de The Faceless ou de Fallujah, Protosequence est de ces groupes qui aiment faire cohabiter riffs mastocs, leads mélodico-complexes et vocaux bien imposants, une recette bien connue que le groupe d’Edmonton (Canada) lie avec quelques apartés plus paisibles, voire aériens.

Nil Miserans – S/T

Formé en 2014 du côté de Bruges par des membres de groupes locaux (Omerta, Rafflesia, Thurisaz, All Above Hate), Nil Miserans a choisi de mélanger black et death metal en plongeant ces styles dans une atmosphère sombre, souvent symphonique, le tout sous forme d’un concept-album ayant pour thématique la mythologie grecque.

Planet Eater – Blackness From The Stars

Originaire de Regina (Saskatchewan, Canada), Planet Eater est une jeune formation de cinq beaux bébés poilus. Pour son premier album (faisant suite à un premier EP éponyme en 2015), le quintet nous gratifie d’une (très) alléchante liste d’influences afin d’appâter le plus large public possible, on y trouve autant Morbid Angel que Converge, Gojira, Strapping Young Lad, Deftones et même Neurosis. Un gros bordel instable vu l’étendue des styles revendiqués ?
Pas tant que ça en fait. En effet, les influences de nombreux noms cités n’apparaissent que très peu, voire pas du tout (les petits Converge et Deftones sont [...]