death/grind

Les oubliés du palmarès 2018 : Death Alley et Chapel of Disease

Chaque année c’est la même chose, on découvre tardivement des albums de l’année qui vient de se terminer, et dont on n’a (logiquement) pas parlé au moment de leur sortie. On a beau prendre son temps pour boucler son palmarès annuel, il y en a toujours qui viennent nous rappeler que suivre au jour le jour l’actualité du flot des sorties est une mission quasiment impossible ou qui nécessiterait d’y consacrer 100% de son temps…

Axis Of Despair – And The Machine Rolls On

Axis Of Despair est un jeune groupe réunissant la fine fleur du grindcore suédois: Joel Fornbrant (Coldworker) au chant, Kristofer Jankarls (Livet Som Insats) à la guitare, Oskar Pålsson (Nervgift) à la basse et Anders Jakobson (Nasum, chez qui le groupe a enregistré cet EP par la même occasion) à la batterie. Bref, quatre mecs au CV plutôt bien rempli qui ont commencé à jammer ensemble en 2013 avant de livrer deux EP deux ans plus tard. Mais la vraie découverte d’Axis Of Despair date de l’an dernier, lorsque leur premier album Contempt Of Man (Southern Lord) est sorti, [...]

Miscarriage – Imminent Horror

Vous connaissez le goregrind, ce sous-genre souvent débile du death metal avec ses voix pitchées au maximum et aux grooves souvent entraînants. Eh bien Miscarriage part sur ce style mais en diminue drastiquement la vitesse pour que l’on atteigne celle du sludge/doom. En résulte donc un mélange inédit, dans le genre « on repousse les limites le plus loin possible », la nouvelle signature de Sentient Ruin Laboratories, et son album Imminent Horror (portant très bien son nom, autant au niveau sonore que visuellement) devraient faire date au milieu du roster déjà infernal du label californien.

Vanir – Allfather

Fondé du côté de Roskilde (Danemark) en 2009, Vanir est un groupe dont l’attrait pour la mythologie nordique est on ne peut plus visible, que ce soit dans ses artworks ou dans ses costumes de scène. Durant ces dix années d’existence, le groupe a sorti quatre albums où les inspirations vikings, marquées par la présence de quelques instruments traditionnels, ont peu à peu pris une dimension plus « metal traditionnel ». En résulte ce Allfather, nouvel album dans lequel Vanir, désormais sans instrument additionnel, rend à nouveau hommage à la culture viking sur fond de black/death metal.

Vessel Of Iniquity – Void Of Infinite Horror

Mëme pas un an après son effroyable premier EP trois-titres, Vessel Of Iniquity est de retour. Le britannique seul aux commandes du vaisseau en a ajouté deux autres pour le coup, histoire de prolonger le plaisir. Au menu, toujours ce mélange de black et de death mixé à une alliance noisy bruitiste afin de soulager les oreilles sensibles.

Crypteria – S/T

Débarquant de Jacksonville (Floride), Crypteria sort son premier album en autoproduction. Le groupe n’est pourtant pas né de la dernière pluie puisqu’il s’est formé en 2006. Le quartet met donc fin à cette longue attente avec cet album éponyme d’un death metal technico-progressif d’un fort beau gabarit.

Bilan 2018 – Krakoukass

Grosse année encore, arriver à faire un top annuel semble chaque année toujours plus compliqué… Assez peu de déceptions à déplorer, nombre de découvertes une fois encore et quelques confirmations de poids également. Cliquez sur les albums pour aller consulter les chroniques correspondants et avoir davantage de détails.

Pendrak – S/T

Formé sur les cendres d’Autist, Pendrak est un trio parisien qui aime faire du grind mais pas que, puisque l’on retrouve dans ce premier long-format des éléments provenant du fastcore, du crust, du thrash, du death et de la powerviolence. Un tout donc très varié mais une cohérence folle née de ce très bon duo de voix, très versatile mais jamais en décalage, et à un sens de la compo très aiguisé.

Amorphis – Queen of Time

Encore un rattrapage en prévision du top de fin d’année… J’ai d’ailleurs du mal à m’expliquer comment j’ai pu louper la chronique du dernier Amorphis, et ce alors même qu’il a tourné en boucle pendant plusieurs jours/semaines au moment de sa sortie.

Euclid C Finder – EUCLID C FINDER!

Comme promis après le très excitant premier EP A Standard Basis For The Set Of All Discontent, Euclid C Finder remet le couvert avec sa suite qui s’annonce tout aussi folle. Cet EP est une nouvelle tornade mélangeant chaos et grind, le tout avec un côté euphorique toujours aussi entraînant.