death/grind

Acephalix – Decreation

Quand les membres de ton groupe principal s’éclatent dans d’autres projets, tu dois attendre un peu pour te refocaliser sur celui-ci. Pour Acephalix, l’attente aura duré cinq ans depuis la sortie de Deathless Master, leurs membres étant occupés par Vastum, Necrot, Lawless ou encore Depressor. Mais la bande ainsi mise en hiatus (inactive jusqu’en 2015) est de retour, bien décidée à refaire parler la poudre, ce qu’elle fera parfaitement avec ce Decreation, ou la symbiose parfaite de Bolt Thrower, de crust et de death à la suédoise.
Le groupe de San Francisco revient donc à ce qu’il sait faire de mieux, [...]

Sounding – Trepanation

Derrière les tonnes de Vivelle Dop fixation extrême pour les mèches emo prises à bout de bras dans le miroir de la salle de bain, les tops 8 contenant Tila Tequila et l’épidémie de groupes BrOOtal-deathcore à logo griffonné sur un coin de cours de géographie, Myspace a connu une autre scène très active durant quelques courtes années avant d’imploser (pour la plupart des groupes). Rappelez-vous (et soupirez un coup) les Robinson, The Great Redneck Hope, Tower Of Rome ou encore les délicieux Daughters (entre autres), soient les représentants de cette mixture de grindcore et de hardcore chaotique (aussi [...]

Dormant Ordeal – We Had It Coming

Imaginez une terre dévastée par une guerre millénaire. Un paysage de boue et de cendres, un charnier jonché d’os et de lances. Imaginez un monde qui ne connait plus le Soleil, théâtre de la dernière bataille entre deux royaumes. Du sommet de la plus haute montagne, balayé par le vent et le feu, une divinité antique ordonne son armée de monstres sanguinaires ; depuis son château décrépit, un vieux roi, rendu fou et aveuglé par la rage, pousse vers la mort ses braves soldats. Imaginez, si vous le voulez, un détachement de mercenaires nains sales et hirsutes, des héros [...]

Dephosphorus – Impossible Orbits

Il y a presque quatre ans, Krakou nous exhortait dans sa chronique à jeter les deux oreilles sur l’album Ravenous Solemnity du groupe grec Dephosphorous. Il vantait alors la singularité du groupe et de ses compositions, étrange mixture de Grind, de Punk et d’influences Black, du chant halluciné de Panos et de ce sentiment de menace omniprésent et oppressant qui faisait de la galette un objet étrange, unique et indispensable.

Fleshkiller – Awaken

Extol est apparemment une nouvelle fois en sommeil, après un pourtant excellent album de comeback sorti en 2013 et qui n’augurait que du meilleur pour la suite. Cet album aura-t-il un successeur, difficile de le dire aujourd’hui, mais on peut en revanche trouver un remplaçant de choix (et même plus encore) dans cet Awaken, signé Fleshkiller. Car Fleshkiller n’est rien de moins que le nouveau projet de Ole Børud, guitariste norvégien plutôt génial à qui l’on doit certainement beaucoup dans l’originalité d’Extol.

Insurrection – Extraction

Formé en 2003 du côté de Gatineau (Québec), Insurrection est un groupe de death metal un peu dans l’ombre en comparaison avec ses collègues/voisins Beyond Creation, Gorguts ou Cryptopsy. Pourtant le quintet de beaux barbus, déjà responsable de trois albums auparavant, mériterait une reconnaissance similaire tant leur son impressionne. Mixant death et thrash avec une technique supersonique et un chant guttural mi-anglais, mi-français, ce qui apporte une certaine originalité.

Septicflesh – Codex Omega

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Contaminated – Final Man

Formé en Australie en 2013 sous la forme d’un one-man band (celui du guitariste Lachlan McPherson), Contaminated est devenu l’année suivante un groupe à part entière avec l’arrivée de quatre nouveaux membres, majoritairement issus de Derailment, groupe de sludge/doom local. Après deux démos, le groupe de Melbourne est repéré par un label suédois, Blood Harvest (label spécialisé dans l’extrémisme underground, mais où on retrouve quelques noms plus connus tels que Impetuous Ritual, Atavism ou encore les bretons de Cadeveric Fumes), nouvelle bannière sous laquelle sort Final Man, premier long-format au fort goût de gadoue putréfiée.

Pyrrhon – What Passes For Survival

Pyrrhon est un groupe vraiment à part dans le monde du death metal, n’hésitant pas à briser les codes autant que les structures, au point même d’improviser pendant ses sessions d’enregistrement (comme ce fut le cas de deux des quatre titres de Running Out Of Skin, son dernier EP en date sorti l’an dernier). Les quatre new-yorkais sont de retour cette année avec un nouveau long-format, leur troisième, conservant leurs habitudes destructrices, leur incroyable technique instrumentale ainsi que leur constante volonté de repousser les limites de l’écoutable…

SphereDemonis – The Revelation Of The Pyramids

Formé en 2013 du côté de Moscou, SphereDemonis aura attendu quatre ans pour sortir un véritable premier album. Le quintet russe puise son inspiration autour des civilisations accadiennes et sumériennes qu’il met en musique dans un mix de death metal (mélodique comme brutal) et de deathcore plus moderne, le tout surplombé d’un côté symphonique.