death/grind

Unyielding Love – The Sweat Of Augury

Un peu de sauvagerie pure en provenance de Belfast, ça vous branche ? (oui, elle figure même sur la cover la branche, trolol !) Car en dépit de son nom (qui signifie littéralement « Amour Inébranlable »), Unyielding Love donne dans tout l’inverse, un déversement de haine survoltée entre blasts, chaos, larsens. Pour schématiser, on a là de l’extrémisme musical qui se pare de bruits parasites pour faire mal aux conduits auditifs, et finalement aussi au reste de ton pauvre petit corps.

Veilburner – The Obscene Rite

Je vous avais parlé de Veilburner lors de ma découverte du groupe il y a deux ans de ça avec The Three Lightbearers, prometteur premier album d’un black/death metal expérimental ultra chaotique. Le duo Mephisto Deleterio/Chrisum Infernium a ensuite poursuivi l’an dernier avec Noumenon avant de revenir cette année avec le troisième (et dernier) chapitre de leur trilogie conceptuelle, The Obscene Rite. Vous pouvez lire le descriptif thématique sur leur page Bandcamp, il est en tous cas tout aussi complexe que la musique du groupe !

Dysylumn – Chaos Primordial

Il y a tout pile un an sortait Conceptarium, second album de Dysylumn m’ayant permis de découvrir le duo et son surprenant black/death metal atmosphérique (un premier EP éponyme étant sorti en 2013). Une bonne surprise à l’époque qui voit aujourd’hui sortir sa suite, un EP intitulé Chaos Primordial prouvant que les lyonnais en ont encore sous le pied.

Vrtra – My Bones Hold a Stillness

Très habile lorsqu’il s’agit de dénicher des jeunes groupes prometteurs, Sentient Ruin nous a trouvé là une démo pas piquée des hannetons par un mystérieux groupe californien (de Sacramento), Vrtra. Les conditions semblent idéales, retenez votre souffle car l’immersion promet d’être douloureuse. My Bones Hold a Stillness possède seulement trois titres mais environ une demi-heure de voyage dans un vortex opaque mélangeant black, death et doom…

Découvre un groupe qui tue : Barishi

Si vous êtes comme moi, il est probable que vous n’ayez jamais entendu parler de Barishi, ce groupe américain formé en 2012 dans le Vermont, et qui sort cette année son 2ème album chez Season of Mist : Blood from the Lion’s Mouth. Or il se trouve que cet album, et plus généralement ce groupe m’ont mis une claque pas possible, claque accentuée par la découverte des deux autres réalisations du groupe précédant ce nouvel album.

Gif From God – …Defragmented…Reformatted

Mélanger screamo/emo violence et grindcore semble passé de mode, la plupart de ces groupes « mélangeurs » ayant tout dit en début des années 2000 (remember Reversal Of Man, Love Lost But Not Forgotten ou encore Some Girls). Quelques rares groupes comme I Hate Joanna Lumley tentent de perpétuer ce genre de mix ces dernières années mais cela reste loin de l’effervescence Myspacienne qu’il y avait alors. .Gif From God débarque donc de Richmond, Virginie, avec un premier album en « name your price » rappelant au bon souvenir de cette scène mélangeant folie et agression.

Despised Icon – Beast

Comptant parmi les pionniers du deathcore, Despised Icon a imposé sa toute-puissance sur ce style devant des wagons de suiveurs. Très actif entre 2002 et 2010, c’est cette année-là que le groupe québécois, las de tournées incessantes, décida de stopper ses activités. Puis en 2014, ces derniers se sont laissés tenter par quelques concerts, puis l’envie est revenue, au point de sortir cette année un nouvel album, leur cinquième, bien nommé Beast.
Point de révolution chez Despised Icon, le deathcore est toujours leur dada. Mais attention, il n’est toujours pas question d’y caler des mélodies emo, le groupe est [...]

Zygoma – The Highest Court

Les apparences sont parfois trompeuses. Zygoma tend à montrer qu’il a choisi la simplicité en prenant ce patronyme, nommé auparavant The Zygoma Disposal. Zygoma, ça va plus vite et ça se retient plus facilement (et ça se classe forcément à la fin de l’alphabet), mais musicalement le groupe belge n’a pas souhaité traiter sa musique de la même manière, The Highest Court étant un album ultra dense, complexe, mélangeant les styles et les ambiances dans un maelström dévastateur.

Spurn – Comfort In Nothing

Il y a des albums comme ça, qui vous renversent tant leur violence est organique, vicieuse, dérangeante. Souvenez-vous Gaza et son premier album I Don’t Care Where I Go When I Die (déjà dix ans qu’il est sorti, bonjour le coup de vieux !), grosse surprise à l’époque mêlant hardcore métallique à une ambiance noisy (an)nihiliste. On a difficilement fait mieux dans le genre depuis. Et là arrive à pas de loup Spurn, jeune groupe canadien formé l’an dernier et nous offrant un premier album remémorant les sensations vécues à la découverte du groupe de Salt Lake City, donnant [...]

Grindmother – Age Of Destruction

Si gueuler est universel, n’importe qui peut tenir le micro dans un groupe de grindcore. Caninus faisait gueuler des chiens, Sockweb une petite fille (dont le papa s’est malheureusement récemment donné la mort), Hatebeak un perroquet (et je pense qu’on peut trouver encore plein de « chanteurs » originaux). Comme son nom le suggère, dans Grindmother c’est donc une grand-mère qui gueule, celle-ci trône d’ailleurs fièrement sur la cover de ce Age Of Destruction.