emo/screamo/noise

Fou de Joie – S/T

Fou de Joie s’est formé en 2015 du côté de Clermont-Ferrand, souhaitant mettre en commun les influences de chacun des membres: du post-rock, du math-rock et du midwest emo. Détail intéressant, le groupe n’a pas de chanteur à proprement identifié, chacun y va de sa participation vocale, et parfois en chœur. Ce premier album (financé via une plate-forme collaborative) ne se range donc dans aucune case prédéfinie, les clermontois nous guidant au gré de leurs fourmillantes idées.

Membrane – Burn Your Bridges

Comme la coupe du monde de foot, c’est tous les quatre ans que l’on prend rendez-vous avec Membrane pour un nouveau long-format. Entre-temps, le groupe de Vesoul n’aura pas chômé, ayant sorti en 2017 un live et un EP (Erase). Le trio n’a pas trop touché à sa recette depuis presque vingt ans, à savoir un mélange de noise et de post-hardcore (voire de post-metal), et montre avec ce Burn Your Bridges qu’il sait y faire pour installer un climat aussi tendu que mélancolique.

Barque – Pyre Builders

Un peu plus de deux ans après la très bonne découverte Coffin Cutters, les lillois de Barque se remettent à l’eau avec ce Pyre Builders, nouvel EP mettant une fois de plus à contribution de nombreux labels internationaux (ils sont cette fois au nombre de douze !). Leur mélange de hardcore à tendance dark, chaotique et très émotionnelle (tout ça à la fois) n’a pas foncièrement changé, pour notre plus grand bonheur !

Minors – Abject Bodies

Un peu plus d’un an après l’excellent Atrophy, les canadiens de Minors font leur retour, toujours chez Holy Roar Records, toujours aussi énervé ! Abject Bodies en est un solide successeur, mélangeant peut-être un peu plus de courants énervés pour une alchimie fatale !

Husbands – Self-Titled

Si Spotify est désormais un très bon outil de découvertes de nouveaux groupes, le boulot allant même jusqu’à être prémâché chaque semaine, Bandcamp résiste et se montre toujours efficace en nouveautés pour peu que l’effort de quelques clics en plus ne vous effraie pas. C’est donc par ce biais que j’ai déniché Husbands, quintet de Toronto, qui livre là un nouvel EP faisant suite à une démo parue il y a trois ans, l’occasion de se prendre dans la gueule une courte mais bouleversante dose de bon screamo.

Fange – Punir

Après nous avoir gratifié d’artworks morbides mais laissant faire l’imagination sur Purge (2014) puis sur Pourrissoir (2017), Fange passe au concret avec celui de Punir, qu’on pourrait qualifier de « mort-bide » cette fois. La représentation de ce gars décapité s’étant lui-même éviscéré repousse autant qu’il intrigue. Et si avec ce gros indice graphique, on s’attendait à ce que les limites audibles soient à nouveau repoussées, Fange surprend avec sa nouvelle approche…

Castor’s Hollow – Shape And Void

Formé en 2011 en Pennsylvanie, Castor’s Hollow a ensuite un peu pris son temps, ne sortant qu’un EP et deux singles avant de passer aux choses sérieuses. Des choses sérieuses qui sont donc ce premier album Shape And Void, rencontre de chaos, de violence et d’émotions à vif. Récupérant le son post-hardcore à forte tendance metalcore du début des années 2000 (avant la grosse vague qui a suivi), le groupe, comptant en ses rangs le batteur des fabuleux Dionaea, signe un premier album très solide.

SeeYouSpaceCowboy – Songs For The Firing Squad

Faire du neuf avec du vieux semble être la tendance actuelle. SeeYouSpaceCowboy, aperçus auparavant sur démos ou sur split (avec SecondGradeKnifeFight), fait revivre aux nostalgiques de Myspace des émotions de l’époque avec leur autoproclamé « sass grind », c’est-à-dire un mélange bien énervé de screamo, de grind, de metalcore, de mathcore et de mèches lissées au babyliss.

Tendinite – Back In The Storm

En attendant un premier long-format prévu pour l’an prochain, Tendinite revient avec un second EP ouvrant quelque peu l’orientation musicale du trio. Les rémois ont en effet tenu à un peu plus diversifier leur son punk’n roll en quatre titres expédiés en à peine dix minutes.