emo/screamo/noise

Hells – Paradise

Hells est un groupe de Philadelphie comprenant en ses rangs d’anciens membres d’Orchid, Transistor Transistor et Wolves (entre autres), trois groupes références pour l’amateur de screamo averti. Alors qu’on attendait Hells sur ce terrain-là, la surprise est de taille en découvrant ce Paradise, premier EP du groupe (faisant suite à une démo-cassette sortie il y a deux ans).

Hesitation Wounds – Awake For Everything

Hesitation Wounds est un « supergroupe » qui a de la gueule: Jeremy Bolm (Touché Amoré) au chant, Neeraj Kane (The Hope Conspiracy) à la guitare, Stephen LaCour (ex-Trap Them) à la basse et Max Weinberg (Against Me!, Slipknot) à la batterie, soient quatre mecs ayant un background assez solide pour paraitre crédible dans ce projet. Confirmation dès la sortie de leur premier EP en 2014 (sur Secret Voice, le propre label de Bolm), très prometteur alors. Qu’en est-il de ce premier long-format ?

Gates – Parallel Lives

Formé en 2011 par d’anciens membres de Lydia et de Bears & Bright Lights, Gates vient du New Jersey et distille une musique pas des plus répandues sur son label Pure Noise Records. En effet, nulle trace de pop-punk ou de (post) hardcore à l’horizon mais un mélange d’indie-rock, de post-rock et d’emo (premier du nom) pour un Parallel Lives, second album du quintet, à l’atmosphère sereine plutôt envoutante.

Gillian Carter – Dreams Of Suffocation

Gillian Carter est de ces groupes qui demeurent attachés au screamo premier du nom tout en lui donnant un bon coup de fraicheur. Issu de la prolifique scène hardcore floridienne, le trio est actif depuis 2005 et sort régulièrement des albums, cette année c’est Dreams Of Suffocation, son cinquième long-format qui voit le jour.

Bardus – Stella Porta

Avec sa cover ornée de champignons hallucinogènes (oui, on n’en voit pas souvent de cette couleur !), Bardus et son Stella Porta auraient pu être catégorisés dans le stoner psychédélique typique avant même d’en avoir écouté une note, grossière erreur. Il faut dire que le label sortant ce deuxième album du groupe de Philadelphie n’est autre que Solar Flare Records (Sofy Major, Pigs…), plus habitué aux déflagrations noise, on ne sera donc pas trop étonné d’en retrouver chez Bardus…

Primitive Weapons – The Future Of Death

Si vous avez eu la chance de voyager à New York, peut-être êtes-vous passé au Saint Vitus Bar, qui comme son nom le signifie, est un bar dédié au rock à gros son. Pourquoi cette pub pour ce lieu ? Parce que Primitive Weapons est le groupe des deux propriétaires des lieux: Arthur Shepherd (guitariste ayant officié dans de nombreux groupes dans les années 90 tels que Mind Over Matter, World’s Fastest Car ou encore Instruction, ces deux derniers groupes comprenant des membres de Quicksand) et David Castillo (chant). Accompagnés par une session rythmique pas manchote non plus (Eric [...]

Landscapes – Modern Earth

Très attendu depuis son excellent premier album Life Gone Wrong, Landscapes et son hardcore mélodique sont de retour avec Modern Earth, dans lequel le groupe anglais apparait plus varié que jamais. N’hésitant plus à partir dans des moments doux-amers tout en retenue tandis que les passages nerveux restent nombreux, telle la marque de fabrique du groupe, Landscapes se révèle quoi qu’il arrive toujours aussi poignant.

Dimitree – Id/Ego/Superego

Les mathcoreux toulousains Dimitree sont de retour trois ans après leur Nine Lives, premier album de mathcore touffu influencé notamment par The Dillinger Escape Plan et autres joyeusetés qui aiment tricoter leurs guitares et déstructurer tout ce qu’ils peuvent. Id/Ego/Superego prend la même option, enfin en apparence…

Like Pacific – Distant Like You Asked

Après le sympathique EP éponyme ayant servi d’amuse-bouche l’an dernier, Like Pacific remet le couvert pour un repas un peu plus consistant cette fois: un premier album long-format où l’on retrouve intacte la patte du groupe canadien, un mélange de pop-punk, d’emo et de quelques parties plus hardcore (un peu de chant « crié » quoi).

Fall Of Minerva – Portraits

Quand on découvre un nouveau groupe ayant l’appellation « post-hardcore », difficile de savoir désormais à quoi on a affaire: à sa version première du nom (initiée par Quicksand entre autres), à sa version sludgy atmo ou bien à sa version ricaine qui mixe metalcore et emo ? Fall Of Minerva et son nouvel album pencheraient plutôt vers la seconde option mais…