emo/screamo/noise

Hellions – Rue

Peu convaincu par leur Opera Oblivia sorti il y a de ça deux ans, c’est un peu réticent que j’ai tenté l’écoute de son successeur nommé Rue, en espérant que Hellions ne le soit pas (à la rue, désolé). Non sans rire, cet album est franchement plus intéressant, sans trop modifier son style fait « post-hardcore à l’australienne » et de refrains fédérateurs, le groupe de Sydney est parvenu à moins se disperser et signe un espèce de concept-album aux mélodies simplement irrésistibles.

Daughters – You Won’t Get What You Want

S’il y a un album qui porte mal son nom cette année, c’est bien celui-là. Pas que j’attendais quoi que ce soit de ce groupe, les américains ne m’ayant jamais intéressé, exerçant un noise/mathcore chaotique débordant parfois vers le grind mais restant toujours foutrement chaotique et, au final plutôt pénible. Une écoute distraite de quelques titres des précédents albums avait suffi en principe à me tenir éloigné pour toujours des sorties de ce groupe même si l’éponyme de 2010 était déjà nettement plus intéressant. Ce cru 2018 est un peu différent (quoique dans la continuité du précédent en réalité) [...]

U-Foes – Whiteout

Fondé en 2009 par d’ex et actuels membres de The Lionheart Brothers, Jagga Jazzist ou encore Silence The Foe, U-Foes est donc un (faux) jeune groupe de gars déjà bien établis dans la scène hardcore/rock’n roll norvégienne. Cependant U-Foes entend bien se distinguer des autres groupes de ses membres en proposant une formule très alléchante: « Comme si Melvins, Torche et Slayer, bourrés à l’absinthe, avaient un bâtard et l’abandonnaient en forêt pour qu’il y meure ». Le ton est donné, et ce n’est pas vraiment ce à quoi on pouvait s’attendre !

Silent Planet – When The End Began

Pochette sombre, titre dans les mêmes tons, tout laisse à penser que ce troisième album de Silent Planet ne va pas être la fête au village. Confirmation directe lorsque l’on jette un œil aux thématiques abordées dans ce When The End Began, de la drogue à la maladie en passant par la société de consommation ou les relations compliquées, là aussi on se dit que son écoute devrait nous secouer un peu. Pourtant le groupe californien brouille toutes les attentes en délivrant un metalcore assez conventionnel mais plutôt percutant, et non dénué d’émotions bien entendu.

Drug Church – Cheer

Un album « trop pop pour les fans de hardcore, trop hardcore pour les fans de pop ». C’est par cette description assez bien trouvée que la fiche promo décrit Drug Church. Le groupe d’Albany (New York) mené par le très charismatique Patrick Kindlon (Self Defense Family/ex End Of A Year), ayant fait l’essentiel de sa carrière chez le très respectable No Sleep Records, sort ce Cheer chez Pure Noise Records avec des promesses de changements.

NoiSays – S/T

Tout jeune groupe fondé en début d’année du côté de Baltimore, NoiSays a apparemment toujours su ce qu’il voulait faire et n’a pas souhaité trop attendre avant de livrer un premier full-length. Ce qu’il a voulu faire: du mathcore, mais attention, le mathcore version « début des années 2000 », tout en frénésie, liberté d’écriture et imprévisibilité.

Happy. – Cult Classic

Pour certain d’entre vous, le titre Cult Classic doit vous remettre en tête l’un des meilleurs albums de hardcore chaotique de l’Histoire (oui carrément !). Sorti en 2004, Scarlet avait signé sur Ferret Music un premier full-length d’une incroyable intensité, toujours aussi efficace 14 ans plus tard et que je pourrais mettre sans hésiter dans mon Panthéon personnel. Alors quand arrive un petit groupe nommé « Happy. » et qui affuble son premier album Cult Classic d’une boite de pop-corn sur un fond bleu assez dégueulasse, on est en droit d’être un brin perplexe !

The Arusha Accord – Juracan

Voilà le genre de retour que l’on attendait plus ! Apparu en 2005 alors que SikTh et autres Dillinger Escape Plan trustaient les tops albums des amateurs de musiques aussi complexes que mélodiques, The Arusha Accord a décidé de cesser ses activités seulement quatre ans plus tard, au grand désarroi de leurs fans. Après un silence total de sept ans, le groupe anglais repointe le bout de son nez mi-2017 avec « Blackened Heart », puis remet ça avec « Vultures » trois mois plus tard avant d’attendre une année complète pour livrer un véritable EP.

Trash Boat – Crown Shyness

Figure montante pop-punk anglaise, Trash Boat sort son second album sous la houlette d’un certain Andrew Wade (The Ghost Inside, A Day To Remember etc.) à la production, une personne qui va avoir son influence sur le son de ce Crown Shyness. En effet, à la manière d’un Robert Pires 1998 era, Trash Boat a musclé son jeu, sonnant désormais un peu plus du côté du hardcore mélodique.