hardcore/punk

Benoit – Master

Pas d’inspiration pour un nom de groupe ? Prenez un prénom ! Après Boris, Jean Jean et autres Toto, voici Benoit, qui ne se tourne pas et qui ne doit pas son nom à votre humble serviteur mais au célèbre catcheur Chris Benoit, star de la discipline ayant pété les plombs en assassinant sa famille et en se suicidant juste après. Contenant d’actuels et anciens membres de Black Sheep Wall, Colombian Necktie, Law, Drool et Wuss, Benoit joue un hardcore torturé teinté de sludge, de crust et de noise, le genre de mixture qui aurait pu sortir de chez [...]

Counterparts – Private Room

Un an après You’re Not You Anymore, Counterparts fait son retour avec un nouvel EP pas vraiment composé de nouveaux titres ! En effet, les trois titres présents sur ce Private Room sont en fait des face-B d’albums précédents. Trois titres pour à peine six minutes, autant dire que les canadiens n’ont pas eu ici l’intention de s’étendre, et on ne le fera pas vraiment non plus.

Infant Island – S/T

Etre novateur en matière de screamo est souvent une rude affaire pour les groupes du genre. Tout ou presque semble avoir été fait par les cadors des années 90, mais une jeune génération  (basée essentiellement en Virginie, comme Ostraca par exemple) se réapproprie ces influences et parvient parfois à redistribuer les cartes, Infant Island pourrait bien devenir un grand nom à suivre avec un premier album de cet acabit.

Jesus Piece – Only Self

Jesus Piece est un quintet de Philadelphie repéré par Southern Lord suite à leurs précédentes sorties: deux EPs et un split avec Malice At The Palace. Le jeune groupe a tenu à ne pas rester cantonner dans la scène hardcore de laquelle il est pourtant pleinement intégré, leur son apparaît sur ce Only Self particulièrement massif, infusé par une aura beatdown bien crue ainsi que des parties plus violentes issues du death ou du grind.

Tragedy – Fury

Est-ce que tu m’entends hé ho ? Tragedy est de retour ! Le groupe de Memphis (ayant migré à Portland) débuté en 2000 sur les cendres de His Hero Is Gone et de Deathreat revient réjouir les crustos de tous poils (de chiens) avec un nouvel EP au nom évocateur: Fury. Une furie qui est donc toujours intacte et un bonheur de retrouver cette alliance de hargne et de mélodies puissantes après six ans d’absence.

Joliette – El Alphabiotista

Révélations du dernier Fluff Fest, les mexicains de Joliette étaient alors en train de parcourir l’Europe afin de défendre leur dernier EP intitulé El Alphabiotista, soient deux titres tels une synthèse de la force de frappe des quatre gars de Pueblo.

Youth Fountain – S/T

Dans la famille de la pop-punk actuelle, il y a plusieurs écoles. La majoritaire semble être celle à tendance adolescente, baignant dans les mélodies juvéniles sucrées sur des riffs plus ou moins calibrés, puis il y a celle dite plus adulte, trouvant des accointances avec l’emo premier du nom, ce qui lui permet de rester souvent plus digeste. Youth Fountain nous sert ainsi une espèce de mélange des deux, mais agrémenté par d’autres influences.

Closet Witch – S/T

Originaire de l’Iowa, Closet Witch débarque avec un premier long-format éponyme faisant suite à quelques EPs et splits. Ce groupe assez confidentiel a réussi à susciter l’intérêt de Halo Of Flies, excellent label auquel on doit la renommée de groupes tels que Fall Of Efrafa, Masakari, Northless ou encore Cloud Rat. Et comme chez ces derniers, c’est une femme derrière le micro qui mène ces treize furieux assauts entre grind et powerviolence.

Goner. – S/T

Goner. (avec un point) est un jeune groupe de Syracuse (l’américain, pas l’italien) qui s’est fait repéré par Pedram Valiani (Sectioned, Frontierer) au point que ce dernier en soit venu à s’occuper du mix de ce premier EP éponyme. Et si vous êtes familier des groupes de Valiani, vous savez d’emblée où vous allez tomber ! Goner. est en effet un trio à la frontière de genres métalliques et hardcore, du genre brutal et avec une production ultra imposante.

Live-report: Fluff Fest 2018 Jour 2

Rokycany (République Tchèque), dimanche 29 juillet 2018:
La nuit aura été mouvementée, la soirée disco s’étant prolongée jusqu’aux aurores. C’est donc un peu la tête dans le pâté que j’émerge avant de retourner vers le centre-ville de Rokycany avec pour objectif de prendre un solide petit déjeuner. Je débarque dans un charmant café proposant une offre de petit déjeuner à un prix vraiment bas, idéal pour se remettre de la veille. Une remise en forme qui se poursuivra ensuite avec une baignade à la piscine municipale, prise d’assaut par les festivaliers. L’image de tous les gens tatoués au milieu [...]