indus/cybermetal

Anaal Nathrakh – Desideratum

Y a-t’il un pilote chez Anaal Nathrakh ? Non parce que cela fait plusieurs albums que le groupe anglais semble être sur pilote automatique, livrant une recette certes maitrisée, mais désormais sans surprise, voire sans passion. Et ce n’est malheureusement pas avec Desideratum, leur 8e album, que le duo va bouleverser ses habitudes…

Ritual Howls – Turkish Leather

Ritual Howls est un trio originaire de Detroit qui propose un melting pot d’influences tout à fait savoureuses et habilement assimilées.

Proposant 8 titres sombres, incantatoires, le groupe donne dans un post-punk à synthé avec une boite à rythmes qui donne la cadence (majoritairement mid-tempo) tandis que la basse vrombissante de Ben Saginaw, élément essentiel du dispositif, se cale en arrière-plan et qu’une guitare cristalline rappelle par moments un the XX décharné (flagrant sur l’excellent « Helm ») voire un True Widow pour ses accents americana (« The Taste of You »).

Veilburner – The Three Lightbearers

Veilburner est un jeune projet monté du côté de la Pennsylvanie par deux mecs aux pseudos évocateurs: Chrisom Infernium (chant) et Mephisto Deletorio (tout le reste), avec de tels pseudos, nul doute permis, nous sommes dans le metal extrême. Bingo ! The Three Lightbearers nous plonge dans un univers death/black très alambiqué, aux attaques tantôt très techniques, tantôt plus portées sur les ambiances.

Fartbarf – Dirty Power

Originaire de Los Angeles, Fartbarf (quel nom, mes aïeux !) est un trio n’ayant pas vraiment la gueule de l’emploi. Officiant grimés avec des masques d’hommes préhistoriques plutôt dégueulasses ainsi que des combinaisons blanches (souvent estampillées NASA), le groupe aurait pu nous la jouer metal façon Slipknot mais non, ce serait plutôt du côté de Daft Punk qu’il faudrait aller voir (une autre comparaison de masqués).

ART 238 – Atavism (EP)

ART 238 est un combo français qui balance une mixture bien vicelarde, mélange d’indus et de métal extrême. On pense à un Red Harvest ou un old Fear Factory qui auraient passé pas mal de temps à cotoyer des groupes de metal extrême entre death et black. Atavism n’est pas leur première sortie puisque les rennais avaient déjà sorti en 2013 un premier album intitulé Empire of the Atom.

Tyrant Of Death – Ascendancy

Alex Rise est un mec sacrément étonnant. Ce canadien est seul aux commandes du vaisseau Tyrant Of Death qu’il pilote depuis quelques années. Ultra prolifique, le jeune homme en est déjà à sa quinzième sortie officielle (oui, ça calme). Ascendancy est donc le cru 2014 de Tyrant Of Death, projet affilé (pour une raison qui m’échappe un peu) au djent mais qui mélange en réalité metal extrême et indus (titillant même la drum’n bass de façon récurrente), une signature sonore quelque peu modifiée sur ce nouvel album puisque celui-ci ne contient que cinq compos. Oui mais cinq compos dépassant les 10 minutes chacun ! Alors que vaut le virage prog Tyrant Of Death ?

Saison de rouille – Déroutes sans fin

Projet parisien initié par un membre de Danishmendt et un autre de Opium Dream Estate (rejoints ensuite par le bassiste de La Part du Cerveau), Saison de rouille est une entité à l’univers marqué par la désolation urbaine, Déroutes sans fin, nouvel album du groupe, serait d’ailleurs la bande son idéale pour un séjour entre les murs d’une usine désaffectée.

Bad Tripes – Splendeurs & Viscères

Du sang, du sexe, de la violence, voilà le credo de Bad Tripes. Avec de telles thématiques, le groupe aurait pu jouer du death metal bas du front mais non, les marseillais la jouent anticonformiste grâce à une mixture musicale singulière faite de metal (autant influencé par le néo que par l’indus, voire plus), de punk et de cette touche de folie grand-guignolesque forgeant l’identité du groupe.

Disfiguring The Goddess – Deprive/Black Earth Child

Cameron Argon (aka Big Chocolate) aime voir les choses en grand. Seul à la barque de Disfiguring The Goddess, le voilà sortant non pas un mais deux albums en même temps ! Allant sortir seulement Deprive dans un premier temps, il décide de sortir Black Earth Child en même temps, on obtient donc deux albums complémentaires (aux artworks bien classes) pour une double-dose de brOOtalité !