indus/cybermetal

Violent Magic Orchestra – Catastrophic Anonymous

Violent Magic Orchestra (simplifié en VMO), c’est un projet né de la rencontre entre Vampillia, excellent groupe japonais mêlant black metal et ambiances plus éthérées (parfois post-rock), Pete Swanson (ex-Yellow Swans, groupe de noise à tendance electro qui venait du côté de Portland) et du surdoué frenchie Paul Régimbeau, connu pour ses activités électroniques dans Mondkopf ou Extreme Precautions. Un melting-pot d’influences complété par des invités haut-de-gamme puisque Attila Csihar (Mayhem) et Chip King (The Body) viennent apposer leurs voix sur ce Catastrophic Anonymous, premier album forcément très original… et pas vraiment destiné à toutes les oreilles !

Khonsu – The Xun Protectorate

Khonsu, c’est l’entité de S. Gronbech, qui n’est autre que le frère d’Obsidian Claw, leader de Keep of Kalessin. Le norvégien qui a déjà sorti le très bon Anomalia, il y a plus de 4 ans, sur lequel il était épaulé par Thebon (alors chanteur de Keep of Kalessin) revient avec un Xun Protectorate sur lequel il conserve le côté futuriste mais accentue le côté extrême et les accointances avec le black pour aboutir à une sorte de post black futuriste particulièrement bien fait et encore plus ambitieux (à l’image de la pochette de l’album, assez époustouflante au demeurant).

Street Sects – End Position

Après deux EPs (Gentrification I et II), les texans Street Sects ont attiré l’œil (via des artworks originaux, très BD alternative dans l’âme) et les oreilles du public et du très bon label The Flenser (Have A Nice Life, Sannhet…), structure sur laquelle sort End Position, premier long-format du duo Leo Ashline/Shaun Ringsmuth.

Genus Ordinis Dei – The Middle

Amusant de constater que les groupes italiens qu’on me propose actuellement officient dans exactement la même veine. Sorti une première fois en 2013 en autoproduction, The Middle, premier album des italiens Genus Ordinis Dei (GOD pour les intimes) ressort trois ans plus tard via le label danois Mighty Music. Officiant dans un death moderne annoncé symphonique, on aurait pu s’attendre à un ersartz de Fleshgod Apocalypse, il y a certes un peu de ça mais on a en réalité affaire à quelque chose de plus proche de leurs compatriotes Subliminal Fear, dont le décevant dernier album a été chroniqué [...]

Subliminal Fear – Escape From Leviathan

Jamais je n’avais eu la chance (?) de poser mes oreilles sur Subliminal Fear auparavant, ce groupe italien est pourtant actif depuis maintenant 15 ans et a réalisé deux albums auparavant (le dernier étant sorti en 2012). Pour ce Escape From Leviathan, le groupe de Bari compte surtout sur ses invités (Guillaume Bideau de Mnemic et One-Way Mirror, John Howard de Threat Signal et Lawrence Mackrory de Darkane) et sur son artwork (signé Seth Siro Anton de Septicflesh) pour rameuter les auditeurs, plein de beau monde pour un album pourtant malheureusement anecdotique.

Health – Death Magic

Hein? C’est pour quoi? Ah oui le nouvel album de Health c’est vrai… On a beau prévoir une permanence estivale (désolé Beunz c’est tombé sur toi cette année), on n’est pas à l’abri d’être dérangé pour ce genre d’actualité brûlante. Il faut dire qu’on l’attendait de pied ferme ce nouvel album des américains déclarés un peu trop vite prodiges et nouveaux leaders d’une scène arty/indus pourtant inexistante, après la sortie d’un honnête, mais franchement trop brouillon encore premier album (Get Color).

Anaal Nathrakh – Desideratum

Y a-t’il un pilote chez Anaal Nathrakh ? Non parce que cela fait plusieurs albums que le groupe anglais semble être sur pilote automatique, livrant une recette certes maitrisée, mais désormais sans surprise, voire sans passion. Et ce n’est malheureusement pas avec Desideratum, leur 8e album, que le duo va bouleverser ses habitudes…

Ritual Howls – Turkish Leather

Ritual Howls est un trio originaire de Detroit qui propose un melting pot d’influences tout à fait savoureuses et habilement assimilées.
Proposant 8 titres sombres, incantatoires, le groupe donne dans un post-punk à synthé avec une boite à rythmes qui donne la cadence (majoritairement mid-tempo) tandis que la basse vrombissante de Ben Saginaw, élément essentiel du dispositif, se cale en arrière-plan et qu’une guitare cristalline rappelle par moments un the XX décharné (flagrant sur l’excellent « Helm ») voire un True Widow pour ses accents americana (« The Taste of You »).

Veilburner – The Three Lightbearers

Veilburner est un jeune projet monté du côté de la Pennsylvanie par deux mecs aux pseudos évocateurs: Chrisom Infernium (chant) et Mephisto Deletorio (tout le reste), avec de tels pseudos, nul doute permis, nous sommes dans le metal extrême. Bingo ! The Three Lightbearers nous plonge dans un univers death/black très alambiqué, aux attaques tantôt très techniques, tantôt plus portées sur les ambiances.

Fartbarf – Dirty Power

Originaire de Los Angeles, Fartbarf (quel nom, mes aïeux !) est un trio n’ayant pas vraiment la gueule de l’emploi. Officiant grimés avec des masques d’hommes préhistoriques plutôt dégueulasses ainsi que des combinaisons blanches (souvent estampillées NASA), le groupe aurait pu nous la jouer metal façon Slipknot mais non, ce serait plutôt du côté de Daft Punk qu’il faudrait aller voir (une autre comparaison de masqués).