indus/cybermetal

Raunchy – Velvet Noise

Je vous arrête tout de suite, ceci n’est pas un nouvel album de Raunchy mais une réédition de réédition de Velvet Noise. En effet, sorti une première fois en 2002 sur Nuclear Blast, le premier album du groupe danois a été réédité en 2007 par Drug(s). Douze ans plus tard, c’est donc Mighty Music qui le ressort. Mais qu’a donc de si spécial ce Velvet Noise pour être remis en avant de la sorte ?

Fange – Punir

Après nous avoir gratifié d’artworks morbides mais laissant faire l’imagination sur Purge (2014) puis sur Pourrissoir (2017), Fange passe au concret avec celui de Punir, qu’on pourrait qualifier de « mort-bide » cette fois. La représentation de ce gars décapité s’étant lui-même éviscéré repousse autant qu’il intrigue. Et si avec ce gros indice graphique, on s’attendait à ce que les limites audibles soient à nouveau repoussées, Fange surprend avec sa nouvelle approche…

Health – Vol4 :: Slaves of Fear

4 ans… Il a fallu 4 ans pour que les américains de Health donnent enfin une suite à l’excellent Death Magic. Dans l’intervalle on a eu droit à plusieurs albums de remixes pas toujours très intéressants. Je n’avais même pas suivi leur actualité récente, et n’étais donc même pas au courant de l’arrivée imminente d’un nouvel album, et le 8 février il était là. Tout frais tout beau.

Bliss Signal – S/T

James Kelly est quelqu’un d’imprévisible. Alors qu’on le pensait calmé suite à la fin d’Altar Of Plagues et son virage electro Wife (vu en live en première partie d’Oathbreaker l’an dernier), le voici embarqué dans un tout nouveau projet. Pour l’occasion, il sera accompagné par un certain Mumdance, producteur britannique habituellement investi dans des sonorités entre harsh noise et abstract hip hop. Une rencontre qui fait donc des étincelles, matérialisée dans Bliss Signal déjà auteur d’un EP en juin dernier et qui sort quelques mois plus tard un premier full-length sous l’égide hautement qualitative de Profound Lore.

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.

Leeched – You Took The Sun When You Left

Premier album pour Leeched, Faisant suite à son premier et impressionnant EP Nothing Will Grow From The Rotten Ground, You Took The Sun When You Left est un bon mur de violence qui devrait réjouir les amateurs de pavés dans la tronche. Décrit comme les « Nails anglais », le trio de Manchester déverse donc un mix de hardcore et de grindcore, le tout boosté par un son gonflé aux stéroïdes et mené par la voix ultra rocailleuse de son vocaliste. Mais Leeched ne se contente pas de faire le « Nails bis », le trio apprécie en effet les sorties de piste, [...]

Black Earth – Diagrams Of A Hidden Order

Au train où va le label, j’ai quelques albums de retard dans les sorties de Sentient Ruin Laboratories, récupérant à tour de bras ses obscures trouvailles et leur offrant une seconde vie en les ressortant avec un peu plus d’exposition. Notre candidat du jour vient d’Espagne, a sorti ce premier EP une première fois en 2016 et se nomme Black Earth. Identité des musiciens inconnue, cover d’album sobre et stylisée, on commencerait presque à avoir l’habitude de ce genre de mise en bouche avec ce label.

Rotting Sky – Sedation

Rotting Sky est le projet solo de Tim Messing (ex Nux Vomica, groupe regretté de crust punk de Portland). Pour Sedation, son premier album (quatre titres pour environ 40 minutes), le gaillard a troqué les riffs frontaux de son style originel pour partir dans un black metal à tendance noise et drone. Ce premier album, paru une première fois en 2014, connait aujourd’hui une ressortie remasterisée chez Sentient Ruin Laboratories, trouvant ici un concurrent de poids à un autre de ses groupes: Sutekh Hexen.

Fixions – ヘッドハンター

MOAR SYNTHS! Alors que Carpenter Brut et Perturbator explosent un peu partout, Fixions reste un peu plus dans l’ombre alors qu’il y a beaucoup d’éléments en commun avec ces derniers. Leur date de création (2012), leur origine made in France (même si Fixions est plus au sud, à Aix-en-Provence plus précisément) et enfin le style pratiqué: la synthwave top-qualité.