indus/cybermetal

Blackwood – Of Flies

Derrière Blackwood se cache un homme, italien de son état, nommé Eraldo Bernocchi, ayant pour vocation de faire cohabiter (grosses) guitares et éléments electro afin de créer un univers cauchemardesque. Auteur il y a trois ans de As The World Rots Away (au titre annonçant la couleur), le gaillard récidive aujourd’hui avec Of Flies, nouvel EP qui voit la participation d’Emilia Moncayo (chanteuse de Minipony, groupe de breakcore/metal équatorien).

Depressor – Hell Storms Over Earth

Groupe culte de la scène indus californienne, Depressor a ensuite muté vers un death metal teinté de crust/punk. Il faut dire que le groupe contient en son sein des membres d’Acephalix d’où ce goût pour les riffs grésillants et les râles alcoolisés. Toujours actif malgré les années qui passent, Depressor aura pourtant attendu 2017 pour sortir un premier véritable album. Deux ans plus tard, Hell Storms Over Earth compile quelques titres perdus/non-sortis, des démos ainsi que d’autres titres venant de splits divers.

VR SEX – Human Traffic Jam

Comme annoncé lors de ma chronique de Horseplay, voici déjà le retour de VR SEX qui, rappelons-le, est un side-project d’Andrew Clinco de Drab Majesty (s’appelant ici Noel Skum). Dans la lignée de l’EP, ce Human Traffic Jam traite des mêmes types de sujets: l’abrutissement des masses avec les réseaux sociaux et toutes ces pseudo-célébrités qui sont glorifiées aujourd’hui, ainsi que la nécessité de « réduire le nombre de « procréateurs afin de stabiliser et préserver notre planète ». Tout un programme provocateur toujours mis en musique avec ce mix de synthpunk, de death rock et de post-punk.

Rammstein – RAMMSTEIN

10 ans! On ne s’en est peut-être pas rendu compte car ils ont réussi à se rappeler régulièrement à notre bon souvenir à coup de live notamment, mais il aura quand même fallu 10 ans à nos allemands préférés (après Angela Merkel évidemment), pour nous proposer enfin un successeur à un Liebe ist für Alle Da qui avait divisé jusque dans nos rangs. Je me positionnais moi-même dans le camp des (re)séduits, suite à la déconvenue Rosenrot, album qui m’avait formidablement déçu après un Reise Reise sympa mais déjà un peu tiédasse.

Raunchy – Velvet Noise

Je vous arrête tout de suite, ceci n’est pas un nouvel album de Raunchy mais une réédition de réédition de Velvet Noise. En effet, sorti une première fois en 2002 sur Nuclear Blast, le premier album du groupe danois a été réédité en 2007 par Drug(s). Douze ans plus tard, c’est donc Mighty Music qui le ressort. Mais qu’a donc de si spécial ce Velvet Noise pour être remis en avant de la sorte ?

Fange – Punir

Après nous avoir gratifié d’artworks morbides mais laissant faire l’imagination sur Purge (2014) puis sur Pourrissoir (2017), Fange passe au concret avec celui de Punir, qu’on pourrait qualifier de « mort-bide » cette fois. La représentation de ce gars décapité s’étant lui-même éviscéré repousse autant qu’il intrigue. Et si avec ce gros indice graphique, on s’attendait à ce que les limites audibles soient à nouveau repoussées, Fange surprend avec sa nouvelle approche…

Health – Vol4 :: Slaves of Fear

4 ans… Il a fallu 4 ans pour que les américains de Health donnent enfin une suite à l’excellent Death Magic. Dans l’intervalle on a eu droit à plusieurs albums de remixes pas toujours très intéressants. Je n’avais même pas suivi leur actualité récente, et n’étais donc même pas au courant de l’arrivée imminente d’un nouvel album, et le 8 février il était là. Tout frais tout beau.

Bliss Signal – S/T

James Kelly est quelqu’un d’imprévisible. Alors qu’on le pensait calmé suite à la fin d’Altar Of Plagues et son virage electro Wife (vu en live en première partie d’Oathbreaker l’an dernier), le voici embarqué dans un tout nouveau projet. Pour l’occasion, il sera accompagné par un certain Mumdance, producteur britannique habituellement investi dans des sonorités entre harsh noise et abstract hip hop. Une rencontre qui fait donc des étincelles, matérialisée dans Bliss Signal déjà auteur d’un EP en juin dernier et qui sort quelques mois plus tard un premier full-length sous l’égide hautement qualitative de Profound Lore.

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.