jazz/experimental

Vampire Squid – Nautilus World

Tout jeune groupe californien, Vampire Squid est tellement prolifique qu’il donne l’impression de brûler les étapes. Nautilus World est en effet déjà leur troisième album long-format en seulement deux ans d’existence ! En parlant de brûler les étapes, c’est un peu un comble de la part d’un groupe dont le thème de prédilection est la flotte, ou plus particulièrement les fonds marins qui leur vaut une autoproclamation de style assez farfelue, en effet Vampire Squid joue de l' »oceangrind ».

Lazer/Wulf – The Beast of Left and Right

Découvert en live en première partie de Kylesa (et étant d’ailleurs signé sur Retro Futurist, le propre label du groupe), Lazer/Wulf est un trio instrumental (sauf à de très rares moments) jouant un math metal progressif plutôt technique et alambiqué. Si les mecs assuraient sacrément en live, j’avais des doutes quant au passage au format studio, ce genre musical étant souvent tellement dense qu’il en devient parfois difficilement assimilable.

Sleep Party People – Floating

Voici l’album idéal pour une petite session rêverie. Projet initié par le lapin multi-instrumentiste danois Brian Batz, Sleep Party People signe avec Floating, un troisième album à l’univers toujours aussi unique, entre atmosphères embrumées et voix étrangement vocodée, comme un petit tour chez un Lewis Caroll version aérienne…

BADBADNOTGOOD – III

BADBADNOTGOOD est un trio de jazz originaire de Toronto. Formé par les jeunes (qui ont à peine la vingtaine) Matthew Tavares (claviers), Chester Hansen (basse) et Alexander Sowinski (batterie), le groupe s’est surtout fait remarqué en reprenant/accompagnant quelques rappeurs tels que Frank Ocean, Danny Brown, Earl Sweatshirt ou Tyler, The Creator. Une étonnante ouverture d’esprit qui leur a ouvert les portes du fameux collectif Odd Future. Après deux albums marqués par diverses covers instrumentales de titres de A Tribe Called Quest (BBNG) ou My Bloody Valentine (BBNG2), le trio canadien revient avec un III, dans la parfaite continuité de [...]

Idylls – Prayer for Terrene

Ne cherchez plus, voici sûrement l’album le plus intense que vous pourrez écouter en ce début d’année. Sérieux. Pas convaincu ? Allez… Alors Idylls, c’est australien, c’est barré, c’est violent, c’est épileptique, ça brise ses rythmiques autant que les nuques, et puis il y a un saxo. Un PUTAIN de saxo dans un album de hardcore !

Exivious – Liminal

2ème album pour ce groupe instrumental dont le premier, sorti en 2009, m’avait bien marqué, j’avais même hâte d’écouter ce Liminal à vrai dire, et je n’ai pas été déçu.
J’avais fait connaissance d’un des gratteux et du bassiste du groupe pour les avoir vu sur scène accompagnant Masvidal et Reinert lors de la renaissance de Cynic il y a quelques années. Ça suffit à démontrer leur niveau instrumental. La participation de Stef Broks, batteur de Textures, au premier album m’avait tout de suite fait m’y intéresser. Ce dernier n’est plus de la partie mais le deuxième guitariste et [...]

Fyrnask – Eldir Nótt

Derrière ce splendide artwork aux mille colombes s’ébattant gaiement (de quoi faire swinguer la culotte de Mireille Mathieu) se cache Eldir Nótt, second opus de Fyrnask, one-man band allemand mené par Fyrnd, mystérieuse entité ayant la volonté de faire coexister différents styles grâce à l’utilisation de divers instruments (traditionnels comme folkloriques)…

Orbweaver – Strange Transmission From The Neuralnomicon

Monté par Randy Piro (ex Hate Eternal/ex Gigan), Orbweaver est un groupe atypique et surtout bien barré. En effet, ce jeune groupe propose un death metal à la fois technique et chaotique sur fond de lyrics apparemment tout aussi hallucinés que sa pochette.

John Zorn – Templars (In sacred blood)

”Qu’est-ce que le jazz aujourd’hui ?”
Vous avez 2 heures !
Plus sérieusement, vous pouvez ramasser vos crayons (à moins que l’idée de disserter là-dessus ne vous branche vraiment). Le prolifique saxophoniste new-yorkais John Zorn nous donne un début de réponse avec ce disque sortit l’an dernier sur son label, Tzadik. Un disque issu d’une impressionnante discographie qui s’étoffe au minimum de 20 nouvelles livraisons par an. Comment s’y retrouver au milieu de cette œuvre protéiforme et insaisissable ?