metal/hardcore

Sarabante – Poisonous Legacy

Après Remnants (2011), les crustcoreux grecs de Sarabante ont connu une ascension plutôt conséquente. Sorti sur leur propre structure (Sara Records), le groupe a été repéré par une pointure, Southern Lord en l’occurrence, qui a ressorti ce premier album. Cinq ans après, les athéniens en donnent enfin une véritable suite (ils n’ont sorti qu’un EP en 2013 entretemps), toujours habités d’une rage agrémentée de désespoir, ce directement inspiré par le contexte économique et social de leur pays…

The Brave – Epoch

Bring Me The Horizon est un groupe qui a évolué avec son époque. De ses débuts Myspace-deathcore, la bande à Oli Sykes a ensuite muté vers un hardcore/metal plus ouvert sur les parties mélodiques au point de carrément virer ensuite dans une direction plus pop, re-au point même d’ajouter des parties electro sur leur dernier album. Pourquoi je parle de Bring Me The Horizon alors que cette chronique n’est pas de ce groupe ? Tout simplement parce que The Brave semble tellement admirer le groupe anglais qu’il nous en livre une version copie quasi conforme…

Gif From God – …Defragmented…Reformatted

Mélanger screamo/emo violence et grindcore semble passé de mode, la plupart de ces groupes « mélangeurs » ayant tout dit en début des années 2000 (remember Reversal Of Man, Love Lost But Not Forgotten ou encore Some Girls). Quelques rares groupes comme I Hate Joanna Lumley tentent de perpétuer ce genre de mix ces dernières années mais cela reste loin de l’effervescence Myspacienne qu’il y avait alors. .Gif From God débarque donc de Richmond, Virginie, avec un premier album en « name your price » rappelant au bon souvenir de cette scène mélangeant folie et agression.

Despised Icon – Beast

Comptant parmi les pionniers du deathcore, Despised Icon a imposé sa toute-puissance sur ce style devant des wagons de suiveurs. Très actif entre 2002 et 2010, c’est cette année-là que le groupe québécois, las de tournées incessantes, décida de stopper ses activités. Puis en 2014, ces derniers se sont laissés tenter par quelques concerts, puis l’envie est revenue, au point de sortir cette année un nouvel album, leur cinquième, bien nommé Beast.
Point de révolution chez Despised Icon, le deathcore est toujours leur dada. Mais attention, il n’est toujours pas question d’y caler des mélodies emo, le groupe est [...]

Hellions – Opera Oblivia

L’Australie possède actuellement une scène en core plutôt active, et nombre de ces groupes atterrissent chez UNFD. Hellions vient de Sydney et propose avec ce Opera Oblivia son troisième album dont la fiche promo nous promet comme un vrai monument du genre. Si vous appréciez la scène « post-hardcore » ricaine (celle avec guillemets), ce sera peut-être le cas pour vous, sinon…

Above This Fire – S/T

Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Above This Fire n’est pas mort ! Huit ans de silence, ça fait pourtant long et entre-temps le petit monde du hardcore mélodique a connu une belle effervescence. Le groupe de Cleveland auteur de le très bon In Perspective (2005) revient donc faire un peu de bruit, toujours habité par la même passion.

Fange – Purge

Après le très bon Poisse, Fange a connu quelques mouvements de line-up: Boris Louvet (Aeris) arrive au poste de batteur tandis que Jean-Baptiste Lévêque, chanteur jusqu’alors, quitte le micro pour faire du « bruit », laissant la place libre à un remplaçant de luxe en la personne de Matthias Jungbluth (boss de Throatruiner et hurleur chez Calvaiire). Bref, de quoi donner de nouvelles perspectives à la musique de Fange…

Zygoma – The Highest Court

Les apparences sont parfois trompeuses. Zygoma tend à montrer qu’il a choisi la simplicité en prenant ce patronyme, nommé auparavant The Zygoma Disposal. Zygoma, ça va plus vite et ça se retient plus facilement (et ça se classe forcément à la fin de l’alphabet), mais musicalement le groupe belge n’a pas souhaité traiter sa musique de la même manière, The Highest Court étant un album ultra dense, complexe, mélangeant les styles et les ambiances dans un maelström dévastateur.

Spurn – Comfort In Nothing

Il y a des albums comme ça, qui vous renversent tant leur violence est organique, vicieuse, dérangeante. Souvenez-vous Gaza et son premier album I Don’t Care Where I Go When I Die (déjà dix ans qu’il est sorti, bonjour le coup de vieux !), grosse surprise à l’époque mêlant hardcore métallique à une ambiance noisy (an)nihiliste. On a difficilement fait mieux dans le genre depuis. Et là arrive à pas de loup Spurn, jeune groupe canadien formé l’an dernier et nous offrant un premier album remémorant les sensations vécues à la découverte du groupe de Salt Lake City, donnant [...]