metal/hardcore

Dead Ficus – Rise Or Fall

Les amateurs l’auront remarqué, le melodeath à la scandinave ne fait plus franchement recette, le grand public lui ayant préféré le metalcore/deathcore (pour la plupart) depuis (et encore, cette tendance semble elle aussi en déclin… alala les modes…). Dead Ficus est un jeune groupe strasbourgeois qui apparaît aujourd’hui avec un premier album qui tend à un peu mélanger ces deux tendances, un album qui aurait très bien pu sortir il y a 15 ou 20 ans, au moment de l’effervescence autour de groupes tels que In Flames ou Soilwork.

Remote – Resilient

Trois ans. C’est le temps qu’il a fallu à Remote pour donner une suite à leur deux sorties de 2013, un premier album (Starving Blaze And Hollow Shades) enchaîné par un split avec les norvégiens Barren Womb. Le groupe parisien, composé de membres de Quartier Rouge et de HKY, a pris son temps pour bien laisser maturer la rage qui l’anime habituellement, cela donne Resilient, second album de mathcore au grain noisy qui ne fait pas semblant d’être en colère !

Nails – You Will Never Be One Of Us

Difficile d’y échapper, Nails est le groupe du moment dont tout le monde/les webzines parle ces derniers temps (au point d’être devenu un meme !). Pour son troisième album, le trio californien désormais signé chez Nuclear Blast (après avoir sorti ses deux précédents chez Southern Lord) serait donc tombé dans l’easy-listening ?

Ocean Grove – Black Label (Sublime Volume)

Avant d’écrire une chronique d’un groupe inconnu au bataillon, on se dirige vers Google pour chercher quelques infos sur ledit groupe. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’Ocean Grove n’est autre que le backing-band des Jonas Brothers ! (ignominie issue des studios Disney il y a quelques années, demande à ta petite sœur). Surprise rapidement passée, cet Ocean Grove-là n’est en effet pas le même, celui-ci venant tout droit de Melbourne. Formé en 2012, le groupe a déjà sorti un EP (Outsider) et voici aujourd’hui son petit frère…

Fall City Fall – Modern Day Savage

Après avoir sorti le très sympathique Victus il y a de ça déjà trois ans, Fall City Fall s’est fait ensuite très discret. Un départ de chez Victory Records plus tard (peut-être dû à des mauvais paiements, comme nombre des groupes ayant signé sur le label au bouledogue, cherchez donc « Victory Records screws bands » sur Google…), revoici les canadiens avec un album autoproduit cette fois, une totale prise en main pour un album tout aussi barré et imprévisible que son prédécesseur ?

Die Trying – Blues For The Cursed

Second EP pour les milanais de Die Trying, Blues For The Cursed attire l’œil dans un premier temps grâce à sa cover cartoonesque et colorée. Ce rat hargneux crachant la mort représente plutôt bien la musique balancée par le groupe, un metal autant influencé par la scène scandinave (black et death) que par la scène southern hardcore’n roll US. Le mélange est donc forcément détonnant.

Northlane/In Hearts Wake – Equinox

Le split « on-mélange-les-membres-de-nos-groupes » est un exercice de style qui semble inspirer de plus en plus de groupes ces derniers temps. Si récemment ceux réunissant Cloud Nothings et Wavves ou bien dans un autre style Viscera/// et Abaton se sont révélés très intéressants, voici deux nouveaux groupes en provenance d’Australie qui viennent s’y essayer: Northlane et In Hearts Wake.

Black Peaks – Statues

Voilà un nouveau groupe de petits jeunes qui en veulent et en mettent partout comme il faut. Ces anglais menés par un frontman aussi moustachu que possédé vocalement frappent très fort avec leur premier album Statues mais œuvrent dans un style assez complexe à définir au croisement du rock indé, du math rock et du métal progressif.

Sustainer – S/T

Premier EP pour Sustainer, jeune groupe fondé il n’y a même pas un an du côté de Portland, et déjà de très solides arguments pour une première sortie ! Comprenant d’anciens membres de groupes comme American Me ou Defeat The Low (parmi les plus « connus »), les cinq gaillards se sont attelés à produire un hardcore chaotique bien réjouissant, fleurant bon les débuts de la scène d’il y a une dizaine d’années.

Bardus – Stella Porta

Avec sa cover ornée de champignons hallucinogènes (oui, on n’en voit pas souvent de cette couleur !), Bardus et son Stella Porta auraient pu être catégorisés dans le stoner psychédélique typique avant même d’en avoir écouté une note, grossière erreur. Il faut dire que le label sortant ce deuxième album du groupe de Philadelphie n’est autre que Solar Flare Records (Sofy Major, Pigs…), plus habitué aux déflagrations noise, on ne sera donc pas trop étonné d’en retrouver chez Bardus…