metal/hardcore

Nesseria – Fractures

Déjà trois ans qu’on attendait une suite au split avec les récemment décédés Clinging To The Trees Of A Forest Fire (devenus Vermin Womb depuis, dont j’ai chanté les louanges il y a quelques mois de ça), les orléanais de Nesseria ont pris leur temps et l’évolution par rapport au premier album qu’on décelait sur le split se voit confirmée, ce qui surprend pas mal à la première écoute.

Drones Of North America – S/T

Presque cinq ans après la sortie de Spoils Of Failure, dernier album en date de Buried Inside, de nombreux fans en attendent toujours désespérément la suite, si possible une suite qui serait à la hauteur de Chronoclast (2005) ou la pierre angulaire de ce groupe canadien… donc on s’y remet les gars, ok ? (oui, c’est une requête personnelle). Bon, s’ils ne semblent pas bien pressés de la sortir cette suite, certains membres du groupe ont décidé de faire autre chose en attendant (ou pas), notamment dans un groupe nommé Drones Of North America.

Cave Moth – The Black Lodge

Autrefois nommé Cave Noise (c’est-à- dire jusqu’à il y a seulement quelques mois), Cave Moth est un jeune trio floridien formé par des membres d’un groupe de hardcore progressif du coin, Bear Cavalry. Poussant le projet comme une entité à part, les trois gars (enfin stabilisés suite à des changements de line-up) annoncent produire une musique destinée autant au cinéma (enfin des courts-métrages pour l’instant) qu’au live. A lire toutes ces infos, qui aurait cru qu’il était question ici d’un groupe de grindcore ?!

Fuck The Facts – Abandoned EP

Fuck The Facts a toujours été à part dans la sphère grindcore. Le groupe canadien ayant toujours sonné personnel et ce pas uniquement du fait d’avoir une demoiselle à la gueulante. En effet, album après album, le groupe semble prendre de plus en plus de libertés vis à vis du style auquel il est (toujours) rattaché, une ouverture qui se montrait particulièrement flagrante sur Die Miserable, dernier album en date des canadiens.

Colombian Necktie – Twilight Upon Us

Après avoir produit pas mal de splits (dont un avec les excellents Seizures) et d’EPs, Colombian Necktie sort enfin son premier album. Le groupe de Los Angeles joue du sludgecore à sa guise, direct mais rampant, sale mais groovy.

Feed The Rhino – The Sorrow And The Sound

Assez confidentiel par chez nous, Feed The Rhino secoue pourtant gentiment la scène anglaise depuis quelques paires d’années. Auteur des très bons Mr Red Eye (2010) et The Burning Sons (2012), le quintet mené par le barbu Lee Tobin n’a pas su résister à l’appel de la major, Century Media en l’occurrence.

A Ghost Orchestra – Vile Hymns

En voilà un groupe qui a mal choisi son nom ! A Ghost Orchestra mériterait en effet de sortir de leur transparence tant leur musique fait mouche. Vraisemblablement grands amateurs de Norma Jean et d’Every Time I Die devant l’éternel, les australiens ont donc compilé le côté nerveux et catchy des premiers avec la fureur abrasive des seconds, ça ne réinvente pas la poudre certes, mais pour ce qui est de savoir la faire parler, les gaillards d’Adelaïde sont là !

Acrania – Totalitarian Dystopia

Pochette immonde, Unique Leader comme label, tout porte à croire qu’Acrania soit la nouvelle tendance brutal death metal. Bien bernés que nous sommes en écoutant les premières mesures de Totalitarian Dystopia puisque le groupe londonien joue bien du brutal death…core ! Attendez, ne partez pas, c’est du deathcore ok, mais du bon !

Anopheli – A Hunger Rarely Sated

Tout jeune groupe partagé entre Grande-Bretagne et États-Unis (entre Londres et Oakland plus précisément), Anopheli comprend en son sein la crème du crust/doom (& more) de ces dernières années, à savoir des (ex et actuels) membres de Fall Of Efrafa, Light Bearer, Momentum, Carnist et Monuments Collapse.

Fórn – The Departure Of Consciousness

Fórn est un jeune groupe de Boston dont la passion est de plomber l’ambiance. Non pas en racontant des blagues racistes lors d’un diner de famille (quoique ça on n’en sait rien), mais en essayant de jouer la musique la plus lourdement malsaine qui soit. Faisant suite à un EP éponyme sorti l’an dernier, le groupe revient avec The Departure Of Consciousness, soit un amalgame cradingue de sludge, doom agrémenté d’une lichette de black metal.