metal/hardcore

Weekend Nachos – Still

Mine de rien, Weekend Nachos creuse son sillon au sein de la scène hardcore ricaine. Posté sur le versant extrême du genre (celui influencé par le grind, le crust et le powerviolence), le combo originaire de Chicago ne bouscule pas trop ses habitudes perçues lors de ses précédentes livraisons, mais les fait évoluer tranquillement vers quelque chose d’un peu plus digeste…

All Pigs Must Die – Silencer

Non rassurez-vous, All Pigs Must Die ne sort pas déjà un nouvel album ! Silencer est en fait un 7″ sorti très peu de temps avant Nothing Violates This Nature que j’ai chroniqué cet été (et qui squatte toujours ma platine régulièrement, mine de rien !).

Brotherhood of the Lake – Desperation is the English Way Vol.2

Voilà le genre d’album qui aurait pu me faire dire en guise de conclusion que « Brotherhood of the Lake passe du statut d’espoir à celui de confirmation de laquelle on attend des nouvelles asap ». J’aurais bien voulu en effet, mais la fraternité s’est malheureusement rompue il y a quelques petites semaines, laissant derrière elle trois excellents albums et un split avec les non moins excellents Hang the Bastard.

Elizabeth – Insomnia

Un peu plus d’un an après When Vultures Land, revoici les suisses d’Elizabeth armés d’un nouvel EP. Avec le recul et après une nouvelle écoute de ce premier album, je trouve que j’ai été un peu trop dur avec le groupe à leur reprocher leurs ressemblances avec d’autres groupes (Converge en tête). Le fait que les influences soient palpables n’empêche pourtant pas cet album d’être un très bon premier essai.

Morse – Beliefs Destroyer

Sans parler d’effet de mode, les animaux ont régulièrement été des sources d’inspiration pour les groupes. Après la tendance des loups ou des cerfs, voici celle des morses. Car bizarrement, deux groupes ont décidé de prendre ce même patronyme plus ou moins en même temps (il y a une paire d’années), l’un à Lille, l’autre à Montpellier. Ainsi le Mörse lillois a opté pour un tréma (ça aide bien pour les différencier) et un punk hardcore chanté en français tandis que les montpelliérains ont eux choisi l’attaque frontale bien lourde. Ce sont ces derniers qui nous intéressent aujourd’hui.

Doomriders – Grand Blood

En attendant qu’un nouvel album de Converge arrive, ses membres font avancer leurs projets parallèles chacun de leur côté. Ben Koller vient de sortir de nouveaux All Pigs Must Die et Mutoid Man, Kurt Ballou a produit un bon paquet des albums marquants de l’année (Nails, Modern Life is War, Skeletonwitch ou… All Pigs Must Die ET Doomriders), Jacob Bannon, plus discret, dessine/écrit dans son coin et enfin Nate Newton, le bassiste, sort un troisième album avec Doomriders.

Vorvaň – In Gloom

Originaire de Moscou, Vorvaň (mot qui signifie « cachalot ») fait partie de cette nouvelle génération de groupes russes qui, à l’instar de For.You.Earth, Equal Minds Theory ou encore Follow The White Rabbit (que mon collègue Drommk avait chroniqué en ces pages), mériteraient un peu plus d’exposition de ce côté du Caucase. Déjà auteur d’un EP et d’un split avec The Chains, le groupe sort un nouvel EP qui, comme son titre l’indique (In Gloom), est baigné d’une atmosphère générale bien sombre.

Lodges – Walking On Hands and Knees

C’est avec surprise que l’on a appris il y a quelques mois le split de Donkey Punch, groupe parisien très prometteur auteur il y a deux ans de Middle Class, premier album ravageur. Mais que l’on se rassure, en fait de split il s’agit seulement d’un changement de nom (le line-up restant le même) dû à un léger virage musical.

Humanity’s Last Breath – S/T

« Le dernier souffle de l’humanité », tout un programme ! Derrière ce patronyme pas piqué des hannetons se cache un jeune groupe suédois ayant sorti auparavant deux EPs: Reanimated By Hate en 2009 et Structures Collapse en 2011. Peu d’évolution entre ces derniers et ce premier album éponyme, Humanity’s Last Breath évolue dans une mixture de deathcore et de djent mais avec un son beaucoup plus massif désormais.

Anorak – Go Up In Smoke

C’est en train de devenir un rituel : tous les deux ans, un nouvel Anorak dans tes oreilles, une nouvelle claque dans ta tronche. Go Up In Smoke – c’est le nom de leur dernière branlée bisannuelle – ne va pas prendre les fidèles à contre-pied. L’identité du groupe est tellement forte que l’innovation est superflue, et même si l’on a deux trois tentatives ici et là, la démarche reste identique : accélérations grindisantes épileptiques, lourdes et courtes respirations puis grosses montées qui prennent aux tripes. Le tout blindé de rythmes saccadés, assez complexes pour être stimulants, assez carrés [...]