metal/hardcore

Doomriders – Grand Blood

En attendant qu’un nouvel album de Converge arrive, ses membres font avancer leurs projets parallèles chacun de leur côté. Ben Koller vient de sortir de nouveaux All Pigs Must Die et Mutoid Man, Kurt Ballou a produit un bon paquet des albums marquants de l’année (Nails, Modern Life is War, Skeletonwitch ou… All Pigs Must Die ET Doomriders), Jacob Bannon, plus discret, dessine/écrit dans son coin et enfin Nate Newton, le bassiste, sort un troisième album avec Doomriders.

Vorvaň – In Gloom

Originaire de Moscou, Vorvaň (mot qui signifie « cachalot ») fait partie de cette nouvelle génération de groupes russes qui, à l’instar de For.You.Earth, Equal Minds Theory ou encore Follow The White Rabbit (que mon collègue Drommk avait chroniqué en ces pages), mériteraient un peu plus d’exposition de ce côté du Caucase. Déjà auteur d’un EP et d’un split avec The Chains, le groupe sort un nouvel EP qui, comme son titre l’indique (In Gloom), est baigné d’une atmosphère générale bien sombre.

Lodges – Walking On Hands and Knees

C’est avec surprise que l’on a appris il y a quelques mois le split de Donkey Punch, groupe parisien très prometteur auteur il y a deux ans de Middle Class, premier album ravageur. Mais que l’on se rassure, en fait de split il s’agit seulement d’un changement de nom (le line-up restant le même) dû à un léger virage musical.

Humanity’s Last Breath – S/T

« Le dernier souffle de l’humanité », tout un programme ! Derrière ce patronyme pas piqué des hannetons se cache un jeune groupe suédois ayant sorti auparavant deux EPs: Reanimated By Hate en 2009 et Structures Collapse en 2011. Peu d’évolution entre ces derniers et ce premier album éponyme, Humanity’s Last Breath évolue dans une mixture de deathcore et de djent mais avec un son beaucoup plus massif désormais.

Anorak – Go Up In Smoke

C’est en train de devenir un rituel : tous les deux ans, un nouvel Anorak dans tes oreilles, une nouvelle claque dans ta tronche. Go Up In Smoke – c’est le nom de leur dernière branlée bisannuelle – ne va pas prendre les fidèles à contre-pied. L’identité du groupe est tellement forte que l’innovation est superflue, et même si l’on a deux trois tentatives ici et là, la démarche reste identique : accélérations grindisantes épileptiques, lourdes et courtes respirations puis grosses montées qui prennent aux tripes. Le tout blindé de rythmes saccadés, assez complexes pour être stimulants, assez carrés [...]

Pariso – Consanguinity

Mine de rien, cela fait quelques années qu’on suit les londoniens de Pariso. De leurs débuts avec le split avec les trop méconnus We’ll Die Smiling (2010, le groupe possédait encore un prénom à l’époque, Betty – celui d’une bodybuildeuse) en passant par leur fabuleux Sooner Significant Other (2011, l’une des premières sorties Throatruiner), les anglais avaient su alors proposer un hardcore/punk bourré aux amphets et très inspiré. Le groupe a ensuite multiplié les sorties, notamment en 2012 avec pas moins de quatre albums (EP, single, discographie et surtout Nothing Beyond Everything After, second album certes énergique mais tout [...]

Dead In The Dirt – The Blind Hole

Après deux EPs particulièrement prometteurs, les crusty-grindeux Dead in the Dirt passent au long format avec The Blind Hole, reprenant leur processus de lattage intensif là où ils l’avaient laissé, en 22 titres pour même pas 24 minutes cette fois.

The Rodeo Idiot Engine – Consequences

Il y a deux ans, The Rodeo Idiot Engine nous avait infligé une sacrée torgnole avec Fools Will Crush The Crown, ouragan mathcore à la violence maitrisée et oppressante (confirmation lors d’excellentes prestations live). Deux ans après, Consequences marque le retour aux affaires des basques, entourés cette fois par le très « bankable » Amaury Sauvé (Birds in Row, As We Draw et la majorité du catalogue Throatruiner) à la production. Conséquences: un nouvel album tout aussi puissant et inspiré ?

Reproacher – Nothing To Save

Si récemment je n’avais pas tari d’éloges concernant le dernier album de Globe and Beast, on va pouvoir remettre ça avec ce Nothing To Save, second album des brutaux sludgecoreux du Wyoming: Reproacher. En effet, malgré leurs différences géographiques, les deux groupes présentent pas mal de similitudes, notamment un goût prononcé pour le riff parpaing et le pilonnage quasi continu de nos esgourdes.

Death Engine – Amen

Tout jeune trio originaire de Lorient, Death Engine est parti pour tirer son épingle du jeu au sein du giron du (post)hardcore/noise français. Pour ce faire, le groupe a eu deux bonnes idées: la première de signer chez Throatruiner (entre autres), bannière qui assure qualité et exposition, et la seconde de se faire enregistrer par Amaury Sauvé, maitre es destruction sonore.