Styles

Kerretta – Pirohia

Trois ans après l’excellent Saansilo que j’avais encensé en ces pages, Kerretta nous revient enfin avec une suite intitulée Pirohia, soient huit nouveaux titres instrumentaux comprenant la finesse du post-rock couplée à la puissance du post-hardcore, bref, tout à fait ce que l’on connaissait déjà de ce trio néozélandais.

Ritual Howls – Turkish Leather

Ritual Howls est un trio originaire de Detroit qui propose un melting pot d’influences tout à fait savoureuses et habilement assimilées.
Proposant 8 titres sombres, incantatoires, le groupe donne dans un post-punk à synthé avec une boite à rythmes qui donne la cadence (majoritairement mid-tempo) tandis que la basse vrombissante de Ben Saginaw, élément essentiel du dispositif, se cale en arrière-plan et qu’une guitare cristalline rappelle par moments un the XX décharné (flagrant sur l’excellent « Helm ») voire un True Widow pour ses accents americana (« The Taste of You »).

Veilburner – The Three Lightbearers

Veilburner est un jeune projet monté du côté de la Pennsylvanie par deux mecs aux pseudos évocateurs: Chrisom Infernium (chant) et Mephisto Deletorio (tout le reste), avec de tels pseudos, nul doute permis, nous sommes dans le metal extrême. Bingo ! The Three Lightbearers nous plonge dans un univers death/black très alambiqué, aux attaques tantôt très techniques, tantôt plus portées sur les ambiances.

Cruel Hand – The Negatives

Après quatre ans de silence, Cruel Hand est de retour avec un album au titre semblant prévenir de son contenu. The Negatives est en effet un nouveau départ pour le groupe de Portland, parti de Bridge Nine pour Hopeless Records et révolutionnant son hardcore métallique d’antan en y incorporant plein de mélodies punk voire grunge. Bref, de quoi choquer sa fanbase et même risquer de la perdre ?

SBTRKT – Wonder Where We Land

Comme je l’avais pressenti lors de ma chronique de Transitions, cet EP ne marquait là qu’un exercice de style pour SBTRKT. Wonder Where We Land marque en effet le retour des featurings, invités à poser leurs voix sur les pistes sonores composées par Aaron Jerome. De ce fait, ce nouvel opus se dévoile quelque part entre les deux visages du personnage…

Graf Orlock – Trailer

Bonne nouvelle, les dingos Graf Orlock et leur « cinema grind » sont de retour ! Mauvaise nouvelle, il ne s’agit que d’un Trailer ! En effet, seulement trois titres à se mettre sous la dent aujourd’hui, mais bon comme tout Trailer qui se respecte, un film entier devrait suivre, non ? (C’est bien ça et ça s’appellera Crime Traveller).

Gnarwolves – S/T

Après avoir compilé ses trois EPs sur The Chronicles Of Gnarnia, Gnarwolves débute un nouveau cycle en livrant un premier long format éponyme. 10 nouveaux titres poursuivant la perpétuelle quête de fun du trio keupon de Brighton.

Slipknot – .5: the Gray Chapter

Elles sont étonnantes les réactions que suscite ce nouvel album des masqués de Des Moines… Ou plutôt elles montrent bien que le metalleux moyen reste décidément aveuglé par sa haine historique de Slipknot. Trop néo métal et jumpisant sur ces deux premiers albums, le groupe est devenu depuis deux albums trop mou et mélodique. Bref, jamais au rendez-vous des attentes.

Fartbarf – Dirty Power

Originaire de Los Angeles, Fartbarf (quel nom, mes aïeux !) est un trio n’ayant pas vraiment la gueule de l’emploi. Officiant grimés avec des masques d’hommes préhistoriques plutôt dégueulasses ainsi que des combinaisons blanches (souvent estampillées NASA), le groupe aurait pu nous la jouer metal façon Slipknot mais non, ce serait plutôt du côté de Daft Punk qu’il faudrait aller voir (une autre comparaison de masqués).