Styles

Antemasque – S/T

Un putain d’album de rock jouissif, voilà ce que nous proposent Antemasque. On pourrait se contenter de ça et ne pas évoquer qui se cache derrière le groupe, mais il paraît tout de même difficile de faire abstraction du fait qu’Antemasque marque le retour des deux chevelus de Mars Volta, Cedric Bixler et Omar Rodriguez, accompagnés de leur lieutenant Dave Elitch (batterie) et épaulés (ponctuellement seulement semble-t-il) par Flea des Red Hot Chili Peppers.

Bongripper – Miserable

Utilisée en médecine, popularisée par le québecois Messmer, l’hypnose semble avoir sacrément la cote en ce moment. Depuis sa formation en 2005, Bongripper s’emploie aussi à participer au mouvement grâce à sa musique aux confluents du stoner, du sludge et du doom, le tout toujours complètement instrumental. Pour Miserable, son septième album déjà, (sans compter les splits et EPs), le quartet de Chicago reste fidèle à ses habitudes, jouant sur la lourdeur et n’ayant pas peur d’étirer ses morceaux en longueur afin de plonger l’auditeur dans une douce léthargie…

To The Wind – Block Out The Sun & Sleep

Il y a environ un an splittait à la surprise générale The Chariot. Ces derniers ont alors organisé une belle tournée d’adieux (US, bien entendu…), embarquant avec eux nos Birds In Row nationaux et To The Wind, formation originaire de Seattle ayant débuté ses activités en 2008.

Vermin Womb – Permanence

Les années passent, les groupes changent et l’histoire d’amour entre Ethan McCarthy et Throatruiner se poursuit. Un an après la sortie du premier Primitive Man et trois après le split de Clinging To The Trees of a Forest Fire avec Nesseria (puis le split du groupe tout court), voilà que le bonhomme fonde un nouveau groupe: Vermin Womb, dont le premier EP sonne tel un oppressant mélange de ses autres formations.

Cities Aviv – Come To Life

Cities Aviv est le projet de Gavin Mays, rappeur originaire de Memphis qui a vraiment à cœur de se distinguer de la scène hip hop actuelle. Pour son troisième album, notre gaillard poursuit donc dans l’expérimentation avec un goût immodéré pour les bidouillages sonores les plus perchés, histoire de donner un rendu unique à son hip hop.

Jack White – Lazaretto

Avant, je n’aimais pas Jack White. Malgré les conseils avisés de plusieurs de mes connaissances (dont certaines de bon goût, si, si), je n’avais pas accroché à son groupe The White Stripes. Tout juste reconnaissais-je au musicien d’avoir écrit l’un des riffs emblématiques des années 2000 avec « Seven Nation Army » et allez, je trouvais assez agréable l’écoute de Consolers of the Lonely, le second disque de son projet The Raconteurs, mais ça s’arrêtait là …

Nux Vomica – S/T

Formé à Baltimore et aujourd’hui basé à Portland, Nux Vomica distille son crust typique depuis une dizaine d’années dans une certaine confidentialité. Confidentialité de laquelle le groupe va pouvoir se sortir désormais grâce à sa signature chez un label référence: Relapse Records. Pourtant, pour son troisième album, le groupe a eu envie de voir plus loin que son crust homéopathique…

White Lung – Deep Fantasy

Punk’s not dead! En tout cas les canadiens de White Lung font ce qu’ils peuvent pour le démontrer, et ce Deep Fantasy (à la pochette très WTF) en est sans doute la meilleure illustration sonore. Après un sympathique Sorry qui donnait déjà le ton en 2012, le trio devenu quatuor (avec l’arrivée de la bassiste Hether Fortune) enfonce le clou et sort sans le moindre doute son meilleur album, un brûlot punk/indie imparable de la première à la dernière note.

ACxDC – Antichrist Demoncore

Petit à petit, ACxDC fait son nid. Le groupe de grindcore/powerviolence de Los Angeles (rien à voir avec un certain groupe australien avec un guitariste sapé en uniforme d’écolier, il y a un « x » en plus) donne enfin une suite à ses EPs He Had It Comin‘ (2005) et The Second Coming (2012), ainsi qu’à leur triple split en compagnie de Sex Prisoner et Magnum Force sorti l’an dernier.

Carnifex – Die Without Hope

Apparu il y a quelques années en pleine ascension du deathcore, Carnifex a, comme beaucoup de ses congénères, vu son intérêt décroitre au fil des sorties (quatre albums en cinq ans tout de même !). Sonnant de plus en plus générique donc de moins en moins intéressant, le groupe californien a donc (judicieusement) annoncé sa mise en pause en 2012. Une pause qui n’aura donc pas duré bien longtemps, même pas deux ans !