Styles

After The Burial – Wolves Within

Au fil des albums, After The Burial a su s’imposer au sein d’un style duquel on ne compte plus les nouveaux groupes ces derniers temps: le djent/metalcore rebaptisé sumeriancore. Parti à ses débuts d’un metalcore déjà technique mais plus commun, le quintet de Twin Cities, Minnesota, a connu quelques revirements d’effectif (deux fois de chanteur notamment) pour ensuite verser dans quelque chose de plus percutant et un poil progressif, et Wolves Within ne dérogera pas à cette règle…

In Solitude – Sister

Après avoir joué les premiers rôles dans le revival heavy à la Maiden/Mercyful Fate, voilà que les suédois de In Solitude semblent décider à insuffler une bonne dose de changement dans leur musique.
On aurait écouté en boucle The Mission, Sisters of Mercy voire Joy Division pendant les deux années qui séparent le très bon the World, the Flesh, the Devil de ce Sister fraîchement débarqué, que ça ne nous étonnerait qu’à moitié.

Fyrnask – Eldir Nótt

Derrière ce splendide artwork aux mille colombes s’ébattant gaiement (de quoi faire swinguer la culotte de Mireille Mathieu) se cache Eldir Nótt, second opus de Fyrnask, one-man band allemand mené par Fyrnd, mystérieuse entité ayant la volonté de faire coexister différents styles grâce à l’utilisation de divers instruments (traditionnels comme folkloriques)…

Tyler, The Creator – Wolf

Avril 2013, Tyler a vieilli. A 22 ans, il n’a plus envie de parler de viols et de mutilation. Ce qui le fait kiffer, c’est de parler de sa nouvelle situation, le pognon, la réussite, les relations amoureuses, des trucs de grand quoi. C’est qu’il s’en est passé des choses en quatre ans. Depuis 2009 et Bastard, le fondateur du désormais très rentable collectif/label Odd Future est passé du statut d’OVNI un peu taré du hip hop californien à celui de star internationale qui brasse les biftons. Alors forcément, il ne peut plus vraiment parler des mêmes choses qu’avant.

Jack The Stripper – Raw Nerve

Jack The Stripper aura mis le temps pour donner une suite à son Black Annis. Quatre ans exactement. Le groupe originaire de Melbourne officie dans un mathcore bien lourd, un peu comme si The Chariot ou The Dillinger Escape Plan s’étaient affublés d’un son métallique tout ce qu’il y a de plus pesant.

The Armed – split avec Tharsis They

The Armed est un groupe décidément trop confidentiel. Ce groupe à la discographie irréprochable (gracieusement offerte au téléchargement libre sur leur Bandcamp) mériterait vraiment de connaitre un destin à la Dillinger Escape Plan ou Converge. Chaotique (mais pas trop) et mélodique (mais pas trop), le groupe de Detroit revient cette fois dans un split avec Tharsis They, autre valeur montante du mathcore « made in Michigan ».

Disfiguring The Goddess – Deprive/Black Earth Child

Cameron Argon (aka Big Chocolate) aime voir les choses en grand. Seul à la barque de Disfiguring The Goddess, le voilà sortant non pas un mais deux albums en même temps ! Allant sortir seulement Deprive dans un premier temps, il décide de sortir Black Earth Child en même temps, on obtient donc deux albums complémentaires (aux artworks bien classes) pour une double-dose de brOOtalité !

Breakdown Of Sanity – Perception

Réfractaires au metalcore, vous pouvez passer votre chemin ! En effet, Breakdown of Sanity est un groupe accumulant tous les poncifs du genre. Comme leur nom l’indique, le breakdown occupe une place privilégiée dans la musique des suisses au profit d’un metalcore tout ce qu’il y a de plus générique au premier abord. Et pourtant…

So Hideous – Last Poem/First Light

Black metal is the new emo? La démocratisation du black metal est aujourd’hui en effet en cours au pays de l’Oncle Sam. La récente portée aux nues du dernier album de Deafheaven par la presse, même généraliste, en est la preuve. Une quasi unanimité critique qui semble avoir inspiré les new-yorkais de So Hideous (ex So Hideous, My Love) et leur troisième EP Last Poem/First Light.

Imperial Triumphant – Goliath

Derrière cet éléphant-guillotine (cover tirée d’une gravure d’Emile Bayard) se planque l’une des sensations black metal US actuelles. La citation de Metalsucks présente sur la page Bandcamp du groupe est d’ailleurs on ne peut plus élogieuse: en français ça donne « New York tient enfin son groupe de black metal français à lui ». Mais à quel groupe bien de chez nous pensent-ils donc ?