pop/folk

Saves The Day – 9

Groupe fondateur du mouvement emo premier du nom, Saves The Day est né en 1998 et ne compte désormais que Chris Conley (chant/basse) comme membre fondateur. Sortant après un hiatus de cinq ans, 9 est comme il se nomme, le neuvième album du groupe, un album qui tend à faire comme dans le temps, distiller des émotions sur un rock aussi mélancolique qu’énergique.

Hellions – Rue

Peu convaincu par leur Opera Oblivia sorti il y a de ça deux ans, c’est un peu réticent que j’ai tenté l’écoute de son successeur nommé Rue, en espérant que Hellions ne le soit pas (à la rue, désolé). Non sans rire, cet album est franchement plus intéressant, sans trop modifier son style fait « post-hardcore à l’australienne » et de refrains fédérateurs, le groupe de Sydney est parvenu à moins se disperser et signe un espèce de concept-album aux mélodies simplement irrésistibles.

Metric – Art of Doubt

Desservi par sa pochette franchement simpliste et moche, voilà pourtant un album qui s’est imposé chez moi au fil des semaines comme un indispensable de l’année, l’air de rien, grâce à une surprenante longueur en bouche (en oreilles plutôt). Entendez par là que cet album qu’on écoute d’abord distraitement sans plus d’enthousiasme, révèle au bout de quelques écoutes sa profondeur, que les écoutes successives ne font que confirmer pour au final aboutir à une sévère addiction.

Faanefjell – Dovrefall

Le mélange entre folk, viking et black metal est souvent un piège, la scène dite pagan ayant connu une certaine hype il y a quelques années nous gratifiant de groupes plutôt festifs tels que Finntroll, Trollfest et autres Korpiklaani, rameutant en festival de nombreux gueux descendant des bières dans leurs cornes en plastique. Une exposition (et un succès) ne permettant pas vraiment de distinguer les groupes à la musique plus « sérieuse ». Faanefjell appartient à cette catégorie, s’affirmant davantage comme des héritiers de Windir.

VOLA – Applause of a Distant Crowd

C’est peu dire qu’Inmazes, le premier album des danois de VOLA, chroniqué dans ces pages m’avait complètement convaincu, l’idée réjouissante de partir de riffs meshuggiens pour proposer une musique mélodique et presque pop aussi casse-gueule qu’elle pouvait sembler sur le papier, était au final brillamment exécutée à l’arrivée et l’album se classait à l’époque sans peine dans les meilleurs albums de l’année. L’album, d’abord sorti en autoproduction avait été ressorti et distribué de façon plus large par le label Mascot Records, également à la manœuvre pour la sortie de ce deuxième album paré d’une très belle et lumineuse pochette, [...]

SKÁLD – S/T

Comme son nom ne l’indique pas, SKÁLD est un tout jeune projet franco-finlandais monté par trois musiciens venant d’univers musicaux variés: Pierrick Valence, Justine Galmiche et Mattjö Haussy. Sur ce premier EP, le trio s’attaque à la mythologie nordique, photos-promo avec cornes et boucliers de rigueur et chant en vieux-norrois.

Lack The Low – One Eye Closed

Art As Catharsis n’a pas son pareil pour nous dénicher des perles lointaines. Habituellement cantonné au monde du rock/metal à incartades expérimentales voire jazz, on n’attendait pas le label à étendre ses activités du côté de Lack The Low. Ce projet de la multi-instrumentiste Kat Hunter s’oriente en effet vers une pop pas si évidente, mélangeant orchestrations originales et expérimentations singulières.

Press To MECO – Here’s To The Fatigue

Après Good Intent (2015), voici un second album pour Press To MECO, groupe britannique ayant mis deux ans pour composer et mettre en boite ce Here’s To The Fatigue. Pour l’occasion, le groupe basé au sud de Londres est parvenu à signer sur un label dont j’ignorais l’existence: Marshall Records, oui bien le Marshall des amplis qui élargit ses activités, on peut donc s’attendre à du gros son qui crache sortant des enceintes. On peut confirmer cela du côté de la production, dont s’est occupé un certain Machine (Clutch, Lamb Of God…) qui a façonné un son très « metal » [...]

Panopticon – The Scars Of Man On The Once Nameless Wilderness (I and II)

Pour qui ne le saurait pas encore, Panopticon est le projet d’un mec nommé Austin Lunn produisant sa musique seul chez lui. Autrefois dans le Kentucky, désormais établi dans le Minnesota, le gaillard aura attendu un peu plus de trois ans (bien qu’il y ait eu un split et un single entre-temps) pour sortir The Scars Of Man On The Nameless Wilderness, double-album de 18 (!) titres pour plus de deux heures de musique, on comprend un peu mieux les délais un peu prolongés. Toujours dédié à la nature et à la spiritualité, son black metal mâtiné de folk [...]

Primordial – Exile Amongst the Ruins

On ne va pas se mentir : on sait tous que To the Nameless Dead sorti en 2007 par les irlandais de Primordial, est et restera probablement leur magnum opus (certains citeront The Gathering Wilderness, ce que je ne peux cautionner et à titre personnel si match il y a ce serait avec le monstrueux Spirit the Earth Aflame). Un album d’une rare intensité, mélodique, épique et beau à pleurer un poing levé, et la main sur le coeur.