post hardcore/sludge

Moloch – Love Songs

Très productif ces dernières années, Moloch s’est surtout signalé par ses très nombreux splits sortis avec des groupes évoluant autour de la scène sludge/hardcore, avec parmi eux quelques pointures telles que Thou, Rot In Hell ou encore Cloud Rat. Faisant suite à A Bad Place, très bon premier LP sorti l’an dernier, ce nouvel EP aurait pu sortir en collaboration avec un autre groupe, sauf que les anglais ont décidé de la jouer perso afin de délivrer deux histoires d’amour rimant forcément avec violence et douleur.

Membrane – Burn Your Bridges

Comme la coupe du monde de foot, c’est tous les quatre ans que l’on prend rendez-vous avec Membrane pour un nouveau long-format. Entre-temps, le groupe de Vesoul n’aura pas chômé, ayant sorti en 2017 un live et un EP (Erase). Le trio n’a pas trop touché à sa recette depuis presque vingt ans, à savoir un mélange de noise et de post-hardcore (voire de post-metal), et montre avec ce Burn Your Bridges qu’il sait y faire pour installer un climat aussi tendu que mélancolique.

Barque – Pyre Builders

Un peu plus de deux ans après la très bonne découverte Coffin Cutters, les lillois de Barque se remettent à l’eau avec ce Pyre Builders, nouvel EP mettant une fois de plus à contribution de nombreux labels internationaux (ils sont cette fois au nombre de douze !). Leur mélange de hardcore à tendance dark, chaotique et très émotionnelle (tout ça à la fois) n’a pas foncièrement changé, pour notre plus grand bonheur !

Minors – Abject Bodies

Un peu plus d’un an après l’excellent Atrophy, les canadiens de Minors font leur retour, toujours chez Holy Roar Records, toujours aussi énervé ! Abject Bodies en est un solide successeur, mélangeant peut-être un peu plus de courants énervés pour une alchimie fatale !

Rosetta – Sower Of Wind

Après une grosse tournée suite à Utopioid (2017), Rosetta a semble-t-il ressenti le besoin de souffler un peu, surtout son vocaliste Mike Armine qui se taira totalement le temps de ce Sower Of Wind. Faux ! Car cet EP quatre-titres contient en réalité des chutes non-utilisées de cet album. Il nous ramène donc du côté ambient qu’affectionne le groupe de Philadelphie depuis leurs débuts, plus précisément celui du second CD de The Gallilean Satellites (vous savez, celui qui peut s’écouter en simultané avec le CD1, qui lui est post-metal).

Fange – Punir

Après nous avoir gratifié d’artworks morbides mais laissant faire l’imagination sur Purge (2014) puis sur Pourrissoir (2017), Fange passe au concret avec celui de Punir, qu’on pourrait qualifier de « mort-bide » cette fois. La représentation de ce gars décapité s’étant lui-même éviscéré repousse autant qu’il intrigue. Et si avec ce gros indice graphique, on s’attendait à ce que les limites audibles soient à nouveau repoussées, Fange surprend avec sa nouvelle approche…

Downfall Of Gaia – Ethic Of Radical Finitude

La scène post-black/sludge/post-metal/etc. est l’une des plus prolifiques de ces dernières années, au point où chaque mois tu découvres un nouveau groupe qui vient tenter de se forger une identité à partir d’une recette vue et revue. Sur la scène depuis déjà un paquet d’années, Downfall Of Gaia est apparu plus ou moins au début de cette mode il y a neuf ans avec l’excellent Epos avant de tailler sa route comme il l’entendait, se surpassant album après album. Ethic Of Radical Finitude, sixième sortie des allemands, débarque donc au milieu d’une masse d’albums plus ou moins similaires, et se [...]

Castor’s Hollow – Shape And Void

Formé en 2011 en Pennsylvanie, Castor’s Hollow a ensuite un peu pris son temps, ne sortant qu’un EP et deux singles avant de passer aux choses sérieuses. Des choses sérieuses qui sont donc ce premier album Shape And Void, rencontre de chaos, de violence et d’émotions à vif. Récupérant le son post-hardcore à forte tendance metalcore du début des années 2000 (avant la grosse vague qui a suivi), le groupe, comptant en ses rangs le batteur des fabuleux Dionaea, signe un premier album très solide.