post hardcore/sludge

Loimann – A Voluntary Lack Of Wisdom

Formé en Italie en 2001, Loimann est un trio jouant un stoner metal au son bien gras, bien enrobé dans son fuzz, mais parsemé de touches externes, venant principalement du post-metal. Une révolution dans leur son puisque le groupe jouait auparavant dans une optique davantage « desert rock » avec un clavier. Nulle touche de clavier sur A Voluntary Lack Of Wisdom, troisième album sortant après quatre ans de silence (faisant suite à leur album de 2014, Drowning Merged Tantras) et un songwriting axé tant sur la rugosité que sur l’efficacité.

Live-report – Silent Planet/Acres/Comrades

Concert au Rock Café (Prague) le 10/12/2018:
Trois ans après mon premier live-report à Prague (celui d’In Hearts Wake), voilà que j’ai revécu le léger sentiment de gêne qui vient lors de la réalisation que ton nom n’est pas sur la guestlist. Non pas que je sois un énorme fan de Silent Planet (cf. ma chronique de leur album), ni d’Acres que j’avais pu voir il y a quelques mois avec Paerish, c’était surtout Comrades, groupe survolé rapidement avant de venir qui avait suscité mon intérêt. Bref, après une petite honte devant la fille de l’entrée, je suis [...]

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

The Great Sabatini – Goodbye Audio

Quatre ans après Dog Years, le quartet québécois The Great Sabatini fait son retour, en autoproduction cette fois. Le groupe montréalais montre ici une nouvelle fois au travers ce nouvel album son amour immodéré pour les années 90, principalement du côté noise de la force.

Hellions – Rue

Peu convaincu par leur Opera Oblivia sorti il y a de ça deux ans, c’est un peu réticent que j’ai tenté l’écoute de son successeur nommé Rue, en espérant que Hellions ne le soit pas (à la rue, désolé). Non sans rire, cet album est franchement plus intéressant, sans trop modifier son style fait « post-hardcore à l’australienne » et de refrains fédérateurs, le groupe de Sydney est parvenu à moins se disperser et signe un espèce de concept-album aux mélodies simplement irrésistibles.

U-Foes – Whiteout

Fondé en 2009 par d’ex et actuels membres de The Lionheart Brothers, Jagga Jazzist ou encore Silence The Foe, U-Foes est donc un (faux) jeune groupe de gars déjà bien établis dans la scène hardcore/rock’n roll norvégienne. Cependant U-Foes entend bien se distinguer des autres groupes de ses membres en proposant une formule très alléchante: « Comme si Melvins, Torche et Slayer, bourrés à l’absinthe, avaient un bâtard et l’abandonnaient en forêt pour qu’il y meure ». Le ton est donné, et ce n’est pas vraiment ce à quoi on pouvait s’attendre !

Demande à la poussière – S/T

Tirant son nom du best-seller de John Fante, Demande à la poussière est un jeune groupe parisien monté l’an dernier autour de Jeff Grimal (ex The Great Old Ones). Ce dernier a réuni autour de lui des musiciens au background divers puisque l’on retrouve des gens qui sont ou ont été dans Omrade, No Return ou encore Würm. Signé sur Argonauta Records (qui se fait mine de rien un catalogue de qualité), le groupe délivre un premier album très dense d’un black metal infusé de différents genres annexes et intégralement chanté en français.

Un – Sentiment

Il y a des groupes qui recherchent des noms compliqués, très recherchés puis il y a des groupes comme Un, prenant un nom ultra basique, bien relou si tu dois en chercher des infos sur Google (surtout quand l’album s’appelle Sentiment, il y a bien moyen de tomber sur des skyblogs). Sentiment est donc le second album de ces doomeux de Seattle après le très bon The Tomb Of All Things (2015), nouveau mélange subtil de funeral doom et de sludge/post-metal peignant sur ces quatre monolithes des nuances de noir qui voient parfois quelques éclaircies mélodiques.