post hardcore/sludge

We Never Learned To Live – Silently, I Threw Them Skyward

Originaire de Brighton, We Never Learned To Live est un groupe annonçant jouer du « post-rock inspiré par la misère cathartique ». Même si « rock » serait à remplacer par « hardcore », les anglais œuvrent en effet dans un rock émotionnel mené par Sean Mahon, chanteur qui ne se contente désormais plus de hurler mais qui se risque parfois au chant clair… on peut dire avec le même succès car tout aussi empreint de fragilité.

Enabler – Fail To Feel Safe

Si vous avez un peu suivi les news spécialisées ces dernières semaines, vous êtes sûrement au courant de ce qui secoue en ce moment Enabler. Si ce n’est pas le cas, sachez que le groupe de Milwaukee est en ce moment en stand-by suite aux révélations faites par Amanda Daniels, la bassiste du groupe. Celle-ci a en effet accusé Jeff Lohrber, guitariste/chanteur (et leader) du groupe, et son compagnon jusqu’à récemment, de viol. Alors que ce dernier a tout démenti dans un communiqué, le batteur s’est rangé derrière les dires de sa bassiste et a donc claqué la porte [...]

Ambassador Gun – Tomb Of Broken Sleep

Après le très bon Golden Eagle (2012), le trio de grindeux du Minnesota Ambassador Gun remet le couvert avec Tomb Of Broken Sleep. C’est simple, ce troisième album reprend globalement les mêmes éléments qu’on avait pu percevoir auparavant – brutalité à vitesse supersonique alliée à une belle densité riffique et un sens mélodique qui accroche un minimum – mais y ajoute des éléments venus d’autres styles histoire de ne pas sonner trop redondant.

Immortal Bird – Empress/Abscess

Originaire de Chicago, Immortal Bird est un jeune groupe ayant sorti un EP en 2013 (Akrasia, mixé par un certain Kurt Ballou s’il vous plait !) avant de passer au long-format cette année avec ce Empress/Abscess. Influencé par bon nombres de styles issus du metal ou du hardcore, ce court album (cinq titres pour 31 minutes quand même, mixé par Colin Marston (Krallice, Behold… The Arctopus) cette fois, se révèle être une sacrée bonne surprise !

Bosse-De-Nage – All Fours

Originaire de San Francisco, Bosse-De-Nage joue dans l’ombre depuis sa création il y a une dizaine d’années. Chiffrant ses démos comme ses albums (deux démos et trois albums avant celui-ci), le groupe a eu les projecteurs braqués sur lui grâce à un split avec l’un des groupes les plus en vue ces dernières années: Deafheaven. Sensiblement dans la même veine que ces derniers, c’est donc auréolés d’une nouvelle « notoriété » grâce à cette exposition (entre guillemets hein) que sort All Fours, leur bien nommé quatrième album.

Funerary – Starless Aeon

Sorti une première fois l’année dernière, Starless Aeon, premier album de Funerary, se voit réédité par le très bon label (je le dis à chaque fois désolé mais c’est un fait, rien n’est à jeter chez eux !) Sentient Ruin Laboratories. N’ayant jamais entendu parler de ce groupe originaire de l’Arizona, je m’attendais tout de même à du lourd et sale au vu du label, une fois de plus il n’y a pas de tromperie sur la marchandise !

Earthmother – S/T

« Hé les copains, ça vous dit de monter un groupe de black metal ?
– Ah nan, moi je veux faire du postcore bien lourd !
– Moi je veux faire du hardcore tout court !
– Moi du shoegaze !
– Heu, ça vous dit pas plutôt de faire du Katatonia ?
Bon bah ok, on a qu’à faire un mélange de tout ça ! »
Et c’est ainsi que naquit Earthmother, groupe de Floride qui a eu semble-t-il un peu de mal à se décider sur sa direction musicale…

Nights Like These – Old Youth Culture

Après huit ans de silence, Nights Like These revient aux affaires suite à la fin de son contrat avec Victory Records et l’auto-sabordage d’un nouveau projet qui aurait dû s’appeler Panther Piss. Après quelques années de hiatus et un retour en 2013, le groupe de Memphis est désormais seul à la manœuvre pour produire ce troisième album intitulé Old Youth Culture.

Cult Leader – Useless Animal

Après une première branlée aussi brutale qu’instantanée, Cult Leader revient enfin armé d’une suite toute aussi énervée. Malheureusement le constat est identique : comme son prédécesseur, Useless Animal n’est qu’un EP ! Les anciens Gaza nous laissent une nouvelle fois sur notre faim avec ces trois titres (seulement !), mais ces fainéants savent comment maintenir en haleine !