post hardcore/sludge

Plebeian Grandstand – False Highs, True Lows

Si Lowgazers (2014) avait mis du temps pour me convaincre, la bascule du hardcore chaotique vers le black metal ayant rendu le second album de Plebeian Grandstand bien difficile à apprivoiser, ce False Highs, True Lows poursuit deux ans plus tard cette exploration de « l’art noir » en occultant (presque) tout son passif hardcore. Une suite de l’évolution des toulousains les plaçant désormais en tête de gondole du black metal made in France.

Arms Of Ra – Cure

Après de très bons débuts (une démo éponyme et un EP, Unnamed), les parisiens d’Arms Of Ra ont pris une pause de quasiment quatre ans, la faute notamment à l’exil de l’autre côté de la Manche de son chanteur (qu’on connait bien par ici puisqu’il s’agit de Mathieu aka Hororo, ancien chroniqueur chez nous, officiant d’ailleurs aussi chez Nekkral). Un silence peut-être salutaire pour un retour des plus fracassants !

Agoraphobic Nosebleed – Arc

Déjà sept ans qu’Agorapocalypse est sorti, premier album sur lequel apparaissait Kat Katz, demoiselle ayant rejoint les deux autres voix d’Agoraphobic Nosebleed, groupe au statut à part dans le petit monde du grindcore. Si le groupe s’est fait discret depuis (mis à part un split avec Despise You et A Jowful Noise, album de Noël très dispensable – tous deux sortis en 2011), c’est pour mieux revenir cette année avec ce très surprenant Arc.

Wake – Sowing The Seeds Of A Worthless Tomorrow

Cela faisait déjà cinq ans qu’on attendait des nouvelles de Wake en long-format. En effet, depuis 2011 et son Leeches, le groupe canadien (originaire de Calgary) n’a sorti que des splits, mais attention, des splits avec des groupes dignes d’intérêt: Dephosphorus, False, Rehashed et enfin Theories pour le dernier en date (2014). Des groupes aux styles oscillant principalement entre grind, powerviolence et black metal qui conviennent parfaitement à Wake, groupe œuvrant lui aussi à la croisée de ces genres.

Old Skin – Beneath The Trees

Il y a des décisions parfois incompréhensibles, celle d’Old Skin par exemple de cesser ses activités tout en sortant un premier album qui aurait pu les propulser dans une autre dimension… Formé en 2013 du côté de Manchester, Old Skin a en effet été l’une des dernières chouettes révélations de 2015 avec son Beneath The Trees. Deux ans d’existence et un feu d’artifice final du genre bien gras en guise de testament (car sorti en même temps que l’annonce de leur split)…

Love Sex Machine – Asexual Anger

Après quatre ans de silence radio, les nordistes de Love Sex Machine refont leur apparition au sein de l’écurie Throatruiner (en partenariat avec Lost Pilgrims) et cette longue période de gestation ne les a pas calmés, loin de là. Avec le recul, je me trouve un peu trop dur dans ma chronique de leur premier album sorti en 2012, peut-être trop engoncé dans un mélange de styles très « à la mode » à l’époque, quoi qu’il soit le groupe n’a pas tellement évolué depuis et poursuit son annihilation de toute âme pure grâce à son sludge de l’enfer !

Driftoff – Modern Fear

A force de tourner ensemble, les groupes arrivent à s’entendre tellement bien que parfois, leurs membres en viennent à se mélanger pour en former un nouveau. C’est ici le cas pour Driftoff qui est la réunion de membres de Rosetta, Junius, City Of Ships et Superblonde. Si la plupart d’entre eux ont leur groupe d’origine tournant autour du post-hardcore, on était loin de s’attendre à en trouver dans cette optique !

Harm Done – Abuse/Abused

Cela fait déjà une paire d’années qu’on suit Harm Done. Les nantais et leurs deux redoutables démos expéditives passent cette fois au long format, soient 17 titres pour une durée à peine plus élevée vu que la plupart d’entre eux tournent autour de la minute. Pas de changement par rapport à leurs précédentes sorties, au niveau des effectifs tout d’abord, comprenant des membres de Regarde Les Hommes Tomber, Direwolves ainsi que de Raw Justice, ni au niveau du son: une base powerviolence bien rugueuse agrémentée d’une lourdeur sludge histoire de caler un peu de pesanteur à l’ultra violence balancée [...]

Cult Of Luna / The Old Wind – Råångest EP

Mine de rien, ce sont deux monuments du postcore made in Sweden qui se rencontrent ici le temps de ce split intitulé Råångest. Si l’on ne présente plus Cult Of Luna, l’un des fers de lance du mouvement, The Old Wind est un peu moins exposé médiatiquement mais mérite qu’on se penche sur lui grâce à la présence de membres de Breach et de The Ocean.