post hardcore/sludge

The Great Sabatini – Goodbye Audio

Quatre ans après Dog Years, le quartet québécois The Great Sabatini fait son retour, en autoproduction cette fois. Le groupe montréalais montre ici une nouvelle fois au travers ce nouvel album son amour immodéré pour les années 90, principalement du côté noise de la force.

Hellions – Rue

Peu convaincu par leur Opera Oblivia sorti il y a de ça deux ans, c’est un peu réticent que j’ai tenté l’écoute de son successeur nommé Rue, en espérant que Hellions ne le soit pas (à la rue, désolé). Non sans rire, cet album est franchement plus intéressant, sans trop modifier son style fait « post-hardcore à l’australienne » et de refrains fédérateurs, le groupe de Sydney est parvenu à moins se disperser et signe un espèce de concept-album aux mélodies simplement irrésistibles.

U-Foes – Whiteout

Fondé en 2009 par d’ex et actuels membres de The Lionheart Brothers, Jagga Jazzist ou encore Silence The Foe, U-Foes est donc un (faux) jeune groupe de gars déjà bien établis dans la scène hardcore/rock’n roll norvégienne. Cependant U-Foes entend bien se distinguer des autres groupes de ses membres en proposant une formule très alléchante: « Comme si Melvins, Torche et Slayer, bourrés à l’absinthe, avaient un bâtard et l’abandonnaient en forêt pour qu’il y meure ». Le ton est donné, et ce n’est pas vraiment ce à quoi on pouvait s’attendre !

Demande à la poussière – S/T

Tirant son nom du best-seller de John Fante, Demande à la poussière est un jeune groupe parisien monté l’an dernier autour de Jeff Grimal (ex The Great Old Ones). Ce dernier a réuni autour de lui des musiciens au background divers puisque l’on retrouve des gens qui sont ou ont été dans Omrade, No Return ou encore Würm. Signé sur Argonauta Records (qui se fait mine de rien un catalogue de qualité), le groupe délivre un premier album très dense d’un black metal infusé de différents genres annexes et intégralement chanté en français.

Un – Sentiment

Il y a des groupes qui recherchent des noms compliqués, très recherchés puis il y a des groupes comme Un, prenant un nom ultra basique, bien relou si tu dois en chercher des infos sur Google (surtout quand l’album s’appelle Sentiment, il y a bien moyen de tomber sur des skyblogs). Sentiment est donc le second album de ces doomeux de Seattle après le très bon The Tomb Of All Things (2015), nouveau mélange subtil de funeral doom et de sludge/post-metal peignant sur ces quatre monolithes des nuances de noir qui voient parfois quelques éclaircies mélodiques.

Bonjour Tristesse – Your Ultimate Urban Nightmare

Bonjour Tristesse est un one-man band allemand, fan du best-seller de Françoise Sagan (on s’en doute), monté en 2008 par un certain Nathanael (ayant fait ses armes dans Agrypnie, Heretoir ou Thränenkind, qui a changé de nom l’an dernier en King Apathy). Le titre de l’album et son artwork en disent long sur son contenu: Your Ultimate Urban Nightmare traite donc du sentiment de dépression dans nos sociétés modernes industrielles, le tout sur fond de black metal.

Entropia – Vacuum

Ça démarre avec un long titre de 15 minutes, « Poison » qui joue sur la répétition, on y retrouve le côté psychédélique et même spatial, qu’on avait déjà goûté sur l’extraordinaire Ufonaut, mais on se demande d’abord si tout cela n’est pas un peu trop long… Et puis cette petite mélodie insidieuse s’ajoute à l’affaire quelques minutes avant la fin du morceau et marque les premiers points de la galette.

Vegan Fox – Vegetables

Les amateurs de calembours sont aux anges, l’image d’une Megan Fox devant une assiette de crudités ne veut déjà plus me quitter à la lecture du nom de ce jeune groupe originaire de Montpellier. Composé de membres de Quasar, Eight/Years et Weaksaw, le quartet ne fait pourtant pas vraiment rire quand on les écoute, basant son propos sur un crust hardcore bien énervé.