post-rock/math rock

The Album Leaf – Between Waves

Relapse a toujours été un label en marge, siège d’un maximum de groupes à fort statut depuis sa forte expansion dans les années 90/2000 au point de devenir une référence. L’éminent label a ces derniers temps fait pourtant preuve d’une étonnante ouverture d’esprit en signant des formations à mille lieues de leurs habitudes situées autour du metal et du hardcore, ainsi ont plus ou moins récemment rejoint leur roster des groupes comme les shoegazeux Nothing, les rétrofuturistes S.U.R.V.I.V.E. (la B.O de la série Stranger Things) ou les post-rockeux The Album Leaf qui nous intéressent aujourd’hui.

Mamiffer – The World Unseen

Depuis qu’il a stoppé les activités d’Isis, Aaron Turner ne reste pas sans rien faire et se montre très productif entre Sumac et Old Man Gloom. Mamiffer est l’un de ses autres projets et peut-être bien celui qui lui tient le plus à cœur étant donné que l’autre membre de ce projet est Faith Coloccia (House Of Low Culture, Everlovely Lightningheart, ex-Pyramids), qui n’est autre que sa compagne. The World Unseen est le quatrième album du duo, oscillant entre atmosphères minimales glaciales et nappes chaudes dans lesquelles se lover confortablement.

Gates – Parallel Lives

Formé en 2011 par d’anciens membres de Lydia et de Bears & Bright Lights, Gates vient du New Jersey et distille une musique pas des plus répandues sur son label Pure Noise Records. En effet, nulle trace de pop-punk ou de (post) hardcore à l’horizon mais un mélange d’indie-rock, de post-rock et d’emo (premier du nom) pour un Parallel Lives, second album du quintet, à l’atmosphère sereine plutôt envoutante.

Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis

C’est assez plaisant de recevoir une proposition de chronique pour un groupe ayant un nom assez énigmatique pour donner envie d’en rechercher la signification. Edinburgh Of The Seven Seas est donc le nom d’un village, l’unique village de l’île volcanique Tristan Da Cunha (qui fait partie de Sainte-Hélène). Voilà pour la petite minute culturelle et la découverte d’un territoire loin de tout, semblant aussi intriguant que fascinant.

Svalbard – One Day All This Will End

Dans le top de tête des jeunes groupes anglais ayant émergé ces dernières années, Svalbard donne enfin une suite à leur excellent EP Gone Tomorrow sorti il y a deux ans et à leurs trois titres parus sur le split avec Pariso. Cette suite s’appelle One Day All This Will End, soient huit nouveaux titres alliant puissance et rage avec une sensibilité faisant la différence.

We Lost The Sea – Departure Songs

Departure Songs, un titre tel un nouveau départ pour We Lost The Sea, groupe australien officiant jusqu’alors dans un post-metal déjà fortement immersif (sur Crimea en 2010 puis sur The Quietest Place On Earth en 2012), évoquant des influences telles qu’Isis. Trois ans plus tard, dont deux dédiées à l’écriture de ce troisième album, le groupe de Sydney signe son retour de la manière la plus étonnamment apaisée qui soit.

Arcane Roots – Heaven & Earth (EP)

Après un EP prometteur et un album transformant largement l’essai, les anglais d’Arcane Roots reviennent cette année (et l’année prochaine avec un album entier normalement) avec un EP appelé Heaven & Earth. Et c’est peu dire que je l’attendais personnellement de pied ferme cet EP.

Helios – Yume

Multi-instrumentiste ultra prolifique dans divers projets – Goldmund et Mint Julep (ce dernier dans lequel il officie avec sa compagne Hollie) – Keith Kennif est Helios, projet entre ambient et post-rock actif depuis 2004. Yume, son dernier album en date correspond parfaitement à son titre signifiant « rêve » en japonais, soient dix nouveaux titres parfaits pour laisser l’âme des auditeurs divaguer…