post-rock/math rock

Karamazov – Self-Control EP: 23:28

Karamazov, ce n’est pas un groupe de frères, ni de russes. C’est le nouveau projet d’un mec qui ne s’appelle pas Serge (aucun lien, fils unique) mais Luke Olson (qu’on suppose fan de Dostoïevski) qui est/était très actif au sein de la scène hardcore voire grindcore de Minneapolis avec ses groupes Blue Ox et Ambassador Gun (RIP). Seul aux commandes ici, le barbu a considérablement ouvert son champ d’action, avec notamment une inattendue mise en avant de ses inspirations electro.

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Polyphia – The Most Hated

Fondé en 2010, Polyphia est un groupe de metal progressif instrumental ayant gentiment « buzzé » sur youtube avec leur titre « Impassion » (issu de leur premier EP Inspire – 2013). Les quatre membres du groupe ont beau avoir la dégaine d’un boys band en puissance, ces derniers ont réussi à faire taire les médisants grâce à une technique irréprochable alliée à un sens de la mélodie des plus affiné, si bien qu’Equal Vision les a fait signer un deal, que des premières parties renommées leur ont été proposées (Between The Buried And Me, Periphery…) et que quelques guitaristes confirmés (venant de [...]

I/O – Anyone, Anywhere

Féru amateur de post-rock, j’ai pourtant un peu délaissé le style ces derniers temps, les quelques récentes sorties testées ne m’ayant guère enchanté. Puis revient I/O, discrète formation – de six musiciens (et de nombreux autres musiciens additionnels) d’origines différentes (USA, Australie et Thaïlande) mais rencontrés dans la région de Boston – restée silencieuse depuis Saudade, son brillant premier effort sorti en 2014.

Centuries Of Decay – S/T

Premier album pour Centuries Of Decay, jeune quartet originaire de Toronto amateur d’atmosphères progressivo-émotionnelles comme de moments plus rugueux. Un parti pris vérifiable d’emblée avec leur liste d’influences vraiment pas dégueulasse: Enslaved, Opeth, Gojira, Isis ou encore Strapping Young Lad, bref des références plutôt variées mais de qualité. Alors ça donne quoi une fois passé dans le blender Centuries Of Decay ?

City Of Caterpillar – Driving Spain Up A Wall EP

Si vous êtes un peu au courant de l’actualité autour du hardcore, vous n’êtes pas sans savoir que la triplette magique de la Virginie, Pg.99, Majority Rule et City Of Caterpillar, a décidé de renaître de ses cendres après 13 longues années de silence. En attendant une hypothétique tournée commune des deux premiers (plus si hypothétique puisque Majority Rule semble avoir validé une tournée européenne en fin d’année), City Of Caterpillar s’est déjà remis au turbin, ayant foulé nos terres (dont Paris) en début d’été et en livrant un nouvel EP.

Ostraca – Last

Mine de rien, la Virginie a été le berceau de pas mal de groupes cultes de la scène emo (violence)-screamo, Pg.99 et Majority Rule (tous deux vont d’ailleurs exceptionnellement se réunir très prochainement pour quelques concerts US, je suis dans ma jalousie) entre autres, ayant marqué le style de leur empreinte. Très certainement influencé par ces deux illustres groupes, le jeune trio Ostraca se réapproprie donc leur mélange, entre urgence, tension et émotions, dans ce nouvel EP.
Last démarre par un « Waiting For The Crash » entre deux eaux, une déferlante de cris rageurs d’abord (quelque peu contrebalancés par un peu [...]

The Tidal Sleep – Be Water

The Tidal Sleep est un groupe touchant, dans sa musique d’abord (toujours fortement émotionnelle), puis dans son discours, que ce soit en live ou sur leur page Bandcamp. Ces jeunes trentenaires, bossant tous à côté, papas pour la plupart, ne s’attendaient pas à recevoir un si bon accueil lors de leurs précédentes sorties, ni de rameuter autant de monde pour les voir en concert, du coup ils sont juste contents de jouer. Une modestie plaisante à voir, d’autant plus que leur « petit succès » est mérité.

Mutoid Man – War Moans

Avant de lire la suite si vous n’avez jamais entendu parler de Mutoid Man, je vous invite à faire un détour par la chronique du premier album, Bleeder, petite merveille sortie en 2015, et dont ce War Moans est donc la suite directe. Pas de grosse surprise globalement, on est clairement dans la continuité du précédent album, et on ne peut que s’en réjouir tant le savoir-faire du groupe semble complètement intact.