post-rock/math rock

Bonjour Tristesse – Your Ultimate Urban Nightmare

Bonjour Tristesse est un one-man band allemand, fan du best-seller de Françoise Sagan (on s’en doute), monté en 2008 par un certain Nathanael (ayant fait ses armes dans Agrypnie, Heretoir ou Thränenkind, qui a changé de nom l’an dernier en King Apathy). Le titre de l’album et son artwork en disent long sur son contenu: Your Ultimate Urban Nightmare traite donc du sentiment de dépression dans nos sociétés modernes industrielles, le tout sur fond de black metal.

deathandserenity. – S/T

deathandserenity. est de ces projets mystérieux qui constellent Bandcamp et Soundcloud. Quasiment pas d’info mis à part sa provenance (Chicago), le dénommé « J » pourrait bien être un étudiant composant/enregistrant tout dans sa chambre comme un musicien confirmé souhaitant se faire plaisir à côté de son groupe. Après recherche, la réponse est la seconde option puisqu’il s’agit du guitariste de Portals, groupe de death du coin. En tous cas, le gaillard bénéficie pour son premier EP d’un son donnant l’impression de sortir d’un studio pro, de quoi idéalement servir trois compos d’un post-black metal très bien foutu.

Infant Island – S/T

Etre novateur en matière de screamo est souvent une rude affaire pour les groupes du genre. Tout ou presque semble avoir été fait par les cadors des années 90, mais une jeune génération  (basée essentiellement en Virginie, comme Ostraca par exemple) se réapproprie ces influences et parvient parfois à redistribuer les cartes, Infant Island pourrait bien devenir un grand nom à suivre avec un premier album de cet acabit.

El Ten Eleven – Banker’s Hill

Fondé à Los Angeles en 2002, El Ten Eleven est un duo composé de Kristian Dunn (guitare, basse) et de Tim Fogarty (batterie) délivrant une musique aux confluents du post-rock, du math rock mais aussi de l’electro et de l’expérimental. Entièrement instrumentale, la musique du duo vaut pour son dispositif: l’utilisation par Dunn de guitares/basses double-manche afin de pouvoir s’occuper des deux instruments en même temps en live, tandis que son acolyte maîtrise autant la batterie électronique que la « classique ». Banker’s Hill est la dixième sortie du groupe s’étant forgé son propre style…

Night Verses – From the Gallery of Sleep

Après avoir chroniqué un album de sludge alors que je n’aime pas le sludge, me voici à chroniquer un album instrumental alors que je n’ai que très peu de sympathie pour ce type d’albums en général. Une fois de plus Night Verses va se révéler l’exception qui va confirmer la règle, et ce avec une classe incroyable.

VLMV – Stranded, Not Lost

Autrefois nommé Alma, le groupe britannique connait un second souffle en stylisant son patronyme en VLMV (mais je présume qu’on gardera la prononciation initiale). Fondé notamment par un membre de Codes In The Clouds (Ciaran Moharan), le duo londonien (complété par le songwriter Pete Lambrou) livre un nouvel album où le post-rock se veut axé sur les atmosphères, tantôt ambient, tantôt plus shoegaze, toujours avec cette touche classique moderne avec son piano, souvent sensiblement proche d’un Radiohead voire d’un Sigur Ros quand le chant tout en fragilité s’ajoute au paysage.

Maeth – Whaling Village

Dans le genre découverte-inattendue-devenant-un-album-qu’on-pourrait-écouter-en-boucle, voici Maeth, groupe du Minnesota actif depuis 2011 et déjà auteur de trois albums avant ce Whaling Village. Majoritairement instrumental, le groupe réalise un mélange de genres à tendances progressives, du rock au doom en passant par le post-rock (et même un chouia de black metal et de stoner). Tout ça fait beaucoup mais le quintet a le chic pour sonner personnel et cohérent.

Møl – JORD

Comme un paquet de courants musicaux un brin novateurs, le post-black metal aussi connu sous le nom de blackgaze voit aujourd’hui de très nombreux groupes s’attaquer à ce style popularisé suite au succès de Deafheaven et son Sunbather. Møl vient du Danemark et aurait pu être un énième groupe du genre étant donné qu’il utilise les mêmes arguments que beaucoup de ses congénères, sauf que le quintet d’Aarhus parvient à imposer sa propre vision du style et à marquer l’esprit.