post-rock/math rock

Rosetta – Utopioid

Apparu il y a presque quinze ans alors que le postcore était trusté par des groupes comme Cult Of Luna ou Isis, Rosetta a choisi d’évoluer sans pour autant perdre son identité sur ce sixième album. Autoproduit depuis 2013, c’est un peu à cette période que j’ai laissé le groupe de côté, pas complètement convaincu par le virage plus doux sur The Anaesthete de la bande à Mike Armine. Un côté toujours d’actualité sur Utopioid ?

Save Us From The Archon – Melancholia

Déjà trois ans que j’ai chroniqué Thereafter, excellent album de Save Us From The Archon, suprenants mathcoreux mélodiques instrumentaux, et en trois ans le groupe ne s’est pas reposé sur ses lauriers, loin de là. En effet, pas moins de quatre albums ont vu le jour (ok dont une réédition et une captation de leur live chez Audiotree, excellente radio dont vous pouvez trouver des vidéos sur youtube) depuis, les quatre gaillards étant décidés à faire les choses aussi vite que leur musique !

Nesseria – Cette érosion de nous-mêmes

2017 est une année charnière pour Nesseria, le groupe orléanais actif depuis 2003 a récemment bouleversé son line-up en accueillant en ses rangs un nouveau vocaliste. Un changement d’effectif qui aura une énorme répercussion dans Cette érosion de nous-mêmes, leur troisième album long-format qui creuse un fossé de taille avec les albums précédents…

Karamazov – Self-Control EP: 23:28

Karamazov, ce n’est pas un groupe de frères, ni de russes. C’est le nouveau projet d’un mec qui ne s’appelle pas Serge (aucun lien, fils unique) mais Luke Olson (qu’on suppose fan de Dostoïevski) qui est/était très actif au sein de la scène hardcore voire grindcore de Minneapolis avec ses groupes Blue Ox et Ambassador Gun (RIP). Seul aux commandes ici, le barbu a considérablement ouvert son champ d’action, avec notamment une inattendue mise en avant de ses inspirations electro.

Arcane Roots – Melancholia Hymns

Le voilà enfin. Tout simplement l’album de rock que j’attendais le plus cette année. Maintenant que Biffy Clyro se sont compromis l’année dernière avec un Ellipsis bas de gamme (mais gardons tout de même espoir pour la suite, tout n’est peut-être pas encore perdu),  je misais tout cette année sur Arcane Roots pour sauver le rock britannique, et donc pour (a minima) ne pas me décevoir avec cette nouvelle rondelle. Un album tout en contrastes qu’il va falloir apprivoiser à force d’écoutes, comme nous allons le voir ensemble.

Polyphia – The Most Hated

Fondé en 2010, Polyphia est un groupe de metal progressif instrumental ayant gentiment « buzzé » sur youtube avec leur titre « Impassion » (issu de leur premier EP Inspire – 2013). Les quatre membres du groupe ont beau avoir la dégaine d’un boys band en puissance, ces derniers ont réussi à faire taire les médisants grâce à une technique irréprochable alliée à un sens de la mélodie des plus affiné, si bien qu’Equal Vision les a fait signer un deal, que des premières parties renommées leur ont été proposées (Between The Buried And Me, Periphery…) et que quelques guitaristes confirmés (venant de [...]

I/O – Anyone, Anywhere

Féru amateur de post-rock, j’ai pourtant un peu délaissé le style ces derniers temps, les quelques récentes sorties testées ne m’ayant guère enchanté. Puis revient I/O, discrète formation – de six musiciens (et de nombreux autres musiciens additionnels) d’origines différentes (USA, Australie et Thaïlande) mais rencontrés dans la région de Boston – restée silencieuse depuis Saudade, son brillant premier effort sorti en 2014.

Centuries Of Decay – S/T

Premier album pour Centuries Of Decay, jeune quartet originaire de Toronto amateur d’atmosphères progressivo-émotionnelles comme de moments plus rugueux. Un parti pris vérifiable d’emblée avec leur liste d’influences vraiment pas dégueulasse: Enslaved, Opeth, Gojira, Isis ou encore Strapping Young Lad, bref des références plutôt variées mais de qualité. Alors ça donne quoi une fois passé dans le blender Centuries Of Decay ?

City Of Caterpillar – Driving Spain Up A Wall EP

Si vous êtes un peu au courant de l’actualité autour du hardcore, vous n’êtes pas sans savoir que la triplette magique de la Virginie, Pg.99, Majority Rule et City Of Caterpillar, a décidé de renaître de ses cendres après 13 longues années de silence. En attendant une hypothétique tournée commune des deux premiers (plus si hypothétique puisque Majority Rule semble avoir validé une tournée européenne en fin d’année), City Of Caterpillar s’est déjà remis au turbin, ayant foulé nos terres (dont Paris) en début d’été et en livrant un nouvel EP.