post-punk/coldwave

Ceremony – The L-Shaped Man

Ceremony est un groupe qui a de la bouteille, ayant franchi le cap des dix ans d’existence l’an dernier. Auteur à ses débuts de monuments de punk-hardcore tendance quasi powerviolence (le fabuleux Violence Violence), le groupe californien va peu à peu s’assagir et faire disparaitre toute trace de ses origines hardcore. Ce qui est plus que jamais le cas sur The L-Shaped Man, second album sorti chez Matador, sonnant tel un hommage au post-punk premier du nom.

Turnover – Peripheral Vision

A l’instar de Title Fight, de nombreux groupes estampillés « pop-punk » prennent ces derniers temps le parti de se tourner vers des sonorités plus nostalgiques, Turnover est de ceux-là. Entre indie, emo et post-punk (le pouvoir au delay !), Peripheral Vision suit une voie assez inattendue.

Dead – Transmissions / Verse

Dead est un groupe rennais, qui a sorti deux EP, Transmissions et Verse, que l’on trouve regroupés sur cette sortie estampillée Cold Dark Matter Records. Si je reste dubitatif sur le choix de la cassette comme support exclusif (avec le numérique bien sûr) choisi pour la diffusion de cet « album », il faut croire qu’il y a un public pour ce type d’objets. Et cela ne doit pas occulter la musique du groupe qui est très intéressante et vaut bien qu’on s’y arrête quelques instants.

Macerie – S/T

Ils débarquent de nulle part et ont emmené avec eux l’apocalypse. Voilà le genre de constat que l’on peut faire à l’écoute du premier EP de Macerie, jeune groupe en provenance de la belle ville de Florence en réalité. Ces quatre gaillards nous offrent avec ce premier EP un déluge de violence sonique en quatre titres fleurant bon l’hostilité au genre humain.

Title Fight – Hyperview

S’il y a des reproches que l’on fait parfois à des groupes, c’est le fait d’avoir trouvé leur recette, un créneau dans lequel ils se sentent à l’aise au point de nous resservir le même genre d’album à chaque sortie. Zéro prise de risque, on sait à quoi s’attendre et un tel parti pris est plus que compréhensible. Il y a pourtant des groupes qui n’ont pas envie d’éternellement rester cantonné à un style et qui évoluent d’albums en albums, Title Fight est de ceux-là.

Caïna – Setter Of The Unseen Snares

Déjà un sixième (véritable) album pour Caïna, projet solo de l’anglais Andrew Curtis-Brignell qui ne compte plus les splits et EPs. Une multiplication des sorties qui a vu cet insatiable touche-à-tout partir vers des contrées de plus en plus radicales au fil des sorties. Parti d’un post-rock « à sa manière » (Temporary Antennae, 2008) puis passant par différentes expérimentations, notre gaillard a évolué vers une agressivité d’un black metal plus roots et direct.

Xerxes – Collision Blonde

Plutôt discret dans le paysage hardcore ricain, Xerxes sort pourtant des albums (ou EPs/singles) à un rythme régulier (au moins un par an) depuis ses débuts en 2010. Sorti en octobre 2014 chez No Sleep Records, Collision Blonde, le second long format du groupe (après Our Home Is A Deathbed, 2012), confirme l’attrait du combo de Louisville, Kentucky, pour les sonorités post-punk.

Jessica93 – Rise

D’abord il y a cette pochette au pouvoir hilarant certain, et qui agira pour certains d’entre nous comme un déclencheur d’achat compulsif…
Pour le reste en ce qui me concerne, l’inoculation du virus Jessica93 a pris un certain temps. Découvert avec Who Cares sorti l’an passé, je n’ai d’abord ressenti que lassitude et force bâillements à l’écoute de ces titres répétitifs, lancinants jusqu’à l’endormissement. Et pourtant, mystère de l’inconscient, allez savoir pourquoi, je le ressors régulièrement depuis, et je ressens maintenant une attraction irresistible pour l’ambiance urbaine et dépressive distillée par le poison de Jess93. L’album a fini par se faire même une bonne [...]

Dope Body – Lifer

Mazette, la belle torgnole… Combo noisy originaire de Baltimore et formé en 2008, le groupe a déjà sorti 4 albums avant de nous livrer cette année ce Lifer à la pochette plutôt sobre et directe, qui ne donne aucun indice sur son contenu. Les américains avaient déjà séduit en 2012 avec leur Natural History et remettent donc le couvert en modifiant quelque peu la recette qui a fait leur succès tout en se fondant toujours sur les même bases : noise, punk, avec des grosses déflagrations de guitares.

Ritual Howls – Turkish Leather

Ritual Howls est un trio originaire de Detroit qui propose un melting pot d’influences tout à fait savoureuses et habilement assimilées.
Proposant 8 titres sombres, incantatoires, le groupe donne dans un post-punk à synthé avec une boite à rythmes qui donne la cadence (majoritairement mid-tempo) tandis que la basse vrombissante de Ben Saginaw, élément essentiel du dispositif, se cale en arrière-plan et qu’une guitare cristalline rappelle par moments un the XX décharné (flagrant sur l’excellent « Helm ») voire un True Widow pour ses accents americana (« The Taste of You »).